Parmi les plus anciens couvreurs du circuit, Julien Gaignard est évidemment un passionné des cartes. Jooles, de son surnom, ne manque donc jamais l’occasion de taper le carton lorsqu’une opportunité se présente, que ce soit lors de tournois en live ou autour d’une table de cash game entre potes. Au cours de ses années poker, Julien s’est illustré à plusieurs reprises lors d’événements parisiens et américains : une 22e place lors du Winamax Poker Tour 2015, ou encore cette place de runner-up sur un tournoi du Rio, à Las Vegas, en 2010, pour la somme de 9780 dollars. Sa présence à Bordeaux est l’occasion d’échanger quelques instants avec lui.
Passé de couvreur à joueur, ça fait quoi ? Même si le BPT Bordeaux n’est pas ton premier tournoi live.
Julien Gaignard : On ne peut pas vraiment dire que je suis passé de couvreur à joueur. Je suis venu jouer un tournoi, comme ça. Je joue un event de temps en temps quand on se chauffe, en vendant quelques parts aux potes. Mais pas plus que ça. Et je joue un peu online, comme tout le monde. Mais le live, c’est ce qui fait le plus vibrer. Surtout pour nous, qui suivons ça toute l’année, et depuis plusieurs années, c’est ce qu’il y a de mieux. C’est là où nous avons les vraies sensations.
Tu es plus à l’aise sur une table, ou derrière une table lorsque tu es en train de couvrir un tournoi ?
J.G : Pour l’instant, vu les résultats, on va dire derrière une table (rire). C’est ce qui me fait vivre et manger. Après, on s’habitue à force de voir les joueurs, leurs tics, leurs réflexes. Je suis en tout cas plus à l’aise qu’il y a quelques années. On connaît pas mal de joueurs, on peut essayer de se remémorer des coups que l’on a pu voir. Mais c’est jamais pareil quand on est assis que lorsque l’on est derrière. On a toujours une vision plus profonde et plus éloignée en tant que couvreur. C’est plus simple de lire les joueurs.
On te voit régulièrement commenter les streaming live des tournois PMU Poker. Mais si tu devais te commenter toi, ça donnerait quoi ?
J.G : Je pense avoir une bonne tenue de table. Je ne montre pas grand chose. Après je suis un petit Negreanu : je suis un bon nit quoi. Je ne vais jamais faire gonfler les pots, et je ne suis pas un fan du 3-bet. En gros, je ne suis pas un Scandinave. Je suis donc plutôt tight agressif quand il faut, avec un jeu assez small ball.
Merci à Jooles d’avoir pris de son temps pour répondre à ces quelques questions, lui qui est assis derrière un tapis de 53 000 après un double-up AQ>AJ.
Il reste 218 joueurs (sur 313 inscriptions) Level 8 / Big Blinde Ante : 500 – 1000/1000 Moyenne : 71 800
La première édition de l’Estoril Poker Fest est désormais terminée ! Tout est allé très vite, et avec le délai que nous devons respecter par rapport au stream, nous n’avons même pas eu le temps d’annoncer l’élimination du troisième, que le tournoi était déjà terminé. En effet, juste avant le duel final, c’est Joao Pedro qui a quitté le bateau à la troisième place, et qui remporte 52.000 €.
Joao Pedro
Juste après son élimination, le head’s up a donc eu lieu entre Jose Quintas et Hugues « Chotec » Mazerolle. Si ce dernier avait une grande avance en jetons au début du duel, son adversaire, très compétent également, aurait bien pu revenir à niveau pour créer la surprise. Mais il n’en est rien !
Après 20 à 30 minutes, la main finale du tournoi est arrivée, et Chotec a su s’imposer et pousser son adversaire à la faute pour finalement remporter cette première édition portugaise de l’Estoril Poker Fest. Pour sa très belle performance, le Portugais Jose Quintas, membre de la team NitroLogy, termine donc runner-up pour 74.000 € !
Après un véritable marathon de plusieurs jours, Hugues Mazerolle est donc le grand vainqueur du Main Event et remporte les 100.000 € ainsi que le trophée. Quelque peu déstabilisé par l’ambiance autour de lui, Hugues n’a que très peu exprimé sa joie, mais il a tout de même fini par donner une interview à Comanche.
La réaction du vainqueur fera certainement son petit bonhomme de chemin sur les réseaux du poker français… En plus de ça, Chotec risque de se souvenir longtemps de sa photo d’après-victoire… en peignoir !
Jose Quintas, runner-up de l’Estoril Poker Fest
Hugues Mazerolle, vainqueur du Main Event
La victoire de Chotec clôture donc ce festival qui aura, globalement, ravi les joueurs. L’ambiance, la vue, le climat, tout était au top et très bien organisé. Le casino Estoril est particulièrement bien adapté pour ce genre d’événement.
On se reverra probablement l’année prochaine pour le coverage d’une deuxième édition, du moins, on l’espère !
Ça progresse avec l’élimination de deux joueurs sur le Main. Tout d’abord, c’est Hugo Soares qui est éliminé à la 5e place. Ce dernier a particulièrement impressionné durant cette table finale ! En effet, il a réalisé plusieurs hero calls assez impressionnants.
Après avoir réalisé un 3-bet all-in avec les Valets, Hugues Mazerolle l’a envoyé directement dans le rail en le payant avec KJo. Pour sa cinquième place, le Portugais encaisse 28.000 €.
Quelques temps après, c’est au tour de Dylan Lauret de quitter le tournoi ! Ce dernier a 3-bet all-in Hugues Mazerolle pour 23 000 000 jetons avec QJ de pique, et a été payé instantanément par Hugues avec AJo. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Chotec bénéficie d’une belle réussite ce soir ! Suite à ce coup remporté, Chotec monte à 56 000 000 jetons et prend une sérieuse option sur la victoire à 4 left.
Avec cette 4e place, Dylan Lauret repart tout de même avec un joli chèque de 38 000 €.
On a un nouvel éliminé sur cette table finale du Main Event. Après une relance de 1.000.000 jetons de la part de Jose Quintas avec QQ depuis l’UTG, Ivo Almeida décide de 3-bet all-in en grosse blinde pour 2.700.000 avec KJo. Le board révélera A3Q44 et donnera la victoire à Jose Quintas.
Maintenant, 5 joueurs restent en lice et se rapprochent du graal !
Sur le Misterio, 10 joueurs se font la guerre pour se rapprocher des 8300 € qui attendent le vainqueur. Bien sûr, à cette somme, il faudra ajouter l’ensemble des bounties collectés durant le tournoi. Tout à l’heure, les joueurs sont venus ouvrir les enveloppes et, comme d’habitude, le suspense était à son comble.
Le High Roller est aussi en bonne voie. Pour l’instant, 7 joueurs sont encore bien vivants, et ont même eu le droit à une photo signée Caroline Darcourt. Davidi poursuit la compétition, tout comme le Français Timothée Rey.
Ces deux derniers sont d’ailleurs assis l’un à côté de l’autre, et on a pu voir de beaux échanges entre les deux concurrents.