Alors que les joueurs ont rejoint les tables du Main Event, les premières éliminations tombent. Dans l’ambiance feutrée et conviviale des événements Barrière, on est peu habitué aux sorties de route mouvementées. C’est pourtant alertés par quelques cris que nous nous interrogeons sur les raisons de ce brouhaha inhabituel.
« Viens à Paname, je vais te casser la bouche ! » peut-on entendre au loin. Ces propos, c’est un joueur qui vient d’être éliminé qui les tient, tout en se faisant escorté vers la sortie. Véhément et se considérant visiblement comme le douanier (ou le parrain) de la capitale (« T’es interdit de Paname« , enchaîne le bougre), le joueur dont on taira le nom tellement ces comportements sont déplorables et pathétiques, ne décolère pas au bureau de paiement.
Lucille Denos, Madame poker de Barrière, ne se dérobe jamais pour tenir ses événements et soutenir les décisions de ses équipes. D’un calme olympien tout professionnel, elle invite le joueur à reprendre ses esprits et à changer de ton, avant de lui indiquer de manière courtoise mais ferme la direction de la sortie.
Le ton ne laisse pas vraiment de place à la discussion et le joueur s’exécute, non sans faire à nouveau la démonstration de sa bêtise crasse vis-à-vis des personnels qu’il croise. Avec un mincash à plus de 2 000 euros, le joueur aurait pu prendre son élimination avec le sourire. Mais alors pourquoi tant de mauvaise humeur ?
Le joueur se plaint de ne pas avoir été sanctionné d’une simple pénalité, après avoir avancé la totalité de ses jetons pour un bet, dont il décide finalement de se dédire, après avoir constaté la réaction de son adversaire. La décision n’a pas tardé à tomber : le joueur est contraint de maintenir son action, le floor confirme la lecture du croupier, considérant très clairement (et très légitimement) que son mouvement l’engageait. Hors de question de le laisser s’en sortir à si facilement, avec une telle intention de mauvais jeu de la part de ce joueur décidément bien malsain.
Voilà le tournoi débarrassé d’un mauvais coucheur, qui s’en sort à bon compte, dans la mesure où des menaces physiques ont clairement été prononcés. Savoir gagner, c’est avant tout savoir perdre. Alors amis joueurs, ne vous départissez jamais de votre courtoisie. Faites des bluffs, pas la guerre.
Et place à nouveau au beau jeu !
Dites-le avec des fleurs. Lucille Denos remet comme le veut la tradition un magnifique bouquet de fleurs à la dernière joueuse présente dans le Main Event.
La première édition de l’Estoril Poker Fest est désormais terminée ! Tout est allé très vite, et avec le délai que nous devons respecter par rapport au stream, nous n’avons même pas eu le temps d’annoncer l’élimination du troisième, que le tournoi était déjà terminé. En effet, juste avant le duel final, c’est Joao Pedro qui a quitté le bateau à la troisième place, et qui remporte 52.000 €.
Joao Pedro
Juste après son élimination, le head’s up a donc eu lieu entre Jose Quintas et Hugues « Chotec » Mazerolle. Si ce dernier avait une grande avance en jetons au début du duel, son adversaire, très compétent également, aurait bien pu revenir à niveau pour créer la surprise. Mais il n’en est rien !
Après 20 à 30 minutes, la main finale du tournoi est arrivée, et Chotec a su s’imposer et pousser son adversaire à la faute pour finalement remporter cette première édition portugaise de l’Estoril Poker Fest. Pour sa très belle performance, le Portugais Jose Quintas, membre de la team NitroLogy, termine donc runner-up pour 74.000 € !
Après un véritable marathon de plusieurs jours, Hugues Mazerolle est donc le grand vainqueur du Main Event et remporte les 100.000 € ainsi que le trophée. Quelque peu déstabilisé par l’ambiance autour de lui, Hugues n’a que très peu exprimé sa joie, mais il a tout de même fini par donner une interview à Comanche.
La réaction du vainqueur fera certainement son petit bonhomme de chemin sur les réseaux du poker français… En plus de ça, Chotec risque de se souvenir longtemps de sa photo d’après-victoire… en peignoir !
Jose Quintas, runner-up de l’Estoril Poker Fest
Hugues Mazerolle, vainqueur du Main Event
La victoire de Chotec clôture donc ce festival qui aura, globalement, ravi les joueurs. L’ambiance, la vue, le climat, tout était au top et très bien organisé. Le casino Estoril est particulièrement bien adapté pour ce genre d’événement.
On se reverra probablement l’année prochaine pour le coverage d’une deuxième édition, du moins, on l’espère !
Ça progresse avec l’élimination de deux joueurs sur le Main. Tout d’abord, c’est Hugo Soares qui est éliminé à la 5e place. Ce dernier a particulièrement impressionné durant cette table finale ! En effet, il a réalisé plusieurs hero calls assez impressionnants.
Après avoir réalisé un 3-bet all-in avec les Valets, Hugues Mazerolle l’a envoyé directement dans le rail en le payant avec KJo. Pour sa cinquième place, le Portugais encaisse 28.000 €.
Quelques temps après, c’est au tour de Dylan Lauret de quitter le tournoi ! Ce dernier a 3-bet all-in Hugues Mazerolle pour 23 000 000 jetons avec QJ de pique, et a été payé instantanément par Hugues avec AJo. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Chotec bénéficie d’une belle réussite ce soir ! Suite à ce coup remporté, Chotec monte à 56 000 000 jetons et prend une sérieuse option sur la victoire à 4 left.
Avec cette 4e place, Dylan Lauret repart tout de même avec un joli chèque de 38 000 €.
On a un nouvel éliminé sur cette table finale du Main Event. Après une relance de 1.000.000 jetons de la part de Jose Quintas avec QQ depuis l’UTG, Ivo Almeida décide de 3-bet all-in en grosse blinde pour 2.700.000 avec KJo. Le board révélera A3Q44 et donnera la victoire à Jose Quintas.
Maintenant, 5 joueurs restent en lice et se rapprochent du graal !
Sur le Misterio, 10 joueurs se font la guerre pour se rapprocher des 8300 € qui attendent le vainqueur. Bien sûr, à cette somme, il faudra ajouter l’ensemble des bounties collectés durant le tournoi. Tout à l’heure, les joueurs sont venus ouvrir les enveloppes et, comme d’habitude, le suspense était à son comble.
Le High Roller est aussi en bonne voie. Pour l’instant, 7 joueurs sont encore bien vivants, et ont même eu le droit à une photo signée Caroline Darcourt. Davidi poursuit la compétition, tout comme le Français Timothée Rey.
Ces deux derniers sont d’ailleurs assis l’un à côté de l’autre, et on a pu voir de beaux échanges entre les deux concurrents.