Avec la fin des inscriptions tardives, le tournoi a pris une autre tournure et la tension est montée d’un cran, tout comme les blinds.
Pendant que bon nombre de joueurs s’attroupaient autour des tables dressées en plein milieu du lobby de l’hôtel pour la première épreuve de beer-pong de la semaine (« une épreuve individuelle, sympa mais la vraie référence c’est demain avec la coupe par équipe« , me glisse entre deux tables le très aguerri Benjo de Winamax), d’autres sont en souffrance les jetons en main. Si on a évoqué l’élimination de Guillaume Diaz, on aurait pu s’attarder sur un coup qui a précédé de peu la sortie du champion et qui avait bien entamé son stack et peut-être aussi sa dynamique de jeu. Sur un board complet attaqué de bout en bout par son adversaire, Guillaume se retrouve mis à tapis à la river. Sa réflexion lui prend quelques petites minutes avant qu’il ne jette sa main. Le bon copain Romain Lewis, assis à la table derrière, suivait ce coup attentivement et a bien fait le job en invitant au vainqueur à « Show the bluff ». En fin stratège et en bon lecteur des cartes, Romain obtient gain de cause. Car c’est bien ce que fit le gagnant du pot, fort poliment, en dévoilant effectivement un joli bluff avec . Grimace amusée de Diaz qui annonce avoir jeté Roi Dame. « Wow, le call aurait été énorme », assène Romain avant de retourner s’asseoir.
C’est au terme d’une longue finale que Yoann Kaminisky s’est finalement imposé et a décroché l’épée dédiée au gagnant de cette compétition. Peu d’observateurs auraient misé sur ce joueur discret, passé par des montagnes russes de coinflips au Day 3, et ayant frôlé à plusieurs reprises l’élimination. Il aura également bénéficié d’un étonnant play d’un short-stack à six joueurs restants, lorsqu’il relance avec K-10 offsuit, et fait coucher un short-stack (6BB) qui tenait A-10 en main…
Le fort sympathique Patrice Espinasse, qualifié lors d’un freeroll et journaliste à Midi Libre de son métier, finit runner-up, après avoir pratiqué un poker solide et plus agressif qu’on ne l’aurait imaginé. Le chipleader, Tahar Said, ainsi que le champion 2024, Jérémy Cauchard, n’auront pas réussi d’exploit, finissant respectivement 5ème et 6ème.
Il faut saluer l’excellence de l’accueil assuré par les équipes locales du Pasino Grand, ainsi que de l’organisation assumée par tout le personnel de Texapoker. Alliés à Winamax, ils ont créé un festival sans aucune fausse note, populaire et extrêmement professionnel.
L’attente a été longue, très longue puisqu’il était 1h30 matin passée lorsque que trois éliminations d’affilée ont scellé le sort des neuf survivants de la grande finale. Parmi eux, le champion 2024 WiPT, qui arrive avec le plus petit tapis, mais surtout un solide chip leader, grand habitué du live midstakes, qui aura marqué les esprits après un fold AA étrange en demie finale face à son poursuivant, le très agressif et très chanceux PL Quandalle…
Le stream de la finale est bien sûr à retrouver sur Winamax.fr à partir de 14h !
Au retour du dinner-break, toujours dix-neuf joueurs en lice, et dix éliminations à attendre pour déterminer la table finale. Parmi eux, la belle histoire continue pour les deux qualifiés freeroll des étapes live, qui jouent solidement, ainsi que pour le vainqueur de l’an dernier qui a perdu la majeure partie de son stack avant la pause contre Paul Pirès-Trigo, notamment lors d’un bluff manqué à la river avec… rien contre top-paire, pour près de 5 millions de jetons…