Jour 1B, niveau 10 (dernier niveau avant le jour 2), blinds 800/1600, ante 1600. C’est maintenant le moment de mettre sa vie en jeu sur des coin-flips « ça passe ou ça casse » pour certains s’ils veulent espérer voir le jour 2.
En table 18, Michael Athias au cut-off est un des trois joueurs à avoir payé la relance initiale à 2500 du UTG+3. Le flop provoque le feu d’artifice : 3000 de relance au cut-off, 8000 d’Athias en relance, c’est payé. au turn, tapis de chaque côté. Avec , Athias domine le de son adversaire qui n’a pas d’outs. Il est très bien avec 270k jetons environ.
Mickael Athias a près de 30000 dollars de gain en live sur The Hendon Mob
Une main d’hier que j’ai malheureusement ratée vient de mettre racontée par Charles, un des croupiers, elle restera donc entre deux inconnus, comme une aventure sans lendemain : sur le dernier niveau (600-1200) première mise à 3800 de J1, relance à 11K de J2, J1 envoie la boîte à 32K, J2 insta-call. Les mains : paire de rois contre paire d’as. Et c’est là que ça devient extraordinaire, je laisse Charles prendre la parole : « Je sors K 7 4 au flop, et puis un as au turn, et le dernier roi à la river ». La mène a changé trois fois durant ce double tapis, je pense que statistiquement on doit être quelque part entre l’improbable et l’invraisemblable au carré. Si l’un des deux joueurs se reconnaît, je serais heureux qu’il vienne me raconter l’histoire de son point de vue (j’espère juste que je ne vais pas recevoir deux à trois cents « faux positifs »).
Lors d’une des dernières mains avant la pause, Thierry Labat prend un très long moment pour décider avec son sur un board , alors que Anthony Sanchez, après l’avoir payé sur toutes ses relances, il a envoyé la boîte à tapis à 60K jetons, presque la moitié de son tapis. Persuadé d’avoir été suivi par un possible 5 tout du long, il finit par faire un hero-call qui dévoile le bluff de Sanchez avec . Ce dernier est donc le dernier sortant avant le jour 2.
Thierry Labat a fini 4ème au BPT Bordeaux cette année
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.
Cent soixante entrants, et déjà trois éliminés au bout de quarante-cinq minutes dans ce Day 1b qui débute dans une ambiance pluvieuse, chose rare dans ce paradis protégé qu’est la Provence.
Parmi les compétiteurs déjà à table, on remarque le lauréat d’un bracelet WSOP, Giuseppe Zarbo, auréolé d’un logo Texapoker et d’un sweat-shirt Triton Poker Series, mais aussi l’increvable Rémy Biechel qui adore ce genre de field et de compétitions ou le vloggeur Zzchance qui a sauté hier en Day 1A. Les croupiers attendent en tout à des tables ouvertes pour accueillir la suite des entrants…