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Michel Abécassis en couv’ du Poker52 de mars

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Le printemps arrive à grands pas, et on a beau regarder autour de soi : aucun club de poker encore ouvert. Que se passe-t-il donc pour que tous ces beaux projets parisiens semblent si compliqués à ouvrir ? Que cela soit le Circus Club, l’Impérial, le 104 ou même le Clichy-Montmartre, les dates de (ré)ouverture sont sans cesse repoussées pour des soucis administratifs divers. Pendant ce temps, le seul club ouvert fait bien sûr salle comble, preuve que la demande est bien réelle et que le marché est bien trop privé de concurrence. Pourtant, ce n’est pas la volonté des propriétaires qui est à remettre en cause, bien au contraire : les équipes sont prêtes, les agréments donnés ou en cours. Non, ce qui achoppe, ce sont plutôt des soucis administratifs assez basiques qui bloquent toute ouverture au public.

Pendant ce temps, les tournois, eux, fleurissent, et battent à chaque occasion tous les records de fréquentation. Que ce soient les tournois low-stakes d’Apo dans les casinos locaux, le tout nouveau France Poker Festival, mais aussi les WPTDS, les BPT, les WSOPC, les UDSO ou les Sismix de Winamax, cela se joue quasiment à chaque fois à guichets fermés, tant la ferveur est grande. On veut jouer au poker, comme un loisir désormais accessible à tous, sans avoir à débourser les sommes folles des années fric où les buy-in frisaient les 10 000 € en moyenne. Désormais, il y a le poker de proximité (avec des buy-in allant d’une centaine d’euros à un millier d’euros) et celui qui passe à la télévision et que l’on regarde encore avec émerveillement, avec ses joueurs stars qui manient des millions à chaque fois qu’ils font tapis. Deux salles, deux ambiances.

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Paul Guichard en couv’ du Poker52 de juin

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Tout prend du temps, infiniment de temps. Les clubs de jeu que l’on annonçait fièrement ouverts dès 2018 semblent être sans cesse repoussés aux calendes grecques. La faute à la police des Courses & Jeux ? Pas vrai- ment… Ce sont surtout des difficultés administratives propres à l’inauguration d’établissements

ouverts au public qui sont en jeu : nombre de sorties de secours, accès handicapé, largeur de l’escalier d’entrée, sas de sécurité, etc. Bref, les équipes sont toutes prêtes, recrutées et même formées, mais c’est du côté des autorisations administratives que tout bloque.

L’attente, cependant, aura assurément valu le coup, puisqu’en quelques mois ce seront plusieurs établissements qui verront le jour, avec en priorité le « 104 », le fleuron du groupe Barrière logé au 104, avenue des Champs-Élysées, en lieu et place du défunt Aviation Club de France. Un positionnement idéal, des capacités hôtelières luxueuses (l’hôtel Fouquet’s, en face) et des équipes excellentes à la tête de l’établissement : Éric Michelet, directeur général, accompagné d’une directrice des jeux que tout le monde connaît et apprécie, Lucille Denos. L’ouverture de ce club est la plus attendue par tous les joueurs de la capitale, ainsi que les gamblers étrangers qui visitent Paris. Qui sait si les grandes compétitions telles que les WPT ou WSOPE reviendront bientôt sur les Champs-Élysées…

En attendant, puisque l’on continue de ronger son frein, on regardera du côté de Las Vegas et de ses WSOP, cinquantièmes du nom, elles aussi exceptionnelles en tout point. Que fera le contingent français cette année ? Notre ami et chroniqueur Benjo a en tout cas déjà pris ses paris…

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WSOP Las Vegas en couv’ du Poker52 de mai

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Un demi-siècle déjà que les World Series ont définitivement transformé le visage du poker de compétition. Commencées, au départ, comme une simple réunion de sharks de tripots texans et de casinos (plus ou moins truqués) de Las Vegas, ces World Series ne sont pas restées longtemps un simple vote à main levée censé désigner le « meilleur d’entre nous ». Ce qui n’était au départ qu’une idée tronquée, voire viciée, est vite devenu une compétition dont l’intégrité n’a jamais été remise en cause pendant toutes ces décennies.

On aura beau faire, rien ne remplacera le Main Event des WSOP ou le bracelet décroché lors d’un de ses autres tournois phares, comme le Players Championship à 50 000 $ ou les Championships à 10 000 $. On se souviendra longtemps, ici, de la joie folle d’un Fabrice Soulier lorsqu’il décrocha en n son premier bracelet WSOP dans un H.O.R.S.E. à 10 000 $, ou de l’émotion folle des finalistes français du Main Event, Benjamin Pollak ou Antoine Saout en tête. C’est pour de tels moments que les joueurs et toute la caravane qui les suit – journalistes, couvreurs, famille, amis ou fans – continuent à affluer inexorablement vers cette drôle d’oasis qui assèche, cet îlot de néons et de strass clinquant qui illumine, chaque nuit, le grand désert du Mojave. Tous s’y perdront un jour ou l’autre, certains – une poignée, par le talent, la chance, la persévérance ou l’inconscience – goûteront une fois à cette joie folle de la victoire aux sommes absurdes. Et la plupart disparaîtront comme ils sont venus : pleins de rêves et les poches vides.

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Unibet change sa poker face en couv’ du Poker52 de avril

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C’est donc cet été que tout va bouger à Paris, en pleine torpeur estivale : les clubs vont fleurir autour du fameux « triangle d’or », cette accumulation de rues « monopolyesques » du 8e et du 16e arrondissement. Pourquoi pas ailleurs ? À part le Club Montmartre (ex-Clichy), aucun autre quartier de Paris ne semble attirer les casinotiers et autres opérateurs… Pourtant, cela fait longtemps que l’Ouest parisien n’est pas obligatoirement le plus attractif pour la nouvelle génération de touristes qui préfèrent le calme et la sécurité de Saint-Germain-des-Prés, nouvel eldorado des riches Américains, ou les petites rues du Marais, quartier le plus cher de la capitale, voire de l’ancien Sentier.

Cette concentration est historique, et il faut croire que le changement de législation n’aura pas changé la façon d’envisager géographiquement l’offre du jeu à Paris. Cette densité a un intérêt : les joueurs sauront où se retrouver et il sera facile de passer d’un club à l’autre, selon les tables ouvertes. Mais cela induit aussi que l’offre est dirigée vers des typologies de joueurs qui n’auront peut-être pas énormément évolué. Le point positif, par contre, c’est que le poker sera au cœur du projet de nombreux clubs, avec des différences sur l’offre cash-game et tournoi, au gré des divers établissements. Plus que trois mois à attendre : on a vraiment hâte de voir tout cela se concrétiser !

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