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Portraits / Interviews

Jean-Noël Thorel : un joueur venu d'ailleurs !

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Jean-Noël Thorel est un joueur qui n’a ni le profil des joueurs « à l’ancienne » du genre Doyle Brunson ou TJ Cloutier, ni le profil des réguliers de Cercles et encore moins le profil des joueurs issus d’internet. En fait, Jean-Noël Thorel ne ressemble à aucun autres joueurs !
Malgré sa nonchalance perturbante et sa sympathie chronique, Jean-Noël arrive à rendre fous les meilleurs joueurs et a enchainer les résultats.

Estelle Denis, Jimmy Ostensson et Isildur1 étaient à la même table lors du Day 1 de l’EPT de Deauville et contrairement à ce que l’on aurait pu croire, Isildur1 jouait très peu de coups et paraissait même s’ennuyer. Mais lorsque Jean-Noël Thorel est venu s’asseoir à côté du prodige internet, ce dernier est devenu un tout autre joueur qui semblait avoir enfin trouvé un compagnon de jeu. Et d’un coup, c’est comme si il n’y avait plus qu’eux-deux à la table. 3-bet, 4-bet, 5-bet, overbets systématiques… Isildur1 avait réussi à éliminer Jean-Noël et à passer chipleader après des coups jamais vus dans un tournoi !
La même semaine, Jean-Noël participait au High Roller et terminait 4ème du tournoi, pour un gain de  53.000€ ; après une 6ème place au Side à 1500€.
La force de Jean-Noël est un sorte d’inconscience (ou absence de peur) qui lui permet de pouvoir miser sans compter : un 4-barrels bluff (dont 4 overbets) ne lui fait absolument pas peur, par exemple.

De retour de Normandie, Jean-Noël participera aux EFOP de l’ACF et inscrira une nouvelle ligne à son palmarès : 6ème du Gold Championship.
Le dernier fait marquant de Jean-Noël est d’avoir fait un strike pendant le High Roller de EFOP en sortant Bruno Fitoussi et Nicolas Levi, rien qu’eux ! L’un floppant un brelan, l’autre la quinte max, Jean-Noël paiera les deux tapis avec un tirage flush qui rentrera.
La deuxième force de Jean-Noël est l’optimisme.
Sa faiblesse est qu’il finit toujours par se faire attraper !

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Portraits / Interviews

Doyle Brunson : le parrain du poker prend sa retraite

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Agé de 84 ans, Doyle Brunson est un survivant qui a passé les épreuves de la vie d’un joueur avec une insolente solidité : upswings et downswings, raids du FBI, attaques à main armée lors de parties privées, cambriolages en série, accusations diverses et variées à l’époque du Dunes, spectre de la ruine, etc. Rien n’ébranle celui que tous respectent et admirent tant son opiniâtreté et son amour du jeu n’ont aucun autre égal. Doyle représente le poker, il en est l’icône, le symbole à large Stetson, le porte-parole le plus souvent muet. Un « parrain » du poker comme il se surnomme (« The Godfather of Poker », le titre de son autobiographie) qui a traversé les années toujours assis à la plus grosse partie possible.

Des routes sinueuses du Texas en compagnie d’Amarillo Slim ou Brian « Sailor » Roberts, lorsqu’il était encore un joueur itinérant, au Big Game de la Bobby’s Room (Bellagio), en passant par les folles parties plus ou moins arrangées du mythique Dunes, Brunson a toujours gardé le même profil, le même sourire carnassier et enjôleur, la même fièvre des cartes.

Mais Doyle Brunson est fatigué. Le poids des années et, plus que tout, des amis trop tôt partis. Brunson n’accorde plus d’entretiens depuis longtemps : qu’aurait-il à vendre ? Nous republions le dernier grand entretien qu’il nous a accordé il y a deux ans, en direct de la Bobby’s Room. Depuis, Doyle n’a que très peu joué, si ce n’est ce dernier tournoi aux WSOP, début juin. Son dernier, assure-t-il. L’homme n’a pourtant pas encore décidé s’il mourrait à table ou non…

 Regrettez-vous le Las Vegas des années 1970, avant sa transformation en gigantesque parc d’attractions pour adultes ?

La question ne se pose même pas ! [rires] Je n’ai pas l’habitude d’être un nostalgique forcené, de penser au passé, mais en ce qui concerne Las Vegas, je ne vois pas comment on pourrait ne pas regretter ce que la ville était. Quand nous sommes arrivés à Vegas avec Slim, nous étions des rookies, des débutants, mais nous nous sommes tout de suite imposés au milieu des légendes du coin. C’était un monde dur, sans aucun scrupule, mais quand on vous respectait, c’était pour la vie. Ces années sont sûrement les plus juteuses que j’aie eues : il y avait énormément de grosses parties privées, on jouait des sommes gigantesques (même si les chiffres paraissent bas, à l’époque, le dollar valait encore quelque chose), et surtout on apprenait chaque jour ensemble. Au Dunes, au Frontier, au Horseshoe, se jouaient les parties les plus incroyables que j’aie jamais vues. Les joueurs étaient encore des personnalités, des vraies figures.

 

Parmi ces grands noms du poker, il y avait Stu Ungar, une étoile filante qui était proche de vous…

Stuey était brillantissime, un type qui avait une intelligence instinctive rare. Mais on ne pouvait rien faire pour Stu : ses démons le dirigeaient totalement, il ne savait pas les maîtriser. J’ai tout essayé pour aider Stuey. Chip Reese et d’autres joueurs également. Quelques-uns étaient mal intentionnés, et en profitaient pour lui voler son argent en le mettant dans des coups foireux. Il est venu chez moi à plusieurs reprises, dans mon ranch, afin de se désintoxiquer, mais c’est impossible d’aider quelqu’un contre sa volonté. Il est mort d’une manière extrêmement triste, mais je crois qu’il n’y avait pas d’autres porte de sortie pour lui…

 

Votre ami le plus proche, Chip Reese, est mort de manière brutale. Comment avez-vous vécu ce tragique événement ?

Chip était ma moitié, mon meilleur ami, même si nous n’étions pas de la même génération. Sa mort m’a littéralement dévasté, et le mot est faible. Rien ne laissait présager ce drame : Chip menait une vie saine, il était en parfaite santé quelques jours auparavant. C’était un joueur incomparable, un homme fidèle et droit, loyal. Ma vie a totalement basculé ce jour-là. Depuis, pour être honnête, je n’ai pas retrouvé mon goût de vivre habituel. Je suis fatigué de voyager, même de jouer. J’ai parfois l’impression que l’existence est vaine. Chip me manque énormément. Depuis sa mort, je pense à arrêter de jouer au poker. Pourtant, vous m’auriez posé la question auparavant, jamais je ne vous aurais dit ça. Une grande part de ma passion est morte avec Chip.

 

Vous êtes l’un des derniers représentants de la génération des Texans du poker. Quels souvenirs gardez-vous de votre période de road gambler ?

Le circuit underground du poker, au Texas, était un véritable repère d’escrocs en tous genres. Le nombre de fois où j’ai pu être braqué… Presque une partie sur deux n’arrivait pas à son terme. À l’époque, nous étions tous armés, et il n’était pas rare que l’atmosphère soit lourde de menace. Slim disait toujours que la meilleure arme du joueur de poker, c’était un élastique, afin de tenir les billets en liasse et de pouvoir les lancer au loin quand des braqueurs faisaient irruption ! Le Texas était vraiment une patrie de hors-la-loi, et il valait mieux se déplacer en équipe, comme nous le faisions avec Slim et Sailor, pour s’en sortir. C’est sûr que ça faisait largement baisser notre profit, mais nos adversaires étaient tellement nuls qu’on était gagnants assez facilement.

 

Quel type poker était pratiqué dans ces parties illégales ?

Du Stud, du Kansas Lowball ou du Draw. J’ai découvert le Texas Hold’em très tardivement, à la fin des années 1950. Un ami bootlegger m’avait appelé pour m’inviter à une grosse partie, près de Fort Worth, où tout le monde jouait à ça. En quelques jours, je leur marchais dessus. Une bonne compréhension du Stud aide vraiment énormément pour apprendre le Hold’em. Je me suis très vite amélioré à toutes ces nouvelles variantes grâce aux heures de discussions nocturnes avec Slim. On passait des nuits entières à refaire les mains, à se remettre en question, à se disputer sur des petits détails d’attitude à la table. On a pu progresser très vite, et remettre en cause toutes les erreurs qu’on faisait.

 

Comment le poker est-il devenu ce jeu populaire et légal que nous connaissons actuellement ?

Cela a pris beaucoup de temps. Il y a plusieurs grands artisans de cette popularisation du poker. Le plus important, c’est sûrement Jack Binion, qui a organisé pour la première fois au Horseshoe, à Las Vegas, des tournois médiatiques qui ont attiré le grand public. Binion était un type qui savait faire parler de lui, qui arrivait à communiquer très facilement. Le Vegas de l’époque était un monde d’entrepreneurs totalement dingues : Binion mais aussi Bob Stupak, ou Howard Hughes. Rien à voir avec ces multinationales sans visage qui ont racheté la ville depuis. Les casinos avaient une âme, on connaissait tous les croupiers, on était invité dans tous les restaurants dès lors qu’on était même un joueur moyen. Tout ça est fini, et le poker a lui aussi changé. Je ne regrette vraiment pas de ne pas avoir à me balader avec un flingue sur moi, mais c’est vrai que le jeu a perdu de sa saveur…

 

Les codes d’honneur du poker sont-ils restés intacts ?

Mises à part les mésaventures que j’évoquais au Texas, les joueurs ont beau avoir envie de vous prendre tout votre argent, ils préfèrent le faire de manière légale. Il n’y a pas tant de tricheurs qu’on veut bien le penser, par exemple, sauf dans les parties privées, où la collusion a toujours été un sport national aux États-Unis ! Mais un joueur qui ne tient pas sa parole est un joueur mort. Pas physiquement bien sûr, mais si vous trahissez votre parole une fois, plus personne ne vous fera confiance. J’ai dû emprunter et prêter de l’argent des milliers de fois dans ma carrière, et jamais je n’ai trahi ma parole. Si à un moment, quelqu’un avait dit « Doyle, ce type, il ne tient pas ses engagements », je n’en serais pas là aujourd’hui. Et tout ça sans la moindre paperasserie, le moindre contrat.

 

Avez-vous une idée de l’argent qui est passé entre vos mains  au poker ?

Au poker, plusieurs centaines de millions de dollars, sans aucun doute. Mais il faut aussi compter les paris sportifs, les propositions bets, etc. Avec Chip Reese, on jouait beaucoup sur les résultats sportifs. On connaissait bien les différents championnats, on avait des informateurs dans le milieu, ce qui nous donnait un avantage pour bien parier, et on arrivait à gagner pas mal d’argent comme ça. Je continue encore un peu aujourd’hui, mais uniquement quand je connais bien les équipes.

Je n’ai jamais tenté de calculer exactement ces sommes, mais c’est un peu comme si on demandait à un restaurateur combien de poulets il a eu entre les mains… Bien sûr, il en a égorgé des milliers, mais combien en a-t-il vraiment mangé ? Le joueur a un instrument, c’est l’argent (ou les jetons), et il s’en sert. Bien sûr, plus il a de bons instruments, mieux il se débrouillera ensuite ! [rires]

 

Pensez-vous que vous allez mourir à table, comme  les grands acteurs meurent  sur scène ?

Comme je vous le disais, je pensais jouer toute ma vie, jusqu’à la mort de Chip. Depuis, tout est devenu flou, j’ai perdu mes belles certitudes. Parfois, comme aujourd’hui en Europe, je suis si fatigué et j’ai si peu le goût du jeu que je pense à m’arrêter. Retourner dans mon ranch, me poser, réfléchir. Quitter la suractivité de Las Vegas, ne plus m’esquinter à promouvoir le poker, comme je l’ai fait pendant tant d’années. Je dois beaucoup à ce jeu, aux World Series, et à plein d’autres personnalités de ce monde, mais j’ai le sentiment profond que mon univers est mort à petit feu. Bien sûr, je suis très ami avec tous les jeunes joueurs, mais j’ai l’impression d’être le dernier des éléphants vivants.

 

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Bruno Fitoussi, nouvel ambassadeur de PartyPoker en Europe

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Né en France, Bruno « King » Fitoussi apporte plus de 30 ans d’expérience à son nouveau poste et rejoindra ElkY (Bertrand Grospellier) au sein de l’équipe européenne d’ambassadeurs. Bruno Fitoussi utilisera sa vaste expérience dans l’industrie du poker pour partager les commentaires des joueurs avec l’équipe de partypoker LIVE pour l’aider à façonner les programmes et les produits de partypoker en Europe.

Bruno Fitoussi, également connu sous le surnom de « King» a connu le succès dans certains des plus grands tournois de poker au monde. Plus particulièrement en 2001, il a remporté le championnat mondial de poker en tête à tête (1ère édition) en battant Amarillo ‘Slim’ Preston en finale. Il a également terminé 2ème du WSOP HORSE 50K $ (Players Championship) en 2007 et s’est classé 15e lors du Main Event des WSOP en 2003. Bruno Fitoussi a été nominé à quatre reprises pour le prestigieux WSOP Hall of Fame.

Basé à Paris, Bruno Fitoussi a été pendant 20 années le consultant poker de l’Aviation Club de France (ACF) et a commenté des centaines de tournois de poker sur de nombreuses émissions de télévision.

Bruno Fitoussi a déclaré : « Je suis ravi de rejoindre l’équipe de partypoker LIVE – partypoker a toujours eu une place spéciale dans mon cœur et travailler avec eux est un grand privilège pour moi. Je suis très heureux de pouvoir partager mon expérience avec partypoker LIVE et j’ai hâte de m’impliquer dans tous les aspects de cette entreprise. « 

Avec un programme chargé en événements au cours des prochains mois, le premier tournoi de Bruno « King » Fitoussi sera le MILLIONS UK. Il a déclaré : « J’ai hâte de revenir à Nottingham et au Dusk Till Dawn pour le MILLIONS UK, et participer à la Caribbean Poker Party aux Bahamas en novembre sera un « must » pour tous les joueurs de poker. Fin 2018, je me rendrai également à Deauville pour les WPT Deepstacks de décembre [3-9 décembre] ».

Le MILLIONS UK se déroulera au Dusk Till Dawn Poker Club de Nottingham du 29 septembre au 7 octobre 2018. La Caribbean Poker Party se tiendra au Baha Mar Resort, aux Bahamas, du 9 au 18 novembre 2018. Visitez www.mypartypokerlive.fr pour plus d’informations.

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L’année des High Roller pour Guillaume Diaz

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C’est au tour de Guillaume Diaz aujourd’hui de sortir son petit billet sur le Blog Winamax.

Au programme, les objectifs de l’année à venir, le début d’année assez chaotique, mais surtout une motivation hors norme avec de beau High Roller au programme.

 

Crédit Photo – Danny Maxwell

Crédit photo : Winamax

Retrouvez ici le billet de Guillaume Diaz.

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