Blinds 40k / 80k ante 80k – 8 joueurs pour 457 inscriptions – Moyenne à 2285k jetons
9ème : Thierry Chanson – 5164€
Alors que la table finale démarre sur un rythme trèèèèèèès tranquille et dans un silence monacal, un premier rail a pris place dans l’élégant salon de Baccara. Et pas n’importe quel rail. Avec Florian Ribouchon, Erwann Pecheux, Yves Rolland ou Quentin Roussey, l’ambiance semble garantie. Ils viennent soutenir leurs potes et poulains Florian Guimond et Max Parys (sur le Highroller). Et en attendant que les joueurs de la TF se chauffent, le rail se lance dans une partie endiablée de Uno !
Un side Uno est organisé dans le rail, histoire de lancer l’ambiance
Finalement, ils auront été rapidement entendus puisque les premiers « all-in and call » sont entendus.
Thierry Chanson est le premier à quitter la table finale. Tombé à un tapis de 620k, il décide de tout mettre avec une paire de 4 et voit son voisin de gauche Matthieu Race réaliser le call avec As Valet. C’est donc un bon vieux flip qui tourne en faveur de Matthieu avec un Valet à la turn.
Thierry Chanson n’aura pas chanté très longtemps sur cette table finale
Quelques mains plus tard, c’est un triple up pour Guillaume Pouillart. Sur une ouverture de Race, Jonathan Mercier 3-bet. Pouillard revient sur tout le monde avec un shove à plus de 600k. Et c’est payé par Race, assis devant une tonne. Mercier lui revient dessus à nouveau à tapis, pour 2 millions. Coup de chaud sur la table et au bout du suspens, Race décide de fold sagement. Il aurait pu tout aussi bien réaliser le strike de la TF en sortant deux joueurs sur ce coup.
Jonathan Mercier : J J
Guillaume Pouillart : A A
Sur un baby board 10 high, Pouillard réalise la très belle opération et se relance à quasiment 2 millions de jetons. Les As ont payé et au meilleur des moments !
Les As sont de nouveau de sortie avec Gilles Dumont, qui se fait payer à tapis par Florian Guimont, avec As Roi. Rien ne vient venir aider Florian et Gilles double pour plus de 2,5 millions ! Guimont devient le short-stack de cette table finale.
Le rail de Florian Guimont attend le verdict des cartes
Si le festival du Winamax Poker Tour continue au Pasino Grand d’Aix-en-Provence, le Main Event, lui, est en pause pour trois jours, après un Day 1A à 350 joueurs, un Day 1B à 250 joueurs et un (petit) Day 1C Turbo effectué un dimanche pluvieux en Provence.
Le soleil, ce matin, est revenu sur les ruelles typiques de la plus belle ville de Provence, et il est temps de dévoiler les noms des qualifiés pour le Day 2, qui aura lieu samedi prochain. Les Day 1 redémarrent quant à eux jeudi, pour quatre Day 1 supplémentaires à venir, de quoi faire exploser les compteurs d’entrants !
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.