Connect with us

Magazine

Amarillo Slim en couv’ du Poker52 de décembre

Published

on

Une expression revient souvent autour de la table de poker, même de façon implicite : rien de personnel. C’est l’apanage d’un jeu froid, détaché des contingences matérielles, sans aucune donnée égotique ; un jeu idéal, sûrement, mais souvent mis à mal par les émotions, l’historique des affrontements avec ses adversaires, sa forme et sa psyché du moment. Revenir au personnel, dans les duels de poker, c’est prêter le anc à des leaks qui peuvent coûter cher.
Cela fait des décennies qu’on se chambre entre adversaires, qu’on s’insulte plus ou moins modérément – sans que l’on sache vraiment si cela fait partie du jeu ou si c’est dépasser les limites de la correction – pour le plaisir parfois modéré des spectateurs qui ont ni par se lasser.

Les tréfonds des réseaux sociaux ont tendance à encore trouver un soupçon d’excitation à ce genre de défis vulgaires qui reposent sur une supposée masculinité triomphante : le joueur « posera-t-il ses couilles », comme le font remarquer une horde d’anonymes excités par le goût du sang ? Et quand c’est une femme qui lance un bluff, on ne fait que changer l’organe à poser. Comme si bluffer ou payer demandait un courage physiologique animal dont on ne saurait trop pourquoi il serait supérieur à l’intelligence d’une décision.

C’est, en substance, ce qui a animé mollement les débats de Roger Hairabedian qui défie à tout va quelques joueurs online plus ou moins oubliés du poker hexagonal. En cet automne, cela aura été Adrien Guyon, un ancien joueur sponsorisé reconverti en coach, que l’on aura aiguillonné via quelques milliers de messages et vidéos postés de façon maniaque. Tout cela pour dix heads-up à 1 000 €, en live. Un non-événement qui ne donne pas spécialement une image constructive de ce que devrait être le poker de tournoi et d’une communauté française en quête d’exploits.

Disponible maintenant en kiosque !

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Magazine

Paul Guichard en couv’ du Poker52 de juin

Published

on

By

Tout prend du temps, infiniment de temps. Les clubs de jeu que l’on annonçait fièrement ouverts dès 2018 semblent être sans cesse repoussés aux calendes grecques. La faute à la police des Courses & Jeux ? Pas vrai- ment… Ce sont surtout des difficultés administratives propres à l’inauguration d’établissements

ouverts au public qui sont en jeu : nombre de sorties de secours, accès handicapé, largeur de l’escalier d’entrée, sas de sécurité, etc. Bref, les équipes sont toutes prêtes, recrutées et même formées, mais c’est du côté des autorisations administratives que tout bloque.

L’attente, cependant, aura assurément valu le coup, puisqu’en quelques mois ce seront plusieurs établissements qui verront le jour, avec en priorité le « 104 », le fleuron du groupe Barrière logé au 104, avenue des Champs-Élysées, en lieu et place du défunt Aviation Club de France. Un positionnement idéal, des capacités hôtelières luxueuses (l’hôtel Fouquet’s, en face) et des équipes excellentes à la tête de l’établissement : Éric Michelet, directeur général, accompagné d’une directrice des jeux que tout le monde connaît et apprécie, Lucille Denos. L’ouverture de ce club est la plus attendue par tous les joueurs de la capitale, ainsi que les gamblers étrangers qui visitent Paris. Qui sait si les grandes compétitions telles que les WPT ou WSOPE reviendront bientôt sur les Champs-Élysées…

En attendant, puisque l’on continue de ronger son frein, on regardera du côté de Las Vegas et de ses WSOP, cinquantièmes du nom, elles aussi exceptionnelles en tout point. Que fera le contingent français cette année ? Notre ami et chroniqueur Benjo a en tout cas déjà pris ses paris…

Disponible maintenant en kiosque !

Continue Reading

Magazine

WSOP Las Vegas en couv’ du Poker52 de mai

Published

on

By

Un demi-siècle déjà que les World Series ont définitivement transformé le visage du poker de compétition. Commencées, au départ, comme une simple réunion de sharks de tripots texans et de casinos (plus ou moins truqués) de Las Vegas, ces World Series ne sont pas restées longtemps un simple vote à main levée censé désigner le « meilleur d’entre nous ». Ce qui n’était au départ qu’une idée tronquée, voire viciée, est vite devenu une compétition dont l’intégrité n’a jamais été remise en cause pendant toutes ces décennies.

On aura beau faire, rien ne remplacera le Main Event des WSOP ou le bracelet décroché lors d’un de ses autres tournois phares, comme le Players Championship à 50 000 $ ou les Championships à 10 000 $. On se souviendra longtemps, ici, de la joie folle d’un Fabrice Soulier lorsqu’il décrocha en n son premier bracelet WSOP dans un H.O.R.S.E. à 10 000 $, ou de l’émotion folle des finalistes français du Main Event, Benjamin Pollak ou Antoine Saout en tête. C’est pour de tels moments que les joueurs et toute la caravane qui les suit – journalistes, couvreurs, famille, amis ou fans – continuent à affluer inexorablement vers cette drôle d’oasis qui assèche, cet îlot de néons et de strass clinquant qui illumine, chaque nuit, le grand désert du Mojave. Tous s’y perdront un jour ou l’autre, certains – une poignée, par le talent, la chance, la persévérance ou l’inconscience – goûteront une fois à cette joie folle de la victoire aux sommes absurdes. Et la plupart disparaîtront comme ils sont venus : pleins de rêves et les poches vides.

Disponible maintenant en kiosque !

Continue Reading

Magazine

Unibet change sa poker face en couv’ du Poker52 de avril

Published

on

By

C’est donc cet été que tout va bouger à Paris, en pleine torpeur estivale : les clubs vont fleurir autour du fameux « triangle d’or », cette accumulation de rues « monopolyesques » du 8e et du 16e arrondissement. Pourquoi pas ailleurs ? À part le Club Montmartre (ex-Clichy), aucun autre quartier de Paris ne semble attirer les casinotiers et autres opérateurs… Pourtant, cela fait longtemps que l’Ouest parisien n’est pas obligatoirement le plus attractif pour la nouvelle génération de touristes qui préfèrent le calme et la sécurité de Saint-Germain-des-Prés, nouvel eldorado des riches Américains, ou les petites rues du Marais, quartier le plus cher de la capitale, voire de l’ancien Sentier.

Cette concentration est historique, et il faut croire que le changement de législation n’aura pas changé la façon d’envisager géographiquement l’offre du jeu à Paris. Cette densité a un intérêt : les joueurs sauront où se retrouver et il sera facile de passer d’un club à l’autre, selon les tables ouvertes. Mais cela induit aussi que l’offre est dirigée vers des typologies de joueurs qui n’auront peut-être pas énormément évolué. Le point positif, par contre, c’est que le poker sera au cœur du projet de nombreux clubs, avec des différences sur l’offre cash-game et tournoi, au gré des divers établissements. Plus que trois mois à attendre : on a vraiment hâte de voir tout cela se concrétiser !

Disponible maintenant en kiosque !

Continue Reading
Advertisement

Buzz

POKER52 Magazine - Copyright © 2018 Game Prod. Design by Gotham Nerds.