L’ambassadeur Europoker.fr Greg Ravise a observé sa table pendant quelques mains, puis voyant que ses adversaires aimaient jouer avec tout et n’importe quoi, il a décidé de s’adapter.
Ainsi quand un joueur nouveau venu à la table ouvre à 425, Greg défend sa BB avec un beau [7h] [4h]. Sur le flop [4s] [9h] [2d], il paie le c-bet. Puis sur le [4c] turn, il check/raise à 3200 la mise de 1500 de son rival. Ce dernier paie. Enfin sur le [9s] river, Ravise mise 6k avec son full, et obtient un call/muck de son adversaire.
Cela permet à Judas92 de passer directement à 60k en toute quiétude.
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.
Cent soixante entrants, et déjà trois éliminés au bout de quarante-cinq minutes dans ce Day 1b qui débute dans une ambiance pluvieuse, chose rare dans ce paradis protégé qu’est la Provence.
Parmi les compétiteurs déjà à table, on remarque le lauréat d’un bracelet WSOP, Giuseppe Zarbo, auréolé d’un logo Texapoker et d’un sweat-shirt Triton Poker Series, mais aussi l’increvable Rémy Biechel qui adore ce genre de field et de compétitions ou le vloggeur Zzchance qui a sauté hier en Day 1A. Les croupiers attendent en tout à des tables ouvertes pour accueillir la suite des entrants…