Vous connaissez désormais la chanson : le gong final d’une journée introductive est toujours l’occasion d’aller toquer à la porte du chipleader pour prendre connaissances de ses tribulations pokeristiques du jour. Mais avant ça, que peut-on retenir de ce coup d’envoi du BPT Cap d’Agde ? Que l’affluence se situe aux antipodes des autres étapes : habituellement, la soirée du vendredi attire un grand nombre de joueurs, qui cherchent à tout prix à éviter l’enchaînement Jour 1B + Jour 2 du samedi. Qui, osons les mots, fait généralement mal au fion. Mais d’après la croupière Sandrine, « à ce qui paraît, les joueurs du sud préfèrent venir taper le carton le samedi, donc il faudra s’attendre à plus de monde au Jour 1B ». Une prédiction que nous vérifierons bien évidemment demain, fin’ tout à l’heure, fin’ vous m’avez compris.
Whine sur les conditions de travail et de jeu d’un tournoi ne fait clairement pas partie de mes habitudes : mais celles de cette étape agathoise se classent définitivement dans la catégorie « à revoir au plus vite ». Une salle des fêtes quelque peu fatiguée en guise de poker room (une seconde salle située dans le casino accueillera le Jour 3), des chaises peu confortables selon l’avis des participants, une climatisation orientée vers le banc de presse et impossible à éteindre histoire de nous filer une bonne crève à la fin de l’événement, si ce n’est déjà fait (la mienne empire, en tout cas). Sans oublier le pompon du jour : l’absence de WiFi, pour des raisons encore inconnues. Utiliser ma 4G personnelle pour travailler ne s’apparente pas à un grand kiff des familles, croyez-moi, d’autant plus lorsque celle-ci n’est pas illimitax. Passons.
De Dublin à Cap d’Agde, un run toujours aussi fluide
Félicitons Mathieu Gomez, non pas pour son mariage, sa promotion professionnelle ou l’obtention de son Bac, mais bel et bien pour son statut de chipleader endossé à l’issue des dix niveaux de 40 minutes disputés ce soir. Monsieur a multiplié son tapis de départ de 50 000 par presque six, soit 288 500 au total. « J’ai eu une énorme livraison sur les blindes 500 – 1 000 », débute le récent vainqueur du Monster Stack WPO Dublin 2019 (29 000 €). « Je défends ma grosse blinde avec une paire de trois après une relance du bouton. Sur le flop 9-9-3, je check-raise à 13 000 son c-bet de 6 000. Il paye. Puis sur le turn Valet qui ouvre un flush draw, je check raise all-in et ça paye avec . Je grimpe alors à 140 000 », me raconte le grinder online.
« Le truc plutôt marrant, c’est que j’avais montré à cette personne deux minutes avant une vidéo de Dublin en table télévisée où je place un énorme bluff avec Dame-2. Du coup je devais avoir aucun crédit ! », s’exclame le Montpelliérain, qui enchaîne sur une autre main clé de sa journée : « Une dame open UTG, je 3-bet avec les Rois puis continuation bet un demi pot sur 10-9-2. Elle snap shoove avec les Valets, je call et c’est passé », conclut-il. Une recette parfaite pour prendre les commandes de ce Jour 1A comme il se doit.
Ce WiPT d’Aix-en-Provence organisé au Pasino Grand est désormais terminé ! Après une table finale qui aura duré un peu plus de 7h, le duel final opposant Sacha Cohen à Lucien Cervettaz vient de s’achever, et le verdict est tombé, Sacha Cohen est le grand champion du WiPT édition 2026 !
Après l’élimination de Samuel Fournier à la troisième place pour 95.000 €, le heads-up a pu démarrer, et les deux joueurs se sont rendus coup pour coup pendant près de deux heures. Après que les deux joueurs ont fait le yoyo chacun leur tour par l’intermédiaire de coups à tapis audacieux, le dernier coup du tournoi est finalement arrivé.
Sacha Cohen, ayant une grosse avance en jetons à ce moment-là, a envoyé son tapis depuis le Bouton pour mettre une pression maximale à son adversaire qui disposait de 28.000.000 jetons, soit environ 10BB. Lucien paye avec Q7o, tandis que Sacha Cohen retourne K3o ! Par la suite, le croupier distribue un board qui affichera 4-6-6-5-A, et qui donnera la victoire à Sacha Cohen.
Sacha Cohen
Après la victoire, on a pu observer beaucoup d’émotion, que ce soit d’un côté ou de l’autre ! Les larmes ont coulé et le runner-up, Lucien Cervettaz, encaisse tout de même un gain à 6 chiffres, soit 130.000 €. Immédiatement félicité par ses proches et les proches de son adversaire (Julien Sitbon, Cécile Ticherfatine, Mathieu Choffardet), celui-ci n’aura vraiment pas démérité ! En effet, Lucien, 26 ans, est un joueur de MTT ABI 5, et se félicite de pouvoir avoir tenu tête à un joueur aussi expérimenté que Sacha Cohen.
Lucien Cervettaz
De son côté, Sacha Cohen a posé pour les photos avec le superbe trophée du WiPT, mais aussi avec toute sa bande de copains. En plus d’avoir réalisé une magnifique performance et de s’être imposé parmi les 3610 joueurs de départ, il repart à la maison avec un gain de 180.000 € ! À noter que ce gain est de très loin le meilleur résultat live de sa carrière ! On imagine que cette somme rondelette viendra renforcer sa bankroll poker, pour qu’il puisse continuer son ascension en live.
Enfin, on saluera une fois de plus la capacité de Winamax à organiser ce genre d’événements, toujours plus importants et festifs ! Aussi, le Pasino Grand est un lieu absolument parfait pour accueillir ce genre d’événements, et de ce que j’ai compris, il sera une nouvelle fois l’hôte du WiPT l’année prochaine…
En attendant, on se revoit pour le prochain coverage, qui devrait avoir lieu du 12 au 17 mai à Estoril, pour une semaine qui devrait, une fois de plus, être sensationnelle !
À cette vitesse, on sera tous rentrés chez nous avant 20h ! Il n’est même pas 18h, et on vient encore de perdre deux participants à la table finale. Depuis la grosse blinde, Quentin Pauly pousse ses 6.400.000 jetons avec A6o face au Q10o de Sacha Cohen. Sur un board : A-Q-K-J-K, Sacha va toucher la quinte à la turn pour finalement éliminer Quentin à la 5e place. Ce dernier remporte tout de même un joli chèque de 55.000 €.
Quentin Pauly, 5e pour 55.000 €
Dans la foulée, c’est Hervé Gouzil qui rend les armes à la 4e place pour 70.000 € ! Il fallait bien que son run incroyable prenne fin à un moment ou à un autre. En effet, on peut dire que le séjour d’Hervé aura été une franche réussite. Entre sa victoire sur le Battle Royale il y a quelques jours et sa 4e place sur le Main Event, le joueur encaisse près de 100.000 € en très peu de temps !
Au Bouton, Hervé Gouzil pousse 18.000.000 jetons avec une paire de 4, tandis que Samuel Fournier, en petite blinde, isole le futur sortant avec JJ en main. Fin du rêve pour Hervé Gouzil, qui clôture quand même le séjour avec un bilan financier plus que profitable !
Décidément, les éliminations vont très très vite ! 3h après le début de la table finale, ils ne sont déjà plus que 5 joueurs restants. À la 7e place, c’est Nicolas Antouard qui nous quitte après avoir 3-bet à tapis pour 6.700.000 jetons son A-10o contre Sacha Cohen. Ce dernier call de suite avec AQo… Pas de miracle sur le board, et Antouard est éliminé. Pour sa performance, il termine 7e de ce Main Event pour 30.000 € !
Nicolas Antouard, 7e pour 30.000 €
Un niveau plus tard, c’est Bertrand Vizioz qui se retrouve dans un coup à trois joueurs après avoir tout mis au milieu depuis la petite blinde. Ses deux adversaires ont tous deux checké tout le board, et Bertrand Vizioz, qui était à tapis avec 42s, n’aura pas touché de monstre pour le tirer d’affaire contre deux joueurs.
Il termine donc le tournoi à la 6e place, et encaisse 40.000 € !
Bertrand Vizioz, 6e pour 40.000 €
En parallèle de la table finale, la Fièvre à 300 € a démarré en début d’après-midi. Pour l’instant, 154 joueurs ont été recensés, et ça bust vite, puisque l’écran affiche 92 joueurs toujours en course. Les inscriptions tardives ne sont pas terminées, et il est possible de s’enregistrer jusqu’au niveau 10.
Dans le field, j’ai pu voir Antonin Teisseire et Romain Goutard qui étaient en train de s’installer !
On reviendra faire un petit topo des stacks en fin d’après-midi si le Main Event nous donne un peu de répit…