Juste avant la pause, Artem Metallidi (à gauche) se fait relancer et défend sa big blinde en heads-up. Le flop vient As de coeur, 10 de trèfle, 5 de coeur, et les deux joueurs checkent. Le turn vient 4 de trèfle, et Artem mise 65k, soit un overbet de presque 2 fois le pot. Son adversaire paye et nous allons à la river, 6 de pique. Artem mise 150k. Son adversaire, Philip Peterson (à droite), réfléchit un moment, paye, et découvre la paire de 5 d’Artem qui fait brelan. Il payait certainement avec un As.
Justin Bonomo vient de prendre une claquette et son stock de jetons a largement fondu. Freddy Deeb est quant à lui en tête du classement provisoire avec plus de 2 millions de jetons.
A une table non loin, Brewer paye le tapis de Nicholas Verderamo puor 180k avec Roi-Valet de coeur contre As-7. Ce n’est pas loin de marcher, avec deux coeurs au flop, mais ça s’arrêtera là. Brewer décave un peu, d’autant qu’il perd un autre coup à 200k peu après avec un tirage qui ne rentre pas contre une paire max.
Petite liste non exhaustive de tous ceux qu’on n’a pas vu partir, mais qui ne sont plus là : David Williams, Moneymaker, Joe Cada, Matt Berkley, Chad Everslage, Ray Qartomy, Alex Foxen, Xuan Liu (qui organise quand même la nouvelle table télé, sympa), Jeff Platt, et malheureusement Patrick Bruel !
Installé à la même table que Romain Lewis, il est resté super short longtemps et je n’ai pas vu sa dernière main. Son voisin de droite, en sandwich entre les deux Français, s’est tapé une sacré suée en partant à tapis As-Roi contre As-Roi de coeur d’un autre joueur, avec deux coeurs au flop, mais il s’en est finalement sorti.
Phong Turbo Nguyen a été installé à la table de Steve Buckner et ça commence à trash-talker dans tous les sens – Phong disant « alors c’est à ça que tu ressembles quand tu es de bonne humeur ? » et lui disant qu’il fait partie du club des « Old Men Bold Men ».
Aux avant-postes, on retrouve Sepiol, déjà gros tapis hier ou avant-hier (les jours commencent à se fondre les uns dans les autres), et Richard Seymour, all-of-famer de la NFL qui s’est reconverti dans le poker avec succès (à droite).
C’est plus dur pour Steven Chidwick et Justin Young, qui s’accrochent avec des tapis assez moyens.
Si le festival du Winamax Poker Tour continue au Pasino Grand d’Aix-en-Provence, le Main Event, lui, est en pause pour trois jours, après un Day 1A à 350 joueurs, un Day 1B à 250 joueurs et un (petit) Day 1C Turbo effectué un dimanche pluvieux en Provence.
Le soleil, ce matin, est revenu sur les ruelles typiques de la plus belle ville de Provence, et il est temps de dévoiler les noms des qualifiés pour le Day 2, qui aura lieu samedi prochain. Les Day 1 redémarrent quant à eux jeudi, pour quatre Day 1 supplémentaires à venir, de quoi faire exploser les compteurs d’entrants !
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.