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Leon Tsoukernik en couv’ du Poker52 d’octobre

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Triste décision que celle de la justice ayant mis un terme, au moins provisoire, à la grande aventure du WiPT, cette grand- messe gratuite du poker amateur qui a permis à beaucoup de joueurs sans tellement de budget de goûter aux conditions du live dans de belles salles locales, et de se quali er, parfois, pour un tournoi avec croupier et personnel pour la nale parisienne. Ce genre d’initiative, issu du poker associatif et des nombreux clubs qui peuplent parfois de toutes petites villes, a offert à plusieurs générations de belles opportunités d’en n pratiquer leur loisir dans des conditions inédites jusque-là…

La loi bouge peu, et c’est aux acteurs de ce métier de s’adapter, d’interpréter et de prendre des risques, quitte à parfois devoir faire marche arrière. De leur côté, des gens comme Apo Chantzis œuvrent dans la même direction, avec un maillage de casinos locaux, et des succès de fréquentation sans cesse renouvelés. Impressionnants chiffres de elds à La Grande-Motte ou ailleurs et, là encore, la véritable essence du poker low-stakes ou mid- stakes, celui de l’esprit de camaraderie et de la passion du jeu comme lien social. À des milliers de kilomètres, au Japon où nous étions pour le lancement de la deuxième édition de son World Poker Tour, on retrouve la même ferveur universelle : trois cents joueurs venus de tout le Japon pour disputer une étape très abordable de la fameuse marque WPT, dans un pays qui n’a aucun casino ni cercle de jeu véritablement légal. Là encore, la loi doit être interprétée, aménagée, pour pouvoir assouvir la passion des amoureux du poker.

Les mois qui viennent vont être déterminants pour le poker à Paris : que va devenir le dernier « cercle » à l’ancienne, le Clichy- Montmartre ? Que vont proposer les nouveaux « clubs » de jeu parisiens, tels que celui ouvert par Barrière dans les locaux de l’ancien Aviation Club de France, ou les autres projets tous logés, peu ou prou, dans le 8e ou le 16e arrondissement parisien ? Le marché évolue, rien n’est encore joué.

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WSOP Las Vegas en couv’ du Poker52 de mai

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Un demi-siècle déjà que les World Series ont définitivement transformé le visage du poker de compétition. Commencées, au départ, comme une simple réunion de sharks de tripots texans et de casinos (plus ou moins truqués) de Las Vegas, ces World Series ne sont pas restées longtemps un simple vote à main levée censé désigner le « meilleur d’entre nous ». Ce qui n’était au départ qu’une idée tronquée, voire viciée, est vite devenu une compétition dont l’intégrité n’a jamais été remise en cause pendant toutes ces décennies.

On aura beau faire, rien ne remplacera le Main Event des WSOP ou le bracelet décroché lors d’un de ses autres tournois phares, comme le Players Championship à 50 000 $ ou les Championships à 10 000 $. On se souviendra longtemps, ici, de la joie folle d’un Fabrice Soulier lorsqu’il décrocha en n son premier bracelet WSOP dans un H.O.R.S.E. à 10 000 $, ou de l’émotion folle des finalistes français du Main Event, Benjamin Pollak ou Antoine Saout en tête. C’est pour de tels moments que les joueurs et toute la caravane qui les suit – journalistes, couvreurs, famille, amis ou fans – continuent à affluer inexorablement vers cette drôle d’oasis qui assèche, cet îlot de néons et de strass clinquant qui illumine, chaque nuit, le grand désert du Mojave. Tous s’y perdront un jour ou l’autre, certains – une poignée, par le talent, la chance, la persévérance ou l’inconscience – goûteront une fois à cette joie folle de la victoire aux sommes absurdes. Et la plupart disparaîtront comme ils sont venus : pleins de rêves et les poches vides.

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Unibet change sa poker face en couv’ du Poker52 de avril

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C’est donc cet été que tout va bouger à Paris, en pleine torpeur estivale : les clubs vont fleurir autour du fameux « triangle d’or », cette accumulation de rues « monopolyesques » du 8e et du 16e arrondissement. Pourquoi pas ailleurs ? À part le Club Montmartre (ex-Clichy), aucun autre quartier de Paris ne semble attirer les casinotiers et autres opérateurs… Pourtant, cela fait longtemps que l’Ouest parisien n’est pas obligatoirement le plus attractif pour la nouvelle génération de touristes qui préfèrent le calme et la sécurité de Saint-Germain-des-Prés, nouvel eldorado des riches Américains, ou les petites rues du Marais, quartier le plus cher de la capitale, voire de l’ancien Sentier.

Cette concentration est historique, et il faut croire que le changement de législation n’aura pas changé la façon d’envisager géographiquement l’offre du jeu à Paris. Cette densité a un intérêt : les joueurs sauront où se retrouver et il sera facile de passer d’un club à l’autre, selon les tables ouvertes. Mais cela induit aussi que l’offre est dirigée vers des typologies de joueurs qui n’auront peut-être pas énormément évolué. Le point positif, par contre, c’est que le poker sera au cœur du projet de nombreux clubs, avec des différences sur l’offre cash-game et tournoi, au gré des divers établissements. Plus que trois mois à attendre : on a vraiment hâte de voir tout cela se concrétiser !

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Michel Abécassis en couv’ du Poker52 de mars

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Le printemps arrive à grands pas, et on a beau regarder autour de soi : aucun club de poker encore ouvert. Que se passe-t-il donc pour que tous ces beaux projets parisiens semblent si compliqués à ouvrir ? Que cela soit le Circus Club, l’Impérial, le 104 ou même le Clichy-Montmartre, les dates de (ré)ouverture sont sans cesse repoussées pour des soucis administratifs divers. Pendant ce temps, le seul club ouvert fait bien sûr salle comble, preuve que la demande est bien réelle et que le marché est bien trop privé de concurrence. Pourtant, ce n’est pas la volonté des propriétaires qui est à remettre en cause, bien au contraire : les équipes sont prêtes, les agréments donnés ou en cours. Non, ce qui achoppe, ce sont plutôt des soucis administratifs assez basiques qui bloquent toute ouverture au public.

Pendant ce temps, les tournois, eux, fleurissent, et battent à chaque occasion tous les records de fréquentation. Que ce soient les tournois low-stakes d’Apo dans les casinos locaux, le tout nouveau France Poker Festival, mais aussi les WPTDS, les BPT, les WSOPC, les UDSO ou les Sismix de Winamax, cela se joue quasiment à chaque fois à guichets fermés, tant la ferveur est grande. On veut jouer au poker, comme un loisir désormais accessible à tous, sans avoir à débourser les sommes folles des années fric où les buy-in frisaient les 10 000 € en moyenne. Désormais, il y a le poker de proximité (avec des buy-in allant d’une centaine d’euros à un millier d’euros) et celui qui passe à la télévision et que l’on regarde encore avec émerveillement, avec ses joueurs stars qui manient des millions à chaque fois qu’ils font tapis. Deux salles, deux ambiances.

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