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Sarah Herzali en couv’ du Poker52 de novembre

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Alors que les clubs parisiens prennent un peu plus de temps que prévu à ouvrir, les images des périodes glorieuses du jeu dans la capitale reviennent parfois à la mémoire des livetards qui y ont passé des nuits et des jours entiers, dans cet espace-temps si étrange que constitue une salle de jeu.

La nostalgie, parfois, a du bon : on a tendance à romantiser ces endroits interlopes, à évoquer la larme à l’œil les grands « chemins de fer » aux croupiers impeccables, l’élégance
du personnel et de la clientèle, les ambiances dignes des meilleurs polars de Melville. Mais pendant ce temps, la nouvelle génération de clubs de jeu se pro le à l’horizon :

principalement groupés autour d’un « triangle d’or » du 8e et du 16e arrondissement, ces clubs auront pour triple mission de fédérer les joueurs habitués, d’attirer les touristes en quête d’un loisir de qualité et de « former » les jeunes générations au jeu live. Cela avait fonctionné pendant plusieurs décennies, et il est important que le poker garde un écosystème qui s’auto- alimente… Les clubs seront ainsi à l’image d’un public poker qui accueille amateurs du dimanche, grinders de la 1-2 €, mid- stakers fortunés ou très riches hommes d’affaires en quête de sensations exclusives.

Avant c’était mieux ? Peut-être, même si l’on voit surtout qu’avec le temps, on reconstruit beaucoup la qualité de ses souvenirs. Regardez, vingt ans après sa sortie, Les Joueurs, ce lm qui a tant fait pour populariser le poker auprès d’un public béotien, à sa sortie en 1998 : a-t-il vieilli ou est-il éternel, comme l’évoque notre chroniqueur Benjamin Gallen ? Et les parties folles de l’ancien milliardaire, le baron Empain, comme nous l’écrit Philippe Lecardonnel, sont-elles vraiment impossibles de nos jours ? Le temps arrondit les angles, et le futur, sans doute aucun, nous réserve bien plus de surprises positives qu’on a tendance à l’imaginer.

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Michel Abécassis en couv’ du Poker52 de mars

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Le printemps arrive à grands pas, et on a beau regarder autour de soi : aucun club de poker encore ouvert. Que se passe-t-il donc pour que tous ces beaux projets parisiens semblent si compliqués à ouvrir ? Que cela soit le Circus Club, l’Impérial, le 104 ou même le Clichy-Montmartre, les dates de (ré)ouverture sont sans cesse repoussées pour des soucis administratifs divers. Pendant ce temps, le seul club ouvert fait bien sûr salle comble, preuve que la demande est bien réelle et que le marché est bien trop privé de concurrence. Pourtant, ce n’est pas la volonté des propriétaires qui est à remettre en cause, bien au contraire : les équipes sont prêtes, les agréments donnés ou en cours. Non, ce qui achoppe, ce sont plutôt des soucis administratifs assez basiques qui bloquent toute ouverture au public.

Pendant ce temps, les tournois, eux, fleurissent, et battent à chaque occasion tous les records de fréquentation. Que ce soient les tournois low-stakes d’Apo dans les casinos locaux, le tout nouveau France Poker Festival, mais aussi les WPTDS, les BPT, les WSOPC, les UDSO ou les Sismix de Winamax, cela se joue quasiment à chaque fois à guichets fermés, tant la ferveur est grande. On veut jouer au poker, comme un loisir désormais accessible à tous, sans avoir à débourser les sommes folles des années fric où les buy-in frisaient les 10 000 € en moyenne. Désormais, il y a le poker de proximité (avec des buy-in allant d’une centaine d’euros à un millier d’euros) et celui qui passe à la télévision et que l’on regarde encore avec émerveillement, avec ses joueurs stars qui manient des millions à chaque fois qu’ils font tapis. Deux salles, deux ambiances.

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Gavin Smith en couv’ du Poker52 de février

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Une expression anglo-saxonne résume bien le sentiment que l’on peut éprouver à l’annonce du décès d’une personne qu’on a toujours aimée sans la connaître de manière privée : « one of the good guys ». C’est ainsi que Daniel Negreanu a évoqué Gavin Smith, lorsqu’il en a appris le décès de façon prématurée, à tout juste cinquante ans. Entier, jusqu’à ne pas arriver à canaliser ses démons et son énergie, Gavin Smith avait beau être parfois « trop » en tout, il était avant tout un des good guys du poker américain, un revenant tiraillé par ses démons, un monstre de sincérité, de gentillesse et de générosité.

Le même jour, nous apprenions un autre décès, celui d’un ami que nous avions eu la chance de connaître à travers ses deux passions – entre autres –, le poker et la musique. Bruno Vanryb, formidable entrepreneur très médiatisé depuis quelques années, avait commencé comme roadie pour des groupes de rock dans les années 1970, pour devenir ingénieur du son à Davout, l’un des studios les plus réputés de l’époque, et enfin créer une société de logiciels son qui lui avait apporté un très grand succès commercial et financier. Toujours affable, ouvert aux nouveaux projets et fourmillant d’idées, il était lui aussi l’un des good guys qu’on aimait croiser dans les cercles ou les casinos. Il jouait, contrairement à Smith, en simple amateur éclairé, et prenait le poker pour ce qu’il doit être pour la plupart d’entre nous : un loisir qui nous permet de rencontrer des personnalités hors du commun.

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Le classement exclusif des champions 2018 en couv’ du Poker52 de janvier

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2019 commence à peine, et l’horizon se dégage déjà pour le poker français, avec l’ouverture annoncée – et à foison – de clubs parisiens. Quant à penser que cette législation pourrait pro ter à d’autres grandes villes françaises, il n’y a qu’un pas que nous aimerions franchir le plus tôt possible, a n de redynamiser la scène française, bien peu active sur le côté international ces derniers temps. Dans les mois à venir, donc, on prévoit la réouverture par Barrière du « 104 avenue des Champs-Élysées », le relooking intégral du Clichy-Montmartre avec à sa tête Mme Ruggieri, ancienne propriétaire du casino de Gujan- Mestras, mais aussi le développement du Paris Élysées Club du groupe Tranchant, l’ouverture d’un club géré par Joa, un autre par le groupe Ardent, et même un club dans le 13e arrondissement, en plein quartier asiatique. Bref, l’offre devrait être large et diversiée…

L’année 2018 aura ni assez mollement, malgré les tentatives pénibles de Roger Hairabedian de faire parler de lui ou la demande en mariage, en quasi-live sur Twitter, d’Elky (en tongs) à sa compagne de longue date (en quasi-robe de soirée). Côté chiffres, par contre, tous les voyants sont au vert depuis que le poker live a décidé d’investir massivement dans le mid-stakes et les tournois de proximité comme les tournois d’APO, les WPTDS, les BPT, le FPO, les DSO, etc. En permettant à tous de s’asseoir autour d’une table avec un croupier et des équipes professionnelles, ces organisateurs qui se battent au quotidien pour développer le poker nous assurent de belles années à venir.

Meilleurs voeux de toute l’équipe

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