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Portraits / Interviews

Kool Shen, ambassadeur à vie

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Troisième sur le podium des joueurs du Team W en terme d’ancienneté (devant lui, Gaelle Baumann et Davidi Kitai), Bruno « Kool Shen » Lopes a intégré l’équipe Winamax en 2012, et a depuis très largement confirmé sa passion absolue pour le poker. Rencontre entre deux bullets au Day 1 du WPO Bratislava.

 

Comment s’était passée votre décision d’intégrer le Team Winamax, il y a désormais tout juste douze saisons ?

J’étais déjà identifié comme passionné de poker à l’époque, après un passage par PokerStars, puis Poker Leaders, avec le regretté Eric Haïk. Comme ils n’avaient pas décroché de licence auprès de l’ARJEL au moment de la légalisation du poker en ligne, je me suis retrouvé sollicité par Winamax et j’ai tout de suite accepté. J’avais déjà touché pas mal de cartes, en poker fermé, à la cité quand j’étais jeune, et ensuite j’ai découvert le No Limit Hold’Em à la télévision avec Bruel un peu comme tout le monde… Et puis un jour, je suis allé dans un endroit où il y avait un casino, et où il y avait un tournoi ! Je me suis inscrit, et depuis je n’ai pas regardé en arrière. Après on m’a dit « eh, tu sais que tu peux jouer online ? » A l’époque, je ne savais même pas envoyer un email, t’imagines ! J’ai kiffé, et j’ai énormément joué online…

Qu’est-ce que vous apporte le Team W, dans votre évolution de jeu ?

Soit on décide de s’en foutre, et de n’être qu’un joueur récréatif, et on balance les jetons en se disant juste que c’est cool d’être sponsorisé ; soit on prend ça au sérieux, ce qui est mon cas, et on profite d’avoir des top players dans l’équipe pour partager et avancer ensemble. Les séminaires tous les ans, les chats avec les mains expliquées… à chaque fois que tu échanges, tu progresses un peu. Le soir, aux festivals, on debriefe les mains, ca te permet de te remettre en question. Il faut juste de la bonne mémoire ! Eux, les autres joueurs, bossent leur jeu au quotidien, c’est un vrai job ! Moi je profite plutôt de leur expérience et de leur façon de travailler pour avancer à mon rythme, et construire mon propre jeu.

Votre progression a été linéaire, ou s’est faite par paliers ?

Chez moi, c’est lissé car je ne bosse pas assez. C’est comme toujours, dans les sports ou l’art, tu bosses énormément, tu as l’impression que ça n’avance pas et tout à coup, tu as un déclic. Moi, au poker, je n’ai pas ça car je n’y accorde sûrement pas assez de temps. Ca m’embête aussi de ne pas être assez concentré sur le poker, mais c’est vrai que j’ai 58 ans, j’ai une famille, des projets professionnels… Je ne suis pas que fainéant, je fais d’autres trucs aussi ! (rires)

Quelles différentes générations de membres du Team vous ont fait progresser ?

La génération Ludovic Lacay, Antony Lellouche… je ne les ai pas côtoyés longtemps, donc j’ai eu peu d’interactions. Le gros partage, c’est avec Davidi Kitai, qui est un super pote, puis par exemple Guillaume le Top Shark, et aussi Romain Lewis, qui est un super mec. Avec l’arrivée d’Adrian Mateos et Joao Vieira, même Davidi s’est retrouvé à apprendre beaucoup de choses. Quand on fait les séminaires en leur présence, c’est eux les maîtres de conférence !

Est-ce que le niveau d’analyse d’un Mateos, d’un GTO, c’est utile dans un tournoi comme ce Main Event à 500€ au WPO ?

Le souci du GTO, c’est que si tu affrontes un mec qui n’a aucune idée de ce que c’est, vous n’allez pas vous comprendre… C’est applicable selon le joueur en face de toi : s’il est compétent, tu peux appliquer le GTO et d’autres petites leçons apprises. Si tu es contre un joueur récréatif qui ne comprend rien aux côtes et autres, il faut s’adapter et le scanner pour voir à peu près comment il joue. Ca peut arriver aussi d’avoir des joueurs hyper compétents face à toi dans le circuit mid-stakes, alors que dans un gros buy-in à 10 000$ des WSOP, tu vas avoir un Américain totalement nul qui ne comprend rien. Mais quand tu vois qu’Adrian Mateos s’arrache un Sismix à Marrakech contre 1200 joueurs alors qu’il sort de Super High Rollers au Triton avant… Respect.

Avec la généralisation du GTO s’est imposée une nouvelle norme, mais dès lors, comment en dévier et exploiter l’adversaire ?

Tout va dépendre comment tu arrives à dévier du GTO… Comment tu penses être perçu par l’autre. Il faut toujours scanner le mec en face, mais savoir comment lui te perçoit, comme tu peux dévier des règles que l’autre est censé comprendre.

Et quand vous affrontez des joueurs du Team à la table, ça change quelque chose, au vu de la somme d’infos que vous échangez habituellement ?

Ce qui est certain, c’est qu’on se joue comme si on n’était pas dans le même Team, bien évidemment. Mais c’est vrai qu’on peut avoir des historiques, si on s’est beaucoup joués. Par exemple hier avec Julien Sitbon, je touche le brelan au flop, mais comme je n’ai pas d’historique avec lui, et que je suis battu à la river par full et flush, ça me fait beaucoup hésiter. Il n’y a pas un milliard de combos qui me battent, mais je me dis au final que ce n’est qu’un 500€, avec la re-entry, me bluffer là me semble très osé, surtout que je représente basique un brelan de 5. Bon, après, il n’a pas voulu me révéler sa main ! (rires)

 Vous avez signé votre plus belle performance de l’année dans un Senior aux WSOP. Ca fait bizarre la première fois qu’on entre dans cette catégorie ?

C’est presqu’un peu le bracelet que tu n’as pas envie de gagner ! (rires) En fait, c’est pas vrai car maintenant que c’est un high-roller à 5000$, ça vaut le coup. Quand je suis arrivé en chipleader en table finale, j’étais vraiment hyper motivé. J’avais plus de 110 blindes, et je perds un énorme coup à la moitié de mon tapis contre le pire joueur de la table. En gros, il y avait une joueuse et moi à table qui savions ce qu’on faisait… Le type venait de buster la joueuse en payant deux barrels en ventrale contre double paire floppée. Et c’est bien sur lui qui va me défoncer juste après : il fait une erreur pré-flop, et bien sûr, il touche quinte tout de suite, en donkant max, pendant que moi je me débats avec ma paire de 6 en mains sur un flop 6-7-8. Tout ça en à peine 45 minutes, et heureusement que Stéphane Matheu et Romain Lewis sont derrière moi, donc je reste tranquille, j’ai encore plus de 50 blindes. Derrière je perds 18 BB avec 88<<10-10, puis 8 BB avec 66<<A-J suited. Et à la fin je défends un As contre un flush draw et je finis par payer pour la fin de mon tapis, et j’ai fini sixième, ce qui était une grosse déception car le niveau était mauvais, très passif. Bien sûr, tu as des top joueurs de plus de 50 ans, et d’ailleurs dans 5 ans, Davidi, il pourra jouer le Senior ! Je rentre presque jamais bredouille de Vegas pendant les WSOP, c’est aussi car c’est bien l’endroit où je peux avoir un edge, bien plus que sur les EPT.

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Portraits / Interviews

Rencontre avec Julien Sitbon, Team Pro Winamax, au cœur du WiPT

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Au WiPT d’Aix-en-Provence, Julien Sitbon, pro du poker et leader du classement GPI France, livre ses conseils aux amateurs : comment rester solide, exploiter les erreurs des autres joueurs et aborder un Day 3 avec la bonne stratégie.

  • Salut Julien, comment se passe le festival pour toi ? Tu ne t’es pas qualifié pour le Main Event, mais j’ai vu que tu avais intégré le High Roller hier ?

Super ! Je suis arrivé mercredi matin, j’ai commencé par un paddle, et j’ai enchaîné avec le Battle Royale où j’ai terminé 5e, donc ça a été un bon début de festival. Ensuite, j’ai joué le Main Event le lendemain, mais je n’ai pas eu la chance de me qualifier. Hier, je me suis inscrit sur le High Roller, et aujourd’hui, à partir de 12h30, j’ai le Day 2 de ce même tournoi à jouer ! J’ai 1 million de jetons, sur un average à 450.000, donc c’est plutôt pas mal.

Hier, j’étais à la table d’Alexandre Reard et de Malcom, donc l’ambiance était conviviale, c’était cool !

  • Le WiPT est connu comme étant un tournoi mélangeant Pros et Amateurs. Est-ce que tu ressens une différence de niveau entre aujourd’hui et il y a 5 ans ?

Question intéressante ! Oui, il y a quand même une petite progression à ce niveau-là, surtout avec tous les contenus disponibles sur internet, les solvers  etc… Maintenant, même les amateurs commencent à regarder pas mal de vidéos et à progresser. Ils s’améliorent surtout dans leur agressivité, dans le fait de relancer plus préflop, d’avoir plus de mains en bluff. Personnellement, je trouve que le niveau n’a pas augmenté considérablement, mais il a augmenté quand même !

Il y a plus de réflexion, plus de compréhension du jeu, ça se sent aux tables. Il y a beaucoup de contenus gratuits aujourd’hui. Même nous, chez Winamax, on fait beaucoup de Masterclass, on fait des choses qui permettent d’avoir une base plus solide, surtout pour ce type d’événement.

  • Quel conseil donnerais-tu à un amateur qui se serait qualifié pour le Day 3 ? Y a-t-il une différence d’approche à avoir entre les Days 1 et 2, et le Day 3 ?

J’ai des différences d’approche, mais ce que je donnerais principalement comme conseil, ce serait de ne pas visualiser ça comme un Day 3 ! Il ne faut pas trop se mettre de pression, et surtout, jouer son jeu, et ne surtout pas essayer de changer sa façon de jouer. Bien évidemment, sur un Day 3 il y a déjà une notion d’ICM, dans le sens où on se rapproche des grosses sommes d’argent. Mais il ne faut surtout pas essayer des choses que l’on ne sait pas faire.

Quand on ne connaît pas les tenants et aboutissants d’un move, il vaut mieux ne pas le faire, et encore une fois, se cantonner à ce que l’on sait faire ! Il faut prendre son temps, prendre du plaisir et ne pas s’éparpiller. Restez solide !

En plus, si tu fais quelque chose et que tu dévies de ce que tu sais faire, et que tu bust, tu vas le regretter… alors si tu joues normalement et que tu perds, tu auras beaucoup moins de regret.

  • Tu as dû jouer pas mal de joueurs amateurs depuis ton arrivée En tant que pro, comment tu t’adaptes à ce field, qui n’est sûrement pas le même que ceux que tu as l’habitude de jouer ?

Sur les tournois que je joue, ce n’est pas le même type d’amateur. Ce sont des amateurs réguliers qui font toujours les tournois à 500 € et à 1000 €, et qui sont des gens qui ont un peu d’argent, qui ont un travail à côté… Donc ils sont ce que j’appelle des amateurs réguliers.

Pour revenir à ta question, les gens ont deux approches avec nous. Hier, j’ai discuté un peu avec Romain et il m’a dit qu’il avait passé sa journée à se faire bluffer, dans des spots improbables ! En gros, soit ils veulent nous bluffer à tout prix, soit ils ne veulent pas du tout nous jouer car ils ont en quelque sorte « peur » de nous affronter. Il faut donc s’adapter et bien cerner les profils que tu as en face de toi.

Il y a aussi un truc, c’est ce que j’appelle « les fils qui se touchent ». Desfois, tu as des joueurs de poker qui sont très très sérieux, et d’un seul coup, ils craquent complètement ! Soit parce qu’ils ne sont pas habitués à la pression, ou qu’ils se retrouvent dans un spot qu’ils ne comprennent pas, donc ils envoient tout un peu n’importe comment… Donc voilà comment on s’adapte, il faut savoir repérer ces choses-là, et savoir les exploiter.

Moi je joue beaucoup plus les joueurs que les cartes quand je joue un tournoi comme le Main du WiPT, car en observant, je vais récupérer vraiment beaucoup d’informations sur la façon de jouer des joueurs.

  • Sur ce type de tournoi (le Main), quelles sont les erreurs que tu vois encore souvent chez les amateurs ?

Alors, je trouve qu’il y a encore pas mal de grosses erreurs, mais globalement il y en a beaucoup moins. Par exemple, on voit de moins en moins de limp préflop ! Sur le festival, je n’en ai presque pas vu, ce qui est assez incroyable.

Mais c’est comme on disait tout à l’heure, on fait énormément de vidéos sur Winamax, qui font beaucoup, beaucoup de vues, et dans ces vidéos, le sujet du limp était beaucoup abordé, donc à force, c’est rentré dans la tête des gens ! Ce qui ne m’arrange pas, parce que moi j’aime bien (rires). Je vais dire à Winamax de bloquer l’accès aux vidéos !

Aussi, c’est parfois difficile de se rendre compte des erreurs récurrentes sans voir de showdowns, mais parfois, quand j’en vois, je me rends compte que la sélection des mains, ce n’est pas toujours ça non plus…

  • Tu es premier au classement GPI France, donc maintenant, quel est ton objectif pour 2026 au poker ? C’est quoi le programme en poker live pour les mois à venir ?

Déjà, l’objectif serait de rester 1er du classement GPI France ! C’est un classement qui est très fluctuant, dans le sens où il dépend des performances que l’on fait sur trois ans, et à chaque fois,

ça reprend les trois meilleures performances, et ce, tous les 6 mois. En gros, ça évolue, et si l’un de mes concurrents fait d’énormes performances, il risque de repasser très vite devant. Ça fait donc partie de mes objectifs de garder ma place !

Aussi, j’ai comme objectif de très bien me préparer pour les WSOP, qui sont une série de tournois que j’aime beaucoup. En plus, j’ai un gros programme pour cette année ! Je veux donc être au top pour aborder les WSOP. Je vais jouer aussi le leaderboard, car maintenant, il y a un intérêt financier. Ça permet aussi de lisser la variance sur l’ensemble des trois festivals, que sont Pragues, Vegas, et les Bahamas.

En attendant, on va déjà essayer d’aller performer sur le High Roller de cet après-midi !

 

 

Crédit photo : Winamax / Caroline Darcourt 

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Portraits / Interviews

Vincent Reynaert lance le média « Les Enjeux »

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Vincent Reynaert, ancien de PMU Poker et du Groupe Barrière, vient de lancer un média pas comme les autres : Les Enjeux, une plateforme qui analyse un monde du gaming en pleine mutation. Rencontre.

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours dans le monde du gaming ?

J’ai découvert l’univers du jeu en 2010, à un moment clé : celui de l’ouverture du marché français. À l’époque, tout était à construire. C’est dans ce contexte que j’ai rejoint Everest Poker, pour développer les partenariats sur un marché qui s’inventait chaque jour. C’était une période excitante, un peu folle aussi, avec beaucoup d’expérimentations et une vraie effervescence autour du poker en ligne.

Un peu moins de 2 ans plus tard, j’ai rejoint le PMU. 8 années passionnantes pendant lesquelles j’ai eu la chance de travailler sur le développement du poker dans une entreprise dont ce n’est pas le coeur de métier. C’est à ce moment-là qu’est né le France Poker Open (FPO), un circuit que nous avons créé avec l’ambition de surfer sur l’ADN poker live, la marque de fabrique de PMU Poker.

En 2020, j’ai intégré le groupe Barrière pour piloter le développement de leur offre digitale. L’objectif : préparer le futur des casinos physiques dans un monde de plus en plus connecté. Et juste avant de lancer Les-Enjeux.com, j’ai occupé le poste de directeur marketing et communication chez Texapoker, une aventure courte mais intense, au cœur de la plus belle scène du poker live. Ces expériences m’ont donné une vision globale du secteur, à la fois côté opérateurs, événementiel et communication et surtout une conviction : celle que l’industrie du jeu a besoin d’être mieux racontée.

Quelle est la volonté derrière “Les Enjeux” ?

Le jeu est un secteur fascinant, en pleine mutation. On assiste à une recomposition de fond : des acteurs comme Winamax ou Betclic ont complètement bouleversé les codes, les casinos physiques amorcent une transition vers le digital, la filière hippique doit se réinventer pour séduire une nouvelle génération de joueurs, et la régulation évolue vers plus d’ouverture, notamment avec la possible arrivée des casinos en ligne, le jeu est de moins en moins un tabou.

Bref, c’est un moment charnière. Et pourtant, il n’existait pas de média francophone pour documenter ces transformations. Les informations circulent, mais souvent de façon éclatée, entre des communiqués institutionnels, des sites d’actualité très spécialisés ou des analyses en anglais.

Avec Les Enjeux, on veut justement combler ce vide. Notre ambition est de devenir un point de convergence : un lieu où les différents acteurs, opérateurs, fournisseurs, régulateurs, start-up, juristes, etc. peuvent se retrouver, échanger, comprendre les grandes tendances, et surtout prendre du recul sur leurs métiers.

C’est aussi un média qui parle à tous les passionnés de jeux, pas seulement aux professionnels. On veut raconter les succès, les innovations, les débats, mais aussi les enjeux humains, économiques et sociétaux derrière cette industrie souvent caricaturée.

Que va apporter une telle publication en ligne, et quelle équipe va y travailler ?

Aujourd’hui, dans le monde francophone, il n’y a pas de média de référence capable de couvrir l’ensemble de l’écosystème du jeu, comme le font des titres anglo-saxons tels que iGaming Business ou EGR.
Nous, on veut occuper cette place.

Notre couverture sera large : la France, bien sûr, mais aussi la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, et une partie de l’Afrique francophone, notamment le Maroc, où l’activité casino et hippique est très dynamique. L’idée, c’est de créer un réseau francophone du jeu.

Mais au-delà de l’actu, Les Enjeux veut surtout changer la perception du secteur. Trop souvent, le jeu est résumé à ses excès ou à ses risques, alors qu’il s’agit d’un univers d’innovation, de savoir-faire et d’excellence française. Des milliers de personnes y travaillent, des start-ups y inventent la tech de demain, des groupes investissent dans la RSE, la data, la sécurité ou la formation.

Pour construire ce regard global, je m’entoure d’experts : des avocats fiscalistes, des consultants spécialisés, des technophiles, des pros du casino, du poker ou du pari hippique. Ce sont eux qui apporteront la rigueur, la crédibilité et la diversité de points de vue.

Et enfin, un point qui me tient à cœur : Les Enjeux veut aussi inspirer. En mettant en lumière les réussites, on espère attirer de nouveaux talents, de nouvelles idées et de nouvelles énergies vers le secteur.

Quelle est votre vision du jeu à 1, 5 ou 10 ans en France et en Europe ?

La France, c’est un marché paradoxal : très encadré, parfois rigide, mais incroyablement riche. On compte plus de 200 casinos, soit le maillage le plus dense d’Europe. On a deux opérateurs historiques, la FDJ et le PMU, qui ont su se réinventer pour devenir de véritables acteurs digitaux et européens. D’ailleurs, la FDJ vient de franchir un cap avec le rachat de Kindred Group, propriétaire d’Unibet : un signal fort de l’ambition française.

Dans les cinq prochaines années, on va assister à une recomposition majeure du paysage du jeu en ligne. L’ouverture du marché des casinos en ligne est, à mon sens, inévitable. La vraie question, ce sera : sur quel modèle ? Et avec quelles garanties de protection et de responsabilité ?
Plusieurs visions vont s’affronter : celle des opérateurs terrestres, celle des acteurs déjà en ligne, celle du régulateur, du politique et des moralisateurs… Ce sera un moment clé, comparable à ce qu’a été l’ouverture du marché des paris en 2010.

Sur le long terme, je crois que le secteur va continuer à se professionnaliser et à s’ouvrir. On va vers un écosystème plus mature, plus connecté à la tech, à la data et à l’expérience client. Et je pense aussi qu’on va assister à une forme de réconciliation entre le jeu et la société. Parce que le jeu, au fond, c’est aussi du divertissement, de la culture, et parfois même du patrimoine.

Et nous, chez Les Enjeux, notre rôle, c’est de raconter cette évolution, d’en décrypter les ressorts et d’en faire un sujet de société à part entière.

(crédit photo : Audran Sarzier)

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Portraits / Interviews

Rencontre : Fivebet, poker et vision d’avenir avec Thomas Gimie

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Alors que le poker live connaît un nouvel essor en France, certains acteurs se démarquent par leur énergie et leur volonté de dynamiser le milieu. C’est le cas de Fivebet, une jeune structure qui s’impose peu à peu comme un nom à suivre dans l’univers du poker live. À sa tête, Thomas Gimie et benjamin Camps, passionnés de la première heure, entendent proposer une expérience différente : plus humaine, plus structurée, et résolument tournée vers les joueurs.

  • Pouvez-vous présenter votre société et vos activités, ainsi que votre parcours dans le poker ?

Avec benjamin, mon associé et co-fondateur, on s’est rencontrés il y a plus de 15 ans, et on a eu une carrière qui nous a fait beaucoup travailler ensemble, même si on était dans des endroits différents. On travaillait dans les tournois, partout dans le monde, et un peu à tous les postes.

Benjamin a pris des postes à plein temps, et moi, j’ai toujours été très indépendant en étant sur des tournois dans un cadre plutôt événementiel ! J’ai finalement dirigé beaucoup de tournois avant de monter Fivebet avec Benjamin.

  • Comment interagissez-vous avec vos équipes, celle du casino et celles de Winamax ?

C’est une bonne question ! Mon rôle ici est d’être l’intermédiaire entre tout le monde. Légalement, l’organisateur, c’est le casino. Winamax est le sponsor propriétaire de la marque avec son cahier des charges et ses process, tandis que moi, je suis là pour que tout le monde puisse marcher main dans la main, et réaliser l’objectif qu’on a tous, c’est-à-dire régaler les joueurs et créer des événements qui fassent date !

Moi, j’amène tous les extras poker. Christophe (le responsable du casino) de son côté a aussi d’autres extras comme la sécurité, les barmans… Au niveau des employés de jeu, on a 250 personnes supplémentaires que je manage pour le compte de Christophe, en vue d’assurer l’événement de Winamax.

  • Quels autres grands évènements organisez-vous dans l’année ?

Ici, on a au moins deux rendez-vous importants par an, qui sont les Swiss Poker Series mais aussi les Kill Tilt Poker Series. Ce sont des festivals qui fonctionnent vraiment bien.

Aussi, il y a une stratégie d’événements qui se veulent très gros et très ambitieux, mais il y a aussi des ambitions plus humbles qui sont d’aller combler des territoires qui sont en manque de poker. C’est ce qu’on essaye aussi de faire avec d’autres marques dans d’autres endroits de France où il y a une demande, mais très peu d’offres.

  • Avec la prééminence de Texapoker dans le live, comment avez-vous trouvé votre place et qu’apportez-vous comme savoir-faire ?

Le but était de développer une nouvelle part de marché, plutôt que d’essayer d’en grignoter à TexaPoker, et je crois que c’est ce qu’on a fait ! Soit on est allé faire du poker d’une autre manière dans des établissements qui en proposaient déjà, soit on est allé en faire dans des casinos qui n’en faisaient tout simplement pas. Tu vois par exemple, on ne travaille pas sur des casinos qui travaillaient avec TexaPoker avant qu’on arrive, ce qui fait que la concurrence est bénéfique pour le marché puisqu’on fait grossir le gâteau ! C’est notre approche des choses…

Nous ne sommes pas sur la multiplication du volume, et nous n’avons pas non plus pour objectif de décliner des produits qui sont les mêmes partout. Comme on est une jeune entreprise, on essaye de valoriser notre flexibilité et de développer des produits sur mesure en fonction d’un site. Le but est de mettre un peu d’âme dans tout ça !

 

 

 

Crédit photo : Caroline Darcourt 

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