Du jamais-vu, ou presque : l’édition 2018 du BPT Deauville semble se diriger vers un nouveau record, détenu par celui de l’année 2014, où 558 inscriptions avaient été recensées. A l’heure d’écrire ces lignes, déjà 200 entrées sont affichées sur le tableau de bord du tournoi. Oui, 200, alors que la période d’enregistrement tardif s’étire jusqu’au coup d’envoi du Jour 2. Et oui, je je parie que le record de l’événement tombera dans les journées qui suivent.
A titre de comparaison, 126 buy-in ont été comptés au Jour 1A du BPT Deauville 2017. Des chiffres certes honorables, mais bien en-deçà de ceux d’aujourd’hui. Cette journée s’annonce tout bonnement gargantuesque. Celle de demain aussi. Bref, mon petit doigt me dit que la fermeture du Cercle Clichy Montmartre y est peut-être pour quelque chose. Après tout, les férus de cartes habitant à Paris ont perdu leur repère favori, bien que le Paris Elysées Club ait ouvert ses portes cette année.
Face to face
Coucou toi. Parham Ahoor,toujours souriant, a rejoint le Main Event.
Après sa 4e place au BPT Blotzheim il y a trois semaines, Grégory Pieux s’est octroyé une petite sortie ici à Deauville. En espérant que cette étape lui sourisse autant que la précédente.
A noter la présence de Miroslav Alilovic, demi-finaliste de l’EPT Monte Carlo 2014, runner-up du Main Event WSOP Marrakech 2015 ou encore second au High Roller des FPS Cannes 2013. Bref, Miro’ a de la bouteille.
Eric Sfez, c’est 1,3 million de dollars de gains sur le circuit. GL à ses adversaires de table.
En 2017, Deauville avait sourit à Bruno Benveniste à l’occasion du WPTDS. L’ancien patron de Poker52, aujourd’hui à la tête d’une agence immobilière, ne manquerait pas une occasion de disputer un tournoi ici. « C’est quoi la moyenne à la fin d’un Jour 1A sur un BPT », me demande-t-il. « Autour de 40 BB, un truc du genre », lui ai-je répondu, avant que nous entamions une petite conversation coupée par l’intervention de la croupière. « Je suis dans un coup, j’ai besoin de réfléchir », lâche alors le fantasque Jacques Guenni, visiblement gêné par notre échange. « Jacques Guenni qui nous demande d’arrêter de parler, alors là ! », s’exclame, tout en rigolant, Bruno Benveniste. Et Jacques de faire tapis sur un baby board, et de claquer une main qu’il n’avait pas vu devant le nez de son adversaire. « Ah ouais je suis en tilt. Dans 10 minutes je peux avoir doublé, ou être aux côtés de ma femme », s’adresse-t-il à sa femme. « Tu avais mieux ? Oui ? T’as le seum ? », dit-il en riant, avant que des rires ne surgissent de la table. Animé tout ça, comme on aime.
El Mostafa Ederoua
Il reste 173 joueurs (sur 200 inscriptions) Level 4 / Blindes : 300 – 600, ante 50 Moyenne : 57 800
Si le festival du Winamax Poker Tour continue au Pasino Grand d’Aix-en-Provence, le Main Event, lui, est en pause pour trois jours, après un Day 1A à 350 joueurs, un Day 1B à 250 joueurs et un (petit) Day 1C Turbo effectué un dimanche pluvieux en Provence.
Le soleil, ce matin, est revenu sur les ruelles typiques de la plus belle ville de Provence, et il est temps de dévoiler les noms des qualifiés pour le Day 2, qui aura lieu samedi prochain. Les Day 1 redémarrent quant à eux jeudi, pour quatre Day 1 supplémentaires à venir, de quoi faire exploser les compteurs d’entrants !
Pour les grinders locaux (ils sont nombreux) ou nationaux (ils sont déjà une bonne poignée à avoir fait le déplacement en ce tout début de festival), les Day 1 se suivent, tout comme les re-entry, et se ressemblent. Avec la formule 1 re-entry, 7 Day 1, le joueur avec la bankroll adéquate peut donc « envisager » dépenser jusque 7000€ de buy-in —une somme qu’il ne retrouvera qu’en se hissant dans les places payées aux abords de la finale.
Parmi tous ces grinders, on croise à la fois des joueurs sponsoriés (comme ceux de Partouche, Antonin Teisseire) qui sont de tous les Day 1 en attendant de se hisser en Day 2 (et donc en places payées), mais aussi des grands caciques du cash-game parisien. Parmi eux, comme toujours, Rémy Biechel, passé il y a longtemps par le Team Barrière (à l’époque où Grégory Chochon en était le Team Manager – presque dans un autre siècle!). Biechel est l’une de ces figures indéboulonnables du poker hexagonal, toujours aimable, drôle et vivant : il préfère ne pas ruminer le énième bad beat mais plutôt plaisanter des aléas de la vie de grinder.
Lui qui a fait ses armes en petites limites des cercles parisiens, lui qui a connu les up fous des places payées à cinq ou six chiffres suivis des down des mauvaises nuits de Las Vegas… a décidé de revenir gratter sa bankroll, notamment au Club Circus où il est désormais un habitué. De quoi s’assurer un petit revenu minimal, allant au quotidien à la table afin de gagner son bread & butter comme on dirait en VO. Les tournois ? Une routine habituelle quand on parle de petits buy-in midstakes comme cette belle finale du WiPT qui offre un gros prizepool au vu de la largeur du field. En attendant le one time qui lui permettrait de retourner dans la cour des grands et de faire des WSOP côté Championship à 10 000$, il va comme beaucoup d’autres au turbin. La routine habituelle, quoi.
Sans heurts ni bruits, le field s’agrandit petit à petit avec l’arrivée au compte-goutte d’éliminés du Day 1A qui profitent des late-reg pour se reposer un peu. On croise ainsi Antonin Teisseire en local de l’étape, mais aussi le WIP Moundir. L’homme de média a plein de projets en poche afin de promouvoir le poker et son univers à la télévision ou sur les plateformes, et devrait bientôt dévoiler un peu plus tout ce qu’il prépare…
Pour le moment, 240 joueurs entrants sont à compter (ce qui fait donc un peu plus de 600 entrées depuis le début de la compétition). Le Day 1C Turbo devrait être assez calme, tout comme l’année précédente. Petit tour de salle des forces en présence.