Que cette journée fut longue, dynamique et intense : autrement dit, le Jour 2 du Main Event WSOPC Cannes 2019 a tenu toutes ses promesses. Mais surtout, une grande partie des 128 joueurs présents sur la ligne de départ ont vu leurs espoirs de victoire se volatiliser (une liste des bustos avant les ITM est disponible ci-dessous). Le premier objectif de la journée était simple : atteindre la bulle et les places payées. C’est aux alentours de 19h30 qu’un géorgien répondant au doux nom de David Urushudze a libéré les quarante-sept autres gladiateurs. Un moment que je vous invite à revivre dans ce post dédié.
L’effet post bulle a ensuite fait son travail : soulagé de repartir avec un petit quelque chose, le field s’est considérablement réduit dans les heures qui suivirent. A 22 joueurs restants, le rythme s’est même accéléré pour rapidement tomber à 15 left, et rester tel quel au coup de sifflet final. Les directeurs de tournoi ont en effet chamboulé le programme initial, qui prévoyait de jouer jusqu’à l’issue du Level 25, en envoyant nos protagonistes au lit bien plus tôt que prévu.
L’homme fort de ce Jour 2 se nomme Stéphane Dossetto : si vous avez quelque peu suivi ce coverage, son parcous n’a plus aucun secret pour vous. Pour les moins assidus, sachez que le vainqueur du FPS Monte-Carlo 2016 a tout d’abord déroulé pendant la bulle, avant de s’envoler à 1,6 million de jetons grâce un huge setup dans un pot 3 way. La suite de son tournoi ressemble alors à une promenade de santé, bien que Stéphane se soit délesté de quelques jetons au profit de Paul-François Tedeschi dans les derniers instants de jeu. Le fait est que Dossetto reviendra demain aux commandes d’un capital d’1,9 million de jetons.
Chipcount complet. Reprise le dimanche 5 avril à midi pour vivre le Jour 3.
Éliminations notables du Jour 2 : Sarah Herzali, François Tosques, Abdelhamid El Khayati, Jean-Jacques Zeitoun, Jonathan Therme, Jean-Paul Pasqualini, Gaëlle Baumann, Kalidou Sow, Clément Thumy, Guillaume Diaz, Thierry Gogniat, Antonin Teisseire, Aurélie Reard, Alexandre Le Vaillant.
Les chiffres du Jour 2
Nombre de joueurs sur la ligne de départ : 148
Survivants : 15 Chipleader : Stéphane Dossetto (1 900 000)
Moyenne : 836 00
Reprise sur le Level 25 / Blindes : 10 000 – 25 000, Big Blinde Ante de 25 000
Les chiffres du Jour 1C
Inscriptions : 49
Survivants : 22
Moyenne : 66 800
Reprise au Jour 2 sur le Level 13 / Blindes : 1000 – 2000, Big Blinde Ante de 2000
Les chiffres du Jour 1B
Inscriptions : 250
Survivants : 91 Chipleader : Peter Kvisthammar (259 500)
Moyenne : 82 400
Reprise au Jour 2 sur le Level 13 / Blindes : 1000 – 2000, Big Blinde Ante de 2000
Les chiffres du Jour 1A
Inscriptions : 121
Survivants : 35 Chipleader : Giovanni Rosadoni (263 000)
Moyenne : 103 700
Reprise au Jour 2 sur le Level 13 / Blindes : 1000 – 2000, Big Blinde Ante de 2000
Si le festival du Winamax Poker Tour continue au Pasino Grand d’Aix-en-Provence, le Main Event, lui, est en pause pour trois jours, après un Day 1A à 350 joueurs, un Day 1B à 250 joueurs et un (petit) Day 1C Turbo effectué un dimanche pluvieux en Provence.
Le soleil, ce matin, est revenu sur les ruelles typiques de la plus belle ville de Provence, et il est temps de dévoiler les noms des qualifiés pour le Day 2, qui aura lieu samedi prochain. Les Day 1 redémarrent quant à eux jeudi, pour quatre Day 1 supplémentaires à venir, de quoi faire exploser les compteurs d’entrants !
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.