Avec 221 joueurs au total ce tournoi a été un véritable succès. Tous les pros ou presque sont venus pour tenter de décrocher la victoire et les 300 000 euros promis au vainqueur.
La structure plutôt profonde et ressemblant à celle des EPT mais adapté à un tournoi de trois jours, n’a néanmoins pas empêché les éliminations multiples. Au final après 10h de jeu effectif, ils sont seulement 79 à obtenir le droit de revenir demain.
Durant une grande partie de la journée l’italien Alessio Isaia, vainqueur du WPT Venise, aura été chipleader. Il ne craquera qu’en fin de journée après avoir pris un énorme bad beat contre Mika Paasonen. Le finlandais parvient à gagner AK contre les as du transalpin. Ce gros coup de chance lui permet de s’emparer du chiplead avec 294,2k.
Le tout dernier niveau de la journée aura été fatal à Stéphane Benadiba qui après avoir payé un 4-bet préflop, envoie tout son tapis sur un flop q high avec deux trèfles avec [ac] [9c] en main. Il fait face aux as et ne trouvant pas un quatrième trèfle doit quitter la partie.
L’ancien sélectionneur de l’équipe de France, Raymond Domenech n’a pas survécu non plus. Tombé à 4500, il était pourtant parvenu à remonter à 35k. Mais il finira par tout envoyer avec AQ contre une paire d’as.
En plus des deux hommes ce Day 1 aura été également infranchissable pour : Ilan Boujenah, Lucille Cailly, Christophe Sorel, Benjamin Pollak, Stephan Gerin, Jean-Philippe Rohr, Tristan Clémençon, Michel Abécassis, Eric Haik, Kool Shen, Almira Skripchenko, Anais Lerouge, Antoine Saout, Valentin Messina, Yohan Aubé, Antoine Arnault, Hugo Lemaire, Julien Labussière, Xavier Arnal, Liv Boeree, Kevin Macphee, Estelle Denis, Anthony Hantow, Steven Van Zadheloff, Sammy Kelopuro, Tobias Wagner, Antonin Teisseire, Guillaume Darcourt, Alain Daien, Stéphane Albertini, Sylvain Lanternier, Bruno Fitoussi…
Le jeu reprendra demain à 13h aux blinds 1000/2000/200. Les joueurs joueront jusqu’à ce que la finale soit atteinte.
Si le festival du Winamax Poker Tour continue au Pasino Grand d’Aix-en-Provence, le Main Event, lui, est en pause pour trois jours, après un Day 1A à 350 joueurs, un Day 1B à 250 joueurs et un (petit) Day 1C Turbo effectué un dimanche pluvieux en Provence.
Le soleil, ce matin, est revenu sur les ruelles typiques de la plus belle ville de Provence, et il est temps de dévoiler les noms des qualifiés pour le Day 2, qui aura lieu samedi prochain. Les Day 1 redémarrent quant à eux jeudi, pour quatre Day 1 supplémentaires à venir, de quoi faire exploser les compteurs d’entrants !
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.