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Les chroniques des WSOP 2010 par Jérôme Schmidt – 7/16

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16 juin 2010


L’apparition du poker télévisé, la fameuse ère post-Moneymaker, a déclenché le boom du poker. Un monde où le poker de tournoi a tout à coup été promu “sport” (comme si le cash-game devait se cantiner à un jeu de hasard malsain, réservé aux gamblers écervelés), discipline quasi-olympique requérant coachs sportifs et mentaux, préparation physique matinale, ingestion discrète de stimulants et multi-sponsoring à chaque compétition. Et dans ce monde presque hygiénique, les jeunes gloires ont la part belle : étoiles montantes issues des qualifications en ligne ; bimbos plus ou moins belles sorties de télé-réalité ; gloires d’un jour ayant vaincu la variance lors d’un MTT inopiné ; transferts “people” en manque de visibilité.

Chaque année, les rooms en ligne sponsorisent de plus en plus d’ex-sportifs (Chabal, Monfils, Becker, etc.), comme pour souligner le caractère athlétique du poker de tournoi ; à chaque interview, ces porte-paroles disciplinés récitent la leçon aseptisée de “la compétition est plus importante que l’argent”, jurent ô grands dieux ne jamais se salir les mains avec des jetons de cash-game et prônent une discipline incroyable en matière de gestion de bankroll —terme dont ils ignorent toute signification, étant stackés, royal au bar, par leurs sponsors.

Aux World Series, pourtant, ce petit jeu ne dure jamais très longtemps. Seuls les grands noms comptent, et mis à part quelques newcomers qui se révèlent chaque année (comme l’an dernier, Brock Parker), les idoles sont les joueurs les plus complets. La preuve en est avec l’élection en temps réel, dont les résultats ont été communiqués aujourd’hui, du Tournament Of Champions, où 20 joueurs légendaires ont été élus pour participer à ce free-roll de trois tables. La liste est exemplaire : Ivey, Negreanu, Brunson, bien sûr, mais également des joueurs moins médiatiques et d’une solidité à toute épreuve comme Juanda, Cunningham, Greenstein, Seidel, Raymer, Seed ou Harman.


Si les Etats-Unis cultivent un respect étonnant pour leurs gloires installées, l’Europe ne fait pas de même. Marché encore jeune, l’Europe produit autant de gloires du poker que l’on organise de tournois, c’est-à-dire beaucoup, voire trop. Combien de joueurs à la gloire d’un jour jonchent les cimetières du poker ? Combien de champions éphémères ont-il brûlé leur bankroll tombée du ciel pour retourner à leurs chères études ? Combien, enfin, se croient-ils trop beaux, trop forts, trop lucides, trop intelligents, avant de heurter de plein front la dure réalité du poker : un jeu impitoyable, harassant, imprévisible et solitaire.

Le combat des générations ne date pas de 2010. A l’époque des premières World Series, déjà, les “young guns” affrontaient les Texans (“Dusty hats”, comme les nommait Chip Reese, lors de son arrivée à Las Vegas, dans les rangs des Amarillo Slim, Doyle Brunson et Johnny Moss). Et se voyaient déjà piétiner leurs aînés, raser leur bankroll et dominer le monde du poker.

À 77 ans, Doyle Brunson est toujours là, assis à la table du Big Game du Bellagio, maniant des millions de dollars chaque semaine, avec clairvoyance et lucidité. Archie Karas, le gambler le plus célèbre de l’histoire du jeu (auteur de “The Run”, une période où il avait transformé 50$ en 40 millions en quelques jours au craps) qui l’avait défié dans les années 90, ère hagard dans les couloirs du Rio, à la recherche de backers pour des sattelites.


Pour exister, les jeunes champions attaquent parfois les (anciennes) gloires. Annette “Annette15” Obrestadt n’en est pas à son goût d’essai : coutumière des déclarations à l’emporte-pièce (à classer dans le rayon insultes électroniques, façon Ilarie Sahamies), elle a une fois de plus déclaré haut et fort il y a deux jours qu’elle était prêt à battre Doyle à n’importe quelle limite, dans n’importe quelle variante. La réponse ne s’est guère fait attendre, via nouveau média interposé : “Je ne suis pas difficile à trouver, je suis dans la Bobby’s Room presque tous les jours”, a twitté Brunson.

Seul souci historique, ce n’est pas la première fois qu’Obrestadt affronte Brunson en tête à tête. A chaque reprise, Brunson l’a écrasée, méthodiquement et patiemment. Comme il y a 40, 25 ou 10 ans. Car le poker a beau évoluer, adopter de nouvelles terminologies, mettre à la mode des tactiques de contre ou d’attaque, il reste un jeu d’expérience où le nombre de mains jouées n’équivaut pas toujours au nombre d’années passées à pratiquer.

D’autres, comme Dwan (ou avant lui, Antonius, Benyamine, Negrenanu, Hansen, Minieri) ont eu bien plus d’humilité, s’inscrivant dans la continuité plus que dans la rupture. Leurs premiers passages dans la Bobby’s Room avaient, de toutes façons, eu le don de calmer leurs éventuelles rêves de gloires démiurges : chaque année, lors des WSOP, beaucoup de jeunes joueurs y entrent les poches remplies de cash et la tête haute ; peu passeront l’été.

Jérôme Schmidt

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[BPT Toulouse] Et à la fin, c'est Sofian qui gagne !

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Niveau 34 – 200k/400k ante 50k – 2 joueurs

Le heads-up aura finalement été assez rapide malgré un retour de suspens dans un match qu’on pensait à sens unique après le KO de Sofian dès le début de la finale.

Didier Logghe se sera bien battu mais s’incline au final avec Valet Sept contre la paire de Huit à l’issue d’un board : 6 7 K 2 4

Belle victoire pour Sofian, qui empoche un chèque de 35230€, tandis que Didier repart avec un gain de 23350€.

Place désormais au champagne et à la photo officielle pour célébrer le vainqueur du BPT Toulouse 2018.

Assis devant une tonne, Sofian remporte le trophée du BPT Toulouse 2018, en costaud !

 

Sofian Benaissa, vainqueur bien entouré !

 

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[BPT Toulouse] Heads-up de fête foraine

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 2 joueurs – Moyenne : 10425k

Le heads-up commence très fort par un double-up de Sofian, qui arrive à doubler avec As Six contre les Dames, une nouvelle fois, chez Didier. Le 6 au flop puis l’As turn et Didier doit se délester de 9025k, le montant du tapis adverse. Pour la plus grande joie du clan de Sofian, resté en nombre malgré l’heure tardive.

Puis Didier relance la machine et enchaîne deux double ups de suite pour revenir à niveau !

Ce heads-up commence très fort, en mode montagne russe.

Le champagne va réchauffer si les deux finalistes ne se décident pas !

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[BPT Toulouse] Soleau, 3ème, laisse place au duo final

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 3 joueurs – Moyenne 6950k

Enorme coup entre Didier Logghe et Ludovic Soleau, le premier allant sortir le second en deux coups de suite.

Le coup principal, celui qui déstacke Soleau et le laisse avec une toute petite blind, se déroule d’une façon bien étrange. Fatigue ou méconnaissance des règles, Didier de petite blind, annonce “relance” en poussant la mise initiale qu’avait posé Ludovic au bouton, soit un min-raise. Sofian en BB s’échappe du coup et après intervention rapide et efficace du floor, on n’autorise à Didier qu’une min relance, ce que s’empresse de compléter Ludovic.

Flop QJ4. All-in de Ludovic et insta call de Logghe, avec QQ pour brelan max floppé. Ludovic retourne les As, meurtris, et rien ne vient l’aider. Après avoir payé les 4420k du tapis adverse, il ne lui reste que 450k, soit à peine une BB, qu’il perdra le coup suivant contre le même adversaire.

Ludovic Soleau sort donc à la troisième place, pour un joli gain de 15720€ !

Place au heads-up final.

 

Soleau à gauche, sorti par Logghe au centre

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