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Interviews

Matthieu Duran, l’homme derrière le Winamax Poker Tour

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 C’est le symbole d’un écosystème poker qui renaît, plus fort encore qu’auparavant : l’organisation d’une nouvelle saison du Winamax Poker Tour, inaugurée en grande pompe, comme il se doit, à La Villette, les 29 et 30 octobre 2022. Il faut dire qu’après les années Covid et la suspension du live, le grand freeroll hexagonal organisé pro bono par Winamax fait du bien à tous, amateurs, débutants et passionnés de tous les niveaux. Matthieu Duran, le Live Event Manager du leader français du poker online, revient pour nous sur ce qui va rythmer toute la saison 2022-2023, avec comme mot d’ordre : le plaisir et la convivialité avant tout.

En tant que responsable de l’organisation des épreuves « live » de Winamax, il aura fallu attendre un peu avant le grand redémarrage de tous vos projets…

Juste avant le Covid, nous avions été victimes d’une procédure judiciaire de très mauvaise foi, entreprise par les casinotiers, qui nous avait bloqués quant au Winamax Poker Tour, qui est le seul freeroll existant en live… Heureusement, à chaque fois, la justice française nous a donné raison, ce qui était tout à fait logique. Quant à la reprise post-Covid, nous avons appliqué une règle valable aussi bien sur le freeroll que sur les tournois payants comme le WPO : on ne le fait que si on peut le faire aussi bien, voire mieux, qu’à l’habitude. Il a fallu attendre un peu, mais désormais nous sommes revenus à plein régime !

 

Comment se sont déroulés les premiers WPO de cette nouvelle ère, justement ?

Le WPO Madrid était tout bonnement phénoménal. D’ailleurs, on a battu des records dans tous les sens, et c’était tellement génial de retrouver cette ambiance unique que crée Winamax à chacun de ses événements live. Il y avait une grande terrasse, on avait organisé des Déglingos absolument déjantés… En fait, tout le monde, joueurs et organisateurs, était tellement heureux de se retrouver après ces mois de disette que c’était, positivement, explosif !

 

Vous êtes actuellement, à l’heure où nous bouclons ces lignes, en pleine dernière ligne droite du WPO Bratislava…

En effet, je suis en partance pour Bratislava, et les seuls soucis sont des soucis de riche ! [rires] On voulait créer cette étape pour rééquilibrer l’étape de Dublin qui commençait à saturer, mais comme l’Irlande a dû annuler tout ce genre d’événements au City West pour accueillir – et c’est bien plus important, évidemment – quelque sept cents familles ukrainiennes, on a dû tout transférer sur l’organisation du WPO Bratislava. On cherchait des formules à prix très modérés pour nos joueurs. À Bratislava, pour 5 €, on peut manger une bonne pizza, et l’hôtel est all-inclusive à 80 €. Ça change tout pour les joueurs qui n’ont pas une énorme bankroll.

 

Le calendrier 2023 s’annonce d’ores et déjà très chargé de votre côté…

Le calendrier 2023 est compliqué à organiser car on a deux finales qui sont fixées : celle du Winamax Poker Tour en France, ainsi qu’en Espagne au mois de mars. Quant à la deuxième quinzaine de mai, et celle de septembre, on est traditionnellement sur des WPO. Il est très difficile de trouver des sites adéquats, avec au minimum 130 tables. Il n’y a pas beaucoup de casinos en Europe qui sont capables de faire ça ! À Lloret de Mar, par exemple, depuis que l’actionnariat a changé et que c’est un fonds de pension américain aux commandes, ils ne peuvent plus suivre : passer de 400 clients par jour à 3 000 joueurs de poker, c’est trop d’investissement pour eux. Et puis, il faut dire qu’on n’arrive pas très légers… On a trois semi-remorques qui nous suivent constamment. C’est une logistique folle, mais là encore, c’est un vrai plaisir d’avoir de tels problèmes de riche !

 

La formule 2022-2023 du WIPT a-t-elle été revue à la baisse ?

Absolument pas. On a voulu marquer les esprits avec un concept tout simple : ne rien changer à notre formule. C’est toujours un immense casting national sur 40 étapes et plus de vingt villes différentes. On estime à plus de 10 000 joueurs le nombre de participants à ces freerolls monstrueux en live, dont celui de La Villette et ses quelque 2 500 joueurs assis au même moment lors du « Shuffle Up & Deal ». C’est tout de même un rêve de voir ça ! Ensuite, en province, dans les grandes villes, on atteindra même les 600 joueurs en simultané, puis dans les villes plus petites (Agen, Dunkerque, Poitiers, Mulhouse, etc.), on part sur du 120 joueurs. La finale qui aura lieu au mois affiche toujours 1 000 000 € garantis, ce qui dit bien toute la folie et la dimension gigantesque de cet événement.

 

Le Winamax Poker Tour, c’est peut-être la plus grande fête du poker amateur ?

En tout cas, le WIPT n’a jamais été affaire de recrutement de nouveaux joueurs pour nous ; c’est plus une fidélisation de nos joueurs, et une marque d’attention envers toute la communauté des freerollers et des micro-stakers. Beaucoup des participants sont des joueurs occasionnels qui viennent sur notre site pour le King5 entre amis, puis se qualifier pour les étapes locales du WIPT. D’un point de vue communautaire, nous voulons offrir l’expérience du live à ceux qui ne jouent qu’online. En 2011, 70 % faisaient leur premier live sur un WiPT, et en 2017, on était encore à 50 %. Les premiers tremplins ont rencontré un engouement incroyable, avec des caps à 5 000 joueurs, qui est technique et technologique, car on ne pensait jamais les atteindre. Le Covid a amené énormément de nouveaux joueurs qui ont continué à jouer, et on pense que ce sont tous ces nouveaux qui débarquent actuellement. On en reparle en décembre ! À Paris, on aura en tout cas tout le Team Winamax, avec juste un doute sur Adrián Mateos qui sera dans un SHR à 300k à Vegas, et je lui souhaite de ne pas avoir le temps de nous rejoindre !

 

Retrouvera-t-on la toute dernière recrue du Team W ?

Alexane « LaSirenita » Najchaus nous a rejoints il y a quelques jours, et c’est une joueuse du confinement, qui a pris une tout autre dimension en observant jouer son frère qui était Red Diamond. Elle a voulu comprendre comment ça marchait, et comme elle a une tête très bien faite, elle a bossé son jeu à toute allure. Dans les Expresso, avec un jeu de moindre profondeur, il y a une recette simple : c’est de bosser. Elle a été repérée en ligne, puis en live à Madrid, et c’est top d’avoir un nouvel apport dans le Team W !

 

((sur une page))

ENCADRÉ 1

Qualifiez-vous en ligne gratuitement pour le live

Le WiPT est de retour : d’octobre 2022 à février 2023, participez gratuitement au plus grand circuit de poker live jamais organisé et gagnez votre place pour la Grande Finale parisienne garantissant 1 000 000 € de prix ! Avec 40 étapes partout en France, il y a forcément un tournoi gratuit près de chez vous. Le Winamax Poker Tour débutera en live les 29 et 30 octobre lors d’une grande étape inaugurale à Paris où 2 500 joueurs sont attendus. Qualifiez-vous dès maintenant sur Winamax.fr pour une des nombreuses étapes live !

STADE 1 – Sit & Go STARTING BLOCK* (6 joueurs)
1er : un ticket Tremplin

2e : un ticket Starting Block

STADE 2 – Tournois TREMPLIN
Tremplin Paris Tremplin Lille, Strasbourg, Montpellier, Lyon, Rennes et Bordeaux Tremplins autres villes
1er au 75e : un siège pour l’étape de Paris

76e au 155e : un ticket Tremplin

156e au 240e : un ticket Starting Block

1er au 50e : un siège pour l’étape live choisie

51e au 110e : un ticket Tremplin

111e au 200e : un ticket Starting Block

1er au 25e : un siège pour l’étape live choisie

26e au 55e : un ticket Tremplin

56e au 100e : un ticket Starting Block

STADE 3 – Étapes live
Étape live de Paris Étapes Lille, Strasbourg, Montpellier, Lyon, Rennes et Bordeaux Autres étapes live
1er au 42e : un siège pour la Finale

43e au 45e : un ticket à 150 €

46e au 49e : un ticket à 100 €

50e au 75e : un ticket à 50 €

76e au 110e : un ticket à 30 €

111e au 170e : un ticket à 20 €

171e au 250e : un ticket à 10 €

1er au 11e : un siège pour la Finale

12e : un ticket à 150 €

13e au 14e : un ticket à 100 €

15e au 20e : un ticket à 50 €

21e au 27e : un ticket à 30 €

28e au 40: un ticket à 20 €

45e au 62e : un ticket à 10 €

1er et 2e : un siège pour la Finale

3e : un ticket à 100 €

4e : un ticket à 50 €

5e et 6e : un ticket à 30 €

7e au 9e : un ticket à 20 €

10e au 12e : un ticket à 10 €

 

GRANDE FINALE à Paris : 1 000 000 € GARANTIS

 

((sur une page))

ENCADRÉ 2

Les dates des qualifications live

 

Dates Étapes principales
29/10/2022 PARIS LA VILLETTE
30/10/2022
12/11/2022 Rouen 1 Toulouse 1 Dunkerque Dijon 1
13/11/2022 Rouen 2 Toulouse 2 Dijon 2
19/11/2022 LILLE
20/11/2022
26/11/2022 Nantes 1 Agen Orléans Grenoble 1
27/11/2022 Nantes 2 Grenoble 2
03/12/2022 STRASBOURG
04/12/2022
10/12/2022 Caen Biarritz 1 Nancy 1 Nice 1
11/12/2022 Biarritz 2 Nancy 2 Nice 2
07/01/2023 MONTPELLIER
08/01/2023
14/01/2023 LYON
15/01/2023
21/01/2023 Brest 1 Perpignan 1 Mulhouse Clermont Ferrand
22/01/2023 Brest 2 Perpignan 2
28/01/2023 RENNES
29/01/2023
04/02/2023 Poitiers 1 Limoges Reims 1 Marseille 1
05/02/2023 Poitiers 2 Reims 2 Marseille 2
11/02/2023 BORDEAUX
12/02/2023
Mars 2023 FINALE WIPT – PARIS

 

 

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Interviews

Interview : Rencontre avec Julien Sitbon, Team Pro Winamax, au cœur du WiPT

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Au WiPT d’Aix-en-Provence, Julien Sitbon, pro du poker et leader du classement GPI France, livre ses conseils aux amateurs : comment rester solide, exploiter les erreurs des autres joueurs et aborder un Day 3 avec la bonne stratégie.

  • Salut Julien, comment se passe le festival pour toi ? Tu ne t’es pas qualifié pour le Main Event, mais j’ai vu que tu avais intégré le High Roller hier ?

Super ! Je suis arrivé mercredi matin, j’ai commencé par un paddle, et j’ai enchaîné avec le Battle Royale où j’ai terminé 5e, donc ça a été un bon début de festival. Ensuite, j’ai joué le Main Event le lendemain, mais je n’ai pas eu la chance de me qualifier. Hier, je me suis inscrit sur le High Roller, et aujourd’hui, à partir de 12h30, j’ai le Day 2 de ce même tournoi à jouer ! J’ai 1 million de jetons, sur un average à 450.000, donc c’est plutôt pas mal.

Hier, j’étais à la table d’Alexandre Reard et de Malcom, donc l’ambiance était conviviale, c’était cool !

  • Le WiPT est connu comme étant un tournoi mélangeant Pros et Amateurs. Est-ce que tu ressens une différence de niveau entre aujourd’hui et il y a 5 ans ?

Question intéressante ! Oui, il y a quand même une petite progression à ce niveau-là, surtout avec tous les contenus disponibles sur internet, les solvers  etc… Maintenant, même les amateurs commencent à regarder pas mal de vidéos et à progresser. Ils s’améliorent surtout dans leur agressivité, dans le fait de relancer plus préflop, d’avoir plus de mains en bluff. Personnellement, je trouve que le niveau n’a pas augmenté considérablement, mais il a augmenté quand même !

Il y a plus de réflexion, plus de compréhension du jeu, ça se sent aux tables. Il y a beaucoup de contenus gratuits aujourd’hui. Même nous, chez Winamax, on fait beaucoup de Masterclass, on fait des choses qui permettent d’avoir une base plus solide, surtout pour ce type d’événement.

  • Quel conseil donnerais-tu à un amateur qui se serait qualifié pour le Day 3 ? Y a-t-il une différence d’approche à avoir entre les Days 1 et 2, et le Day 3 ?

J’ai des différences d’approche, mais ce que je donnerais principalement comme conseil, ce serait de ne pas visualiser ça comme un Day 3 ! Il ne faut pas trop se mettre de pression, et surtout, jouer son jeu, et ne surtout pas essayer de changer sa façon de jouer. Bien évidemment, sur un Day 3 il y a déjà une notion d’ICM, dans le sens où on se rapproche des grosses sommes d’argent. Mais il ne faut surtout pas essayer des choses que l’on ne sait pas faire.

Quand on ne connaît pas les tenants et aboutissants d’un move, il vaut mieux ne pas le faire, et encore une fois, se cantonner à ce que l’on sait faire ! Il faut prendre son temps, prendre du plaisir et ne pas s’éparpiller. Restez solide !

En plus, si tu fais quelque chose et que tu dévies de ce que tu sais faire, et que tu bust, tu vas le regretter… alors si tu joues normalement et que tu perds, tu auras beaucoup moins de regret.

  • Tu as dû jouer pas mal de joueurs amateurs depuis ton arrivée En tant que pro, comment tu t’adaptes à ce field, qui n’est sûrement pas le même que ceux que tu as l’habitude de jouer ?

Sur les tournois que je joue, ce n’est pas le même type d’amateur. Ce sont des amateurs réguliers qui font toujours les tournois à 500 € et à 1000 €, et qui sont des gens qui ont un peu d’argent, qui ont un travail à côté… Donc ils sont ce que j’appelle des amateurs réguliers.

Pour revenir à ta question, les gens ont deux approches avec nous. Hier, j’ai discuté un peu avec Romain et il m’a dit qu’il avait passé sa journée à se faire bluffer, dans des spots improbables ! En gros, soit ils veulent nous bluffer à tout prix, soit ils ne veulent pas du tout nous jouer car ils ont en quelque sorte « peur » de nous affronter. Il faut donc s’adapter et bien cerner les profils que tu as en face de toi.

Il y a aussi un truc, c’est ce que j’appelle « les fils qui se touchent ». Desfois, tu as des joueurs de poker qui sont très très sérieux, et d’un seul coup, ils craquent complètement ! Soit parce qu’ils ne sont pas habitués à la pression, ou qu’ils se retrouvent dans un spot qu’ils ne comprennent pas, donc ils envoient tout un peu n’importe comment… Donc voilà comment on s’adapte, il faut savoir repérer ces choses-là, et savoir les exploiter.

Moi je joue beaucoup plus les joueurs que les cartes quand je joue un tournoi comme le Main du WiPT, car en observant, je vais récupérer vraiment beaucoup d’informations sur la façon de jouer des joueurs.

  • Sur ce type de tournoi (le Main), quelles sont les erreurs que tu vois encore souvent chez les amateurs ?

Alors, je trouve qu’il y a encore pas mal de grosses erreurs, mais globalement il y en a beaucoup moins. Par exemple, on voit de moins en moins de limp préflop ! Sur le festival, je n’en ai presque pas vu, ce qui est assez incroyable.

Mais c’est comme on disait tout à l’heure, on fait énormément de vidéos sur Winamax, qui font beaucoup, beaucoup de vues, et dans ces vidéos, le sujet du limp était beaucoup abordé, donc à force, c’est rentré dans la tête des gens ! Ce qui ne m’arrange pas, parce que moi j’aime bien (rires). Je vais dire à Winamax de bloquer l’accès aux vidéos !

Aussi, c’est parfois difficile de se rendre compte des erreurs récurrentes sans voir de showdowns, mais parfois, quand j’en vois, je me rends compte que la sélection des mains, ce n’est pas toujours ça non plus…

  • Tu es premier au classement GPI France, donc maintenant, quel est ton objectif pour 2026 au poker ? C’est quoi le programme en poker live pour les mois à venir ?

Déjà, l’objectif serait de rester 1er du classement GPI France ! C’est un classement qui est très fluctuant, dans le sens où il dépend des performances que l’on fait sur trois ans, et à chaque fois,

ça reprend les trois meilleures performances, et ce, tous les 6 mois. En gros, ça évolue, et si l’un de mes concurrents fait d’énormes performances, il risque de repasser très vite devant. Ça fait donc partie de mes objectifs de garder ma place !

Aussi, j’ai comme objectif de très bien me préparer pour les WSOP, qui sont une série de tournois que j’aime beaucoup. En plus, j’ai un gros programme pour cette année ! Je veux donc être au top pour aborder les WSOP. Je vais jouer aussi le leaderboard, car maintenant, il y a un intérêt financier. Ça permet aussi de lisser la variance sur l’ensemble des trois festivals, que sont Pragues, Vegas, et les Bahamas.

En attendant, on va déjà essayer d’aller performer sur le High Roller de cet après-midi !

 

 

Crédit photo : Winamax / Caroline Darcourt 

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Interviews

Interview : Acteur et joueur, Nicolas Duvauchelle nous raconte ses sensations au WiPT

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À l’occasion du WiPT à Aix-en-Provence, nous avons rencontré Nicolas Duvauchelle, qui se confie pour la première fois sur sa passion pour le poker. Entre ses débuts en cash game avec des amis, ses premiers deep runs en live et ses impressions sur les tournois du festival, l’acteur partage sa vision du jeu, ses sensations à table et son envie de progresser tout en s’amusant.

  • Est-ce que tu joues régulièrement des festivals de poker ? Que ce soit avec Winamax ou ailleurs ? Comment trouves-tu l’ambiance ici ?

Non pas en live, c’est l’une des premières fois, mais j’avais quand même fait le Sismix à Marrakech il y a quelques années. Je tournais un film, je ne pouvais pas faire le séjour entier, mais je préfère l’ambiance ici, c’est super ! En plus, j’ai fait de belles rencontres comme Julien Sitbon, qui est un excellent gars, très gentil, et surtout, c’est un grand joueur. C’est assez impressionnant de le voir jouer. Il est très souriant et, d’un coup, quand il joue une main, il change de tête et devient très sérieux !

  • Tu as fait 10e sur 240 joueurs au Battle Royale vendredi, avais-tu déjà deep run comme ça en live ? Quelles ont été tes sensations ?

Pas en live, mais online oui ! À l’époque, c’était sur Full Tilt Poker. J’avais fait quelques résultats sur des tournois. Mais en ce qui concerne ma 10e place d’hier, niveau sensations, c’était assez fort. Ce qui est dur, c’est que les gens peuvent voir tes cartes dans le stream. C’est un peu déconcertant, mais sinon c’était super.

 Malheureusement, un adversaire met tout avec 5 et 10 de cœur, je le call couvert avec KQ, et sur le flop : 5-9-9. Turn : 5… et terminé pour moi ! Mais bon, j’ai eu pas mal de grands moments de chance plus tôt dans le tournoi, donc il faut s’en souvenir aussi. Généralement, on se souvient que des mauvais coups, mais il faut relativiser, c’est le poker ! Hier, c’était mon anniversaire, mais j’étais noir de chez noir !

  • J’ai vu que tu avais passé pas mal de temps à la table de Julien Sitbon sur le Battle Royale. Tu as joué quelques mains contre lui, dont une où tu lui as fait folder un meilleur jeu que le tien. Jouer contre des pros n’a pas l’air de t’impressionner ! Tu approches ça comment quand tu rencontres un pro à table ?

Oui ! Il a commencé à me faire parler au début. Il m’a demandé si j’avais As-10 pour la quinte, il m’a cuisiné un peu ! On a parlé, mais il a fini par coucher, et il avait double paire. Je lui ai montré mon jeu qui était, au final, moins bon que le sien, et il était dégoûté. Mais effectivement, j’ai fait coucher Julien, j’étais content !

Ça fait de bons souvenirs, puis finir 10e sur l’un de mes premiers tournois en live, je vais m’en souvenir longtemps, c’est super. J’aurais quand même bien aimé jouer la table finale, mais bon, c’est déjà une belle performance. Et puis, il y avait une super ambiance sur toutes les tables où je suis passé lors de ce tournoi, j’ai profité, et j’ai adoré.

  • Et sur le Main Event ? T’es passé ?

Oui, j’ai joué le Main, mais je ne me suis pas qualifié. J’ai commencé à 12 h, mais vers 20 h 30, après le dîner, je me suis fait éliminer. À la reprise, j’avais 14.000 jetons, les blindes étaient à 1.500 / 3.000… compliqué pour moi ! J’étais UTG +1, j’ai touché J9 de cœur, j’ai dû y aller et, en face, il y avait KJ. Pas de miracle pour ma main, c’est le poker !

  • Tu peux nous raconter un peu ta relation avec le poker ? Tu joues depuis longtemps ? Tu bosses un peu ton jeu ?

J’ai vraiment eu ma période entre 2005 et 2010. C’était tous les soirs avec quelques potes, on était 6 ou 7 à la maison et on jouait de 20 h à 5 h tous les soirs ! On apprend quand même pas mal à jouer autant. On jouait en cash game avec une petite recave. Pas des gros montants, mais c’était surtout pour apprendre.

Je joue beaucoup à l’instinct, pour le plaisir, mais avec l’expérience que j’ai prise ici, ça donne envie de prendre des cours et de se faire coacher ! J’ai envie d’améliorer mon niveau. J’aimerais vraiment prendre quelqu’un pour devenir plus compétent. En dehors de ça, il y a un événement au Portugal en mai prochain, à Estoril, ça devrait être très, très sympa, j’espère pouvoir y être !

  • Quel est l’aspect du jeu qui te plaît le plus : le côté stratégie ou le côté analyse du comportement des joueurs adverses ?

J’essaie de commencer à analyser, de mettre en place des stratégies en fonction des showdowns, mais ce n’est pas toujours facile de savoir comment les gens réagissent. C’est un sacré processus de comprendre ses adversaires en profondeur.

Mais globalement, j’aime autant la stratégie que le côté psychologie du jeu. Puis il y a quand même une part de chance assez importante au poker. Moi, j’aime bien le côté incertain du poker, c’est assez excitant. Tu peux jouer très très bien et prendre un énorme bad beat, ou au contraire, avoir fait une erreur et t’en sortir quand même. C’est assez grisant !

  • À ton avis, est-ce que ton métier t’aide à mieux bluffer ou à mieux lire les autres joueurs ?

Pas du tout ! Quand on est acteur, on est plus dans l’émotion et pas dans la retenue comme les très bons joueurs de poker, genre impassible ! Il y a une grosse différence entre jouer un rôle devant une caméra et gérer ses émotions dans la « vraie vie ». Avec Julien, par exemple, j’ai essayé de faire un peu d’acting pour le désorienter, mais ça ne fonctionne pas à tous les coups, et puis parfois, quoi que tu fasses, s’il y a une meilleure main en face, tu seras payé dans tous les cas…

Mais en tout cas, personnellement, j’arrive mieux à me maîtriser devant une caméra quand je joue un rôle, alors qu’à une table de poker, quand tu bluffs, que tu engages des jetons avec rien du tout pour faire folder, c’est réel ! Ce n’est pas mon personnage qui prend un risque, mais bel et bien moi ! Donc c’est plus difficile de gérer émotionnellement, même en étant acteur.

  • As-tu des objectifs dans le poker, ou c’est juste pour le plaisir ?

Je veux juste m’amuser. Par exemple, si je peux arriver dans l’argent sur le MonsterStack de cet après-midi, pourquoi pas, mais je ne me mets pas de pression du tout, je veux surtout m’amuser. Hier, j’ai posté mes blindes à chaque tour sans avoir de mains pendant toute la journée, c’était horrible ! J’espère toucher des mains aujourd’hui et prendre du plaisir comme sur le Battle Royale.

Ça fait de grosses journées autour de la table, et au niveau énergie, ce n’est pas toujours facile à gérer. Je comprends pourquoi beaucoup de bons joueurs font de la méditation et se préparent physiquement…

Mais cette nuit, j’ai bien dormi, je suis en forme, donc on va tout donner pour aller chercher un résultat cet après-midi !

 

 

Crédit photo: Winamax / Caroline Darcourt 

 

 

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Interviews

Interview : Romain Lewis nous livre son approche et quelques conseils pour briller sur le WiPT

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Romain Lewis, joueur professionnel et membre du Team Pro Winamax, partage avec nous son expérience et ses conseils pour naviguer au mieux sur un tournoi du WiPT. Il revient sur les erreurs fréquentes des amateurs, l’importance de rester concentré, et les stratégies pour maximiser ses chances de succès dans ce tournoi mélangeant pros et amateurs.

  • Salut Romain, comment ça s’est passé pour toi hier ? Tu t’es qualifié ?

Salut, hélas non je n’ai pas passé le Day 1D, j’ai re-entry une fois mais ça n’est pas passé donc je vais retenter aujourd’hui !

  • Le WiPT est connu comme étant un tournoi mélangeant joueurs professionnels et amateurs. Est-ce que tu ressens une différence de niveau entre aujourd’hui et il y a 5 ans par exemple ?

Moi je pense qu’en moyenne, tout joueur qui joue depuis plus de dix ans te dira que le niveau global a augmenté petit à petit. Si je me souviens bien de l’époque où je jouais amateur, ça jouait clairement moins solide et il y avait beaucoup moins de connaissances qu’aujourd’hui, et comme le niveau augmente petit à petit, ça se voit aussi au WiPT.

Aussi, la difficulté, c’est que chaque joueur est différent. Dans le milieu amateur on va avoir beaucoup de nouveaux joueurs. Ça va être leur premier tournoi de poker, et sur un WiPT qui amène pas loin de 700 qualifiés de partout en France, cela représente quand même une part non négligeable sur les 3000 ou 3500 inscriptions à la Grand Finale, donc il est difficile de savoir quel amateur est plus éclairé que l’autre. Il faut juger à l’instant T,par rapport aux situations etc…

Globalement, Ces joueurs vont avoir plus d’appréhension, ressentir plus de peur, mais tout de même, comme le niveau a augmenté et que le contenu pédagogique est plus accessible, on sent clairement que ça n’est plus aussi facile qu’avant.

  • Quel conseil donnerais-tu à un amateur qui se serait qualifié pour le Day 2 ? Y a-t-il une différence d’approche à avoir entre un Day 1 et un Day 2 ?

Oui bien sûr ! Ce sont des conseils que je donnerais à tout joueur, mais une fois que la bulle est passée, il ne faut pas se relâcher lorsque l’on rentre dans l’argent. Le tournoi devient de plus en plus important, il y aura certainement plus de 200.000 € à gagner, donc il ne faut pas se relâcher dans son jeu.

Ça ne veut pas dire qu’il faut jouer plus ou moins agressivement, ça veut juste dire que cette pression que tu as en début de tournoi, il faut un peu se la maintenir pour pouvoir continuer à performer, et bien analyser les joueurs et leur façon de jouer. Plus le tournoi avance, et plus il faut réussir à rester bien dans sa tête, gérer sa respiration en dehors des coups, et surtout, rester dans le moment présent !

Il faut éviter de se projeter, ou au contraire, de ne pas trop repenser aux coups qu’on a mal joués. Par exemple, si notre stack commence à gonfler, il faut éviter de trop penser à une table finale et aux gros sous, mais rester dans le moment présent ! Ce serait vraiment mon plus gros conseil.

  • Tu as dû jouer pas mal de joueurs amateurs depuis ton arrivée ici. En tant que professionnel, comment tu t’adaptes à ce field que tu n’as sûrement pas l’habitude de jouer à l’année online, ou sur de gros events live ?

Moi je joue avec des joueurs amateurs depuis mes tous débuts. Je pense que je les connais mieux que beaucoup de joueurs ! En plus, il ne faut pas trop généraliser, c’est comme je disais tout à l’heure, tous les joueurs amateurs ne jouent pas tous pareil. Certains joueurs amateurs jouent très bien et sont brillants !

Dire qu’un amateur joue d’une manière, et le professionnel d’une autre, je pense que c’est faux. C’est juste que pour beaucoup d’amateurs, ils ne font pas que jouer au poker. Il ne faut pas confondre statut et niveau de jeu ! À la table, il faut analyser chaque joueur, les situations à la table avec les informations qu’on a sur le moment, et ne pas les étiqueter ou les catégoriser.

Au niveau de l’adaptation, je fais quand même partie d’une Team Pro depuis 10 ans, donc je vais pouvoir un peu plus jouer avec mon image. Si je monte un gros stack, je sais qu’en moyenne sur un tournoi comme au WiPT, on va beaucoup moins me croire in game, et je vais pouvoir me faire payer un peu plus souvent lorsque j’aurai de gros jeux.

  • Sur ce type de tournoi, quelles sont les erreurs que tu vois encore souvent chez les amateurs ?

Les erreurs que je peux voir encore assez souvent sur ce genre de tournois, paradoxalement, c’est de ne pas assez bluffer. Globalement je vais donner beaucoup de crédit à un joueur s’il met beaucoup de jetons au milieu. Je pense que les joueurs ne trouvent pas assez d’options agressives avec des mains moyennes, et donc ça va me permettre de gagner beaucoup de petits pots. Je ne vais pas me faire check-raise beaucoup, et je ne pense pas que ce soit parce qu’ils jouent contre moi qui suis Team Pro Winamax !

Quand on ne joue pas souvent, on a ce truc de ne pas vouloir regretter notre play et de rentrer chez soi en culpabilisant de notre move.

C’est surtout valable pour le live je pense. En live, on a fait le déplacement, il y a les frais annexes… On n’a pas envie de rentrer chez soi en se disant qu’on a fait un mauvais bluff qui nous a coûté notre tournoi.

Par contre, si tu t’es un peu laissé mourir jusqu’à 8/9 blindes et que t’as shove ton A9 depuis le bouton, au moins tu ne regrettes pas ! Sur internet, il est plus facile de craquer. On bust, on relance un autre tournoi… En live, dans le milieu amateur, on n’a pas envie de bust sur un bluff raté !

  • Enfin, tu as quoi comme objectifs pour 2026 au poker ? C’est quoi le planning en poker live ?

Le planning est assez conséquent ! Moi, mon gros objectif pour 2026, c’est clairement le leaderboard des WSOP. Depuis que je joue, c’est la première fois qu’il est récompensé ! Les 100 meilleurs joueurs des WSOP vont se partager un prizepool. Pour les trois premiers, il y a 100.000 $, et pour les derniers du leaderboard, il doit y avoir 2.500 $.

Avant c’était juste un classement pour la hype. En 2018, j’ai terminé 10e de ce classement, en 2021 j’ai fait 17e, et donc du coup en 2026, l’objectif serait donc de faire mieux, et ça commence à Prague la semaine prochaine !

Je vais donc essayer de cumuler entre Prague, Vegas et les Bahamas en fin d’année pour battre ma 10e place de 2018. Et qui sait… remporter un bracelet cet été !

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