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Amarillo Slim en couv’ du Poker52 de décembre

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Une expression revient souvent autour de la table de poker, même de façon implicite : rien de personnel. C’est l’apanage d’un jeu froid, détaché des contingences matérielles, sans aucune donnée égotique ; un jeu idéal, sûrement, mais souvent mis à mal par les émotions, l’historique des affrontements avec ses adversaires, sa forme et sa psyché du moment. Revenir au personnel, dans les duels de poker, c’est prêter le anc à des leaks qui peuvent coûter cher.
Cela fait des décennies qu’on se chambre entre adversaires, qu’on s’insulte plus ou moins modérément – sans que l’on sache vraiment si cela fait partie du jeu ou si c’est dépasser les limites de la correction – pour le plaisir parfois modéré des spectateurs qui ont ni par se lasser.

Les tréfonds des réseaux sociaux ont tendance à encore trouver un soupçon d’excitation à ce genre de défis vulgaires qui reposent sur une supposée masculinité triomphante : le joueur « posera-t-il ses couilles », comme le font remarquer une horde d’anonymes excités par le goût du sang ? Et quand c’est une femme qui lance un bluff, on ne fait que changer l’organe à poser. Comme si bluffer ou payer demandait un courage physiologique animal dont on ne saurait trop pourquoi il serait supérieur à l’intelligence d’une décision.

C’est, en substance, ce qui a animé mollement les débats de Roger Hairabedian qui défie à tout va quelques joueurs online plus ou moins oubliés du poker hexagonal. En cet automne, cela aura été Adrien Guyon, un ancien joueur sponsorisé reconverti en coach, que l’on aura aiguillonné via quelques milliers de messages et vidéos postés de façon maniaque. Tout cela pour dix heads-up à 1 000 €, en live. Un non-événement qui ne donne pas spécialement une image constructive de ce que devrait être le poker de tournoi et d’une communauté française en quête d’exploits.

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WSOP Las Vegas en couv’ du Poker52 de mai

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Un demi-siècle déjà que les World Series ont définitivement transformé le visage du poker de compétition. Commencées, au départ, comme une simple réunion de sharks de tripots texans et de casinos (plus ou moins truqués) de Las Vegas, ces World Series ne sont pas restées longtemps un simple vote à main levée censé désigner le « meilleur d’entre nous ». Ce qui n’était au départ qu’une idée tronquée, voire viciée, est vite devenu une compétition dont l’intégrité n’a jamais été remise en cause pendant toutes ces décennies.

On aura beau faire, rien ne remplacera le Main Event des WSOP ou le bracelet décroché lors d’un de ses autres tournois phares, comme le Players Championship à 50 000 $ ou les Championships à 10 000 $. On se souviendra longtemps, ici, de la joie folle d’un Fabrice Soulier lorsqu’il décrocha en n son premier bracelet WSOP dans un H.O.R.S.E. à 10 000 $, ou de l’émotion folle des finalistes français du Main Event, Benjamin Pollak ou Antoine Saout en tête. C’est pour de tels moments que les joueurs et toute la caravane qui les suit – journalistes, couvreurs, famille, amis ou fans – continuent à affluer inexorablement vers cette drôle d’oasis qui assèche, cet îlot de néons et de strass clinquant qui illumine, chaque nuit, le grand désert du Mojave. Tous s’y perdront un jour ou l’autre, certains – une poignée, par le talent, la chance, la persévérance ou l’inconscience – goûteront une fois à cette joie folle de la victoire aux sommes absurdes. Et la plupart disparaîtront comme ils sont venus : pleins de rêves et les poches vides.

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Unibet change sa poker face en couv’ du Poker52 de avril

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C’est donc cet été que tout va bouger à Paris, en pleine torpeur estivale : les clubs vont fleurir autour du fameux « triangle d’or », cette accumulation de rues « monopolyesques » du 8e et du 16e arrondissement. Pourquoi pas ailleurs ? À part le Club Montmartre (ex-Clichy), aucun autre quartier de Paris ne semble attirer les casinotiers et autres opérateurs… Pourtant, cela fait longtemps que l’Ouest parisien n’est pas obligatoirement le plus attractif pour la nouvelle génération de touristes qui préfèrent le calme et la sécurité de Saint-Germain-des-Prés, nouvel eldorado des riches Américains, ou les petites rues du Marais, quartier le plus cher de la capitale, voire de l’ancien Sentier.

Cette concentration est historique, et il faut croire que le changement de législation n’aura pas changé la façon d’envisager géographiquement l’offre du jeu à Paris. Cette densité a un intérêt : les joueurs sauront où se retrouver et il sera facile de passer d’un club à l’autre, selon les tables ouvertes. Mais cela induit aussi que l’offre est dirigée vers des typologies de joueurs qui n’auront peut-être pas énormément évolué. Le point positif, par contre, c’est que le poker sera au cœur du projet de nombreux clubs, avec des différences sur l’offre cash-game et tournoi, au gré des divers établissements. Plus que trois mois à attendre : on a vraiment hâte de voir tout cela se concrétiser !

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Michel Abécassis en couv’ du Poker52 de mars

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Le printemps arrive à grands pas, et on a beau regarder autour de soi : aucun club de poker encore ouvert. Que se passe-t-il donc pour que tous ces beaux projets parisiens semblent si compliqués à ouvrir ? Que cela soit le Circus Club, l’Impérial, le 104 ou même le Clichy-Montmartre, les dates de (ré)ouverture sont sans cesse repoussées pour des soucis administratifs divers. Pendant ce temps, le seul club ouvert fait bien sûr salle comble, preuve que la demande est bien réelle et que le marché est bien trop privé de concurrence. Pourtant, ce n’est pas la volonté des propriétaires qui est à remettre en cause, bien au contraire : les équipes sont prêtes, les agréments donnés ou en cours. Non, ce qui achoppe, ce sont plutôt des soucis administratifs assez basiques qui bloquent toute ouverture au public.

Pendant ce temps, les tournois, eux, fleurissent, et battent à chaque occasion tous les records de fréquentation. Que ce soient les tournois low-stakes d’Apo dans les casinos locaux, le tout nouveau France Poker Festival, mais aussi les WPTDS, les BPT, les WSOPC, les UDSO ou les Sismix de Winamax, cela se joue quasiment à chaque fois à guichets fermés, tant la ferveur est grande. On veut jouer au poker, comme un loisir désormais accessible à tous, sans avoir à débourser les sommes folles des années fric où les buy-in frisaient les 10 000 € en moyenne. Désormais, il y a le poker de proximité (avec des buy-in allant d’une centaine d’euros à un millier d’euros) et celui qui passe à la télévision et que l’on regarde encore avec émerveillement, avec ses joueurs stars qui manient des millions à chaque fois qu’ils font tapis. Deux salles, deux ambiances.

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