Sylvain Neyroud est le héros de ce Main Event, Il a commencé la journée un peu léger et a connu des « rushs de malade » selon mon collègue Ragnar, qui l’a suivi depuis le début. Il a d’abord doublé avec paire de 2 contre paire de Rois, avant de doubler à nouveau et de commencer à relancer quasiment toutes ses mains et quand ses adversaires le payaient « il était systématiquement devant ». Il est maintenant chip leader et son épaule gauche représente fièrement la France. J’apprends de Sylvain de Winamax qu’il a en fait gagné un tournoi étudiant il y a plusieurs années pour un package d’entrée dans un Main Event Wina, qu’il n’a jamais utilisé pour cause de covid – il n’a donc rien payé pour arriver dans ce Main Event – incroyable comme il y a des gens qui ont de la chance, alors qu’il suffit que je vois une carte (même pas forcément la mienne) pour perdre impitoyablement.
Christian « Alpachinois » Ly nous a quitté, à la 32ème place, après un beau run sur ce Main. De manière générale, les leaders du jour ont connu des parcours chaotiques, nombre d’entre eux montant des gros tapis pour mieux les éventrer en quelques coups – aucun stack énorme tenant la dragée haute au reste du field n’a vu le jour.
Les jetons de 500000 ont fait leur apparition, et ils sont de toute beauté :
Nous sommes maintenant à 26 joueurs. Julien Hufschmitt, dont je me rappelle très vaguement, est sorti en 27ème place. Il empoche 36200 dirhams, nouveau palier depuis la 29ème place. Mehdi Chaoui, toujours à la table télé, a sauvé sa peau sur un Q-J de pique envoyé à tapis contre As-Q et paire de Q (!) – il fait la couleur.
A côté de lui, Adil Oubaaous, qui a naturellement dans son nom les AA que la moitié des utilisateurs de Winamax utilisent dans leurs pseudonymes. Il n’a qu’à l’écrire OubAAous pour devenir une star online.
Nous sommes au niveau 34, les blinds sont de 50/100K, pour un average stack à 4M. Un long débat a lieu à la table de Juanito pour tenter d’expliquer la présence de son chapeau requin. Il ne reste désormais que 22 joueurs et le dernier sortant a pris 45000 dirhams.
A suivre demain matin, le résumé des 4 dernières sorties avant de passer au jour 3.
Si le festival du Winamax Poker Tour continue au Pasino Grand d’Aix-en-Provence, le Main Event, lui, est en pause pour trois jours, après un Day 1A à 350 joueurs, un Day 1B à 250 joueurs et un (petit) Day 1C Turbo effectué un dimanche pluvieux en Provence.
Le soleil, ce matin, est revenu sur les ruelles typiques de la plus belle ville de Provence, et il est temps de dévoiler les noms des qualifiés pour le Day 2, qui aura lieu samedi prochain. Les Day 1 redémarrent quant à eux jeudi, pour quatre Day 1 supplémentaires à venir, de quoi faire exploser les compteurs d’entrants !
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.