Julien Montois vient de sauter à quelques places de la bulle. Dans un coup inconnu, on le croise se dirigeant vers le bar.
Philosophe, il nous confie rapidement : « C’est dommage, avec mon stack, je devais rentrer dans l’argent. » Nul doute que Julien a du se faire éliminer dans un mauvais coup…
Julien Montois sorti à deux places de l’argent. Rageant
En attendant, il ne reste que deux joueurs à sortir pour aborder la phase pop-corn du tournoi. Les jeux se durcissent, à l’instar de Rémy Murcia, assis devant un gros stack qui n’hésite pas à 3bet Mehdi Violleau sur un board relevé. Lorsque Mehdi fold, Eric retourne son bluff.
« Tu me roules pas dessus à la bulle ! » avertit Rémy, mi-figue mi-raisin.
La table casse, Mehdi se retrouve à la droite de Flo Guimond. Et c’est là que j’ai décidé de me poster dans le cas où la bulle devait s’éterniser. Le but est de choisir un spot duquel je vis la bulle pour vous en rapporter un récit, plus ou moins court selon la durée des hostilités.
La table compte un short-stack et semble plutôt calme. Guimond en profite pour agresser les coups mais trouve en Mehdi du répondant. Ca paie plutôt light et ça discute gentiment des lines de chacun. Dubonnet est dans le voisinage immédiat et participe aux discussions.
Quelques « all-in » retentissent mais aucun n’est suivi du fatidique « call » tant attendu par les short-stacks. La clock a été mise en pause, en attendant le passage de la bulle.
Et après une demie heure de jeu parfois tendue, l’annonce résonne. C’est Jérôme Boulhol de big blind qui se réveille avec et se résoud après un long tank à relancer à tapis l’agression préflop de l’adversaire. Ce dernier ne se fait pas prier et paie les quelques huit bb de Jérôme.
Ce sera un coin flip, puisque les Jacks font face à . Dès le flop, Boulhol fait la grimace.
Board complet :
Et la bulle a sauté. Au grand soulagement des joueurs toujours dans le tournoi, insensibles à la détresse maîtrisée de Jérôme, qui ne peut que se résoudre à se diriger, le pas hésitant, vers la sortie…
Allez, une fois n’est pas coutume, on ne vous communiquera que la carte du malheureux, préservant ainsi son anonymat. Sensibilité quand tu nous tiens…
La première édition de l’Estoril Poker Fest est désormais terminée ! Tout est allé très vite, et avec le délai que nous devons respecter par rapport au stream, nous n’avons même pas eu le temps d’annoncer l’élimination du troisième, que le tournoi était déjà terminé. En effet, juste avant le duel final, c’est Joao Pedro qui a quitté le bateau à la troisième place, et qui remporte 52.000 €.
Joao Pedro
Juste après son élimination, le head’s up a donc eu lieu entre Jose Quintas et Hugues « Chotec » Mazerolle. Si ce dernier avait une grande avance en jetons au début du duel, son adversaire, très compétent également, aurait bien pu revenir à niveau pour créer la surprise. Mais il n’en est rien !
Après 20 à 30 minutes, la main finale du tournoi est arrivée, et Chotec a su s’imposer et pousser son adversaire à la faute pour finalement remporter cette première édition portugaise de l’Estoril Poker Fest. Pour sa très belle performance, le Portugais Jose Quintas, membre de la team NitroLogy, termine donc runner-up pour 74.000 € !
Après un véritable marathon de plusieurs jours, Hugues Mazerolle est donc le grand vainqueur du Main Event et remporte les 100.000 € ainsi que le trophée. Quelque peu déstabilisé par l’ambiance autour de lui, Hugues n’a que très peu exprimé sa joie, mais il a tout de même fini par donner une interview à Comanche. En fin de discours, il a cité une phrase de BenCB, qui devrait rester dans les annales, je cite :
« Comme le dit BenCB, gagner un tournoi, c’est comme une femme qui tombe enceinte, les gens ne savent pas combien de fois tu t’es fait baiser avant d’y arriver. »
La réaction du vainqueur fera certainement son petit bonhomme de chemin sur les réseaux du poker français… En plus de ça, Chotec risque de se souvenir longtemps de sa photo d’après-victoire… en peignoir !
Jose Quintas, runner-up de l’Estoril Poker Fest
Hugues Mazerolle, vainqueur du Main Event
La victoire de Chotec clôture donc ce festival qui aura, globalement, ravi les joueurs. L’ambiance, la vue, le climat, tout était au top et très bien organisé. Le casino Estoril est particulièrement bien adapté pour ce genre d’événement.
On se reverra probablement l’année prochaine pour le coverage d’une deuxième édition, du moins, on l’espère !
Ça progresse avec l’élimination de deux joueurs sur le Main. Tout d’abord, c’est Hugo Soares qui est éliminé à la 5e place. Ce dernier a particulièrement impressionné durant cette table finale ! En effet, il a réalisé plusieurs hero calls assez impressionnants.
Après avoir réalisé un 3-bet all-in avec les Valets, Hugues Mazerolle l’a envoyé directement dans le rail en le payant avec KJo. Pour sa cinquième place, le Portugais encaisse 28.000 €.
Quelques temps après, c’est au tour de Dylan Lauret de quitter le tournoi ! Ce dernier a 3-bet all-in Hugues Mazerolle pour 23 000 000 jetons avec QJ de pique, et a été payé instantanément par Hugues avec AJo. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Chotec bénéficie d’une belle réussite ce soir ! Suite à ce coup remporté, Chotec monte à 56 000 000 jetons et prend une sérieuse option sur la victoire à 4 left.
Avec cette 4e place, Dylan Lauret repart tout de même avec un joli chèque de 38 000 €.
On a un nouvel éliminé sur cette table finale du Main Event. Après une relance de 1.000.000 jetons de la part de Jose Quintas avec QQ depuis l’UTG, Ivo Almeida décide de 3-bet all-in en grosse blinde pour 2.700.000 avec KJo. Le board révélera A3Q44 et donnera la victoire à Jose Quintas.
Maintenant, 5 joueurs restent en lice et se rapprochent du graal !
Sur le Misterio, 10 joueurs se font la guerre pour se rapprocher des 8300 € qui attendent le vainqueur. Bien sûr, à cette somme, il faudra ajouter l’ensemble des bounties collectés durant le tournoi. Tout à l’heure, les joueurs sont venus ouvrir les enveloppes et, comme d’habitude, le suspense était à son comble.
Le High Roller est aussi en bonne voie. Pour l’instant, 7 joueurs sont encore bien vivants, et ont même eu le droit à une photo signée Caroline Darcourt. Davidi poursuit la compétition, tout comme le Français Timothée Rey.
Ces deux derniers sont d’ailleurs assis l’un à côté de l’autre, et on a pu voir de beaux échanges entre les deux concurrents.