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Interview : Elie « Punisher934 » Payan, champion du monde 2011 de Pot Limit Omaha

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Elaine Bulteau/ Poker52 : Tout d’abord, peux tu te présenter, et nous dire quel est ton parcours poker ?

Elie Payan : Né à Blois (41), j’ai 27 ans et suis originaire d’Orléans (45). J’ai découvert ce qu’était le poker lors d’un weekend à Londres il y a 4 ans (février 2007). 17 mois plus tard (juillet 2008) je pris mon courage à deux mains pour démissionner de mon travail (CDI en gestion de projets SAV) afin de me consacrer corps et âme dans cette fascinante discipline. Entre temps, j’avais réussi à perfectionner mon niveau de jeux en adhérant à l’Orléans Poker Club (mai 2007). J’ai commencé dans les cercles et casinos français sur des tables de cash game 1-2€ et en participant à des tournois entre 50 et 200€.

EB : Pratiques-tu également le poker en ligne ?

Elie : Pour le moment je ne joue pas online car je suis conscient que l’approche du poker est différente. Ne voulant pas faire les choses à moitié, je m’y consacrerai un jour quand j’aurais envie d’y investir de mon temps et de mon argent. Punisher934, me vient de là ou j’ai fait mes débuts en tant qu’amateur (Orléans Poker Club).

EB : Tu es en ce moment à Las Vegas pour les WSOP. As-tu participé à beaucoup de tournoi depuis ton arrivée, et est-ce ta première fois à Vegas ?

Elie : Je suis à Las vegad depuis le 3 mai, et je n’ai pas eu l’occasion de joueur beaucoup de tournois car le downswing que je parcourais ne me le permettez pas. Alors je me suis contenté de faire un 350$ (NLH) et un 560$ (HORSE) au Venetian, un 130$ (PLO) au Caesars Palace et un 250$ (PLO) au Golden Nugget.

Cette dernière année je me suis beaucoup investi à Vegas, mais n’ayant pas de green card ou de visa, je ne pouvais rester que 3 mois lors de chacun de mes séjours

EB : Peux tu nous en dire plus sur ton parcours hors poker ?

Elie : J’ai obtenu un BEP et un BAC PRO MSMA (Maintenance des Systèmes Mécanique Automatisés) puis j’ai conclu mes études sur un BTS CIRA (Contrôle Industriel et Régulation Automatisé) que j’ai effectué en apprentissage chez les Parfums Christian Dior.

Une fois mes études terminées, j’ai rapidement trouvé un CDI en gestion de projets SAV dans une entreprise spécialisée dans la protection incendie des autres entreprises.

EB : Tu viens de remporter une épreuve des WSOP devant 1070 joueurs pour 292,825$ de gains. Que vas-tu faire de tout cet argent ?

Elie : Je vais forcément réinvestir une partie dans le poker, et le reste « tombera dans un puits ». Maintenant, à froid, je suis sûr d’une chose : étant un amateur de sport mécanique,  je compte bien me faire plaisir en m’offrant une Suzuki 750 GSXR dès mon retour.

EB : Le Pot Limit Omaha, ta variante préférée ?

Elie : J’éprouve autant de plaisir à jouer au PLO qu’au THNL. Mais c’est en tournoi PLO que j’ai le meilleur edge.

EB : Après ta victoire et ton titre de champion du monde, tu affiches clairement ta motivation à réussir une brillante année 2011. Peux-tu nous faire une analyse de ton état d’esprit à l’approche d’un tournoi ?

Elie : La journée avant un tournoi, je fais en sorte de ne jamais la passer sur une table de poker. Pourquoi ? Tout simplement parce que lorsque l’on se réveille et que l’on à perdu 2 ou 3 caves la veille, ce n’est pas agréable à vivre. Je veux être sûr d’arriver avec un bon moral et les idées claires. Car en ce qui me concerne, je pense que le mental compte à 50% au poker.

EB : Comment as tu vécu ce tournoi, et qu’as tu ressenti à l’arrivée en table finale ?

Elie : J’ai vécu mon parcours de deux façons différentes :

– Quand j’étais à la table, très bien. Mon degré de concentration était tel que je ne laissais passer aucun détail, ce qui me faisait complètement oublier l’importance de l’enjeu.

– Dès que je n’étais plus à la table, au break ou après le tournoi, très mal. C’est simple, le break était annoncé, je me levais de ma chaise et je devenais tout blanc comme une personne qui serait sur le point de faire un malaise. Cette sensation était un réel problème pour moi, car comme un malade j’en perdais l’appétit. Ce n’est qu’une fois retourné à table que j’avais faim et soif. Et pour ce qui était de mon sommeil entre les 2 days, il était quasiment inexistant.

Afin de mieux connaître mes adversaires, dans la mâtiné qui précédait la table finale, j’avais prit le temps de checker les différents résultats de chacun. Je suis arrivé en table final très confiant mais avec les deux mêmes symptômes expliqué ci-dessus : A table je ne jouais que du plastique, mais une fois qu’on était en pause la pression aurait pu me paralyser.

EB : On sait que tu étais très déterminé à remporter le titre et le bracelet de champion du monde. Quelle était ta stratégie à 9 joueurs left ?

Elie : Ne sachant quelle stratégie chacun de mes adversaires allait mettre en place, je suis arrivé à la table sans en avoir une… Pour mettre en place une stratégie parfaite, mon choix devait être déterminé en fonction de celle mise en place par mes propres adversaires.

Après 30 minutes de jeu, j’ai pu conclure que la situation à la table était la suivante : Les gros tapis jouaient énormément, et les petits tapis avaient un jeu très serré. Puis ils essayaient d’éviter toute confrontation avec un autre gros tapis. Cette situation était vraiment une aubaine pour moi qui ne joue que pour le titre.

Conclusion, ma stratégie fut la suivante : Jouer tout le monde ! Je me devais de jouer les petits tapis qui jouaient très serré et qui abandonnaient souvent les coups pré-flop et je me devais de jouer post-flop les gros tapis qui ne voulait pas mettre en péril leur jetons en voulant payer un tirage ou contrôler un bluff très cher.

Mais je n’ai pas pu mettre en place cette stratégie bien longtemps, car lorsqu’on était encore neuf, j’ai subis un bad setup (brelan vs brelan au flop) contre Jeffrey Sarwer qui m’a fait passer short stack.

EB : Quel est ton programme de tournois à venir, et vas tu participer aux gros évènements du circuit type EPT, WPT etc.. ?

Elie : Actuellement, je suis incapable de répondre clairement à cette question. Cela dépendra si oui ou non un sponsor est prêt à me donner ma chance.

EB : Quel est ton objectif principal pour le reste de l’année 2011, et quel serait ton plus grand « rêve poker » ?

Elie : Actuellement mon principal objectif est de trouver un partenariat honnête en vue de jouer un maximum d’évents sur le circuit pro.

Alors si j’ai la permission de « rêver grand », allons y : Faire une saison de high stake poker avec Ivey et Dwan à ma table.

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Le journal Off du poker

[Journal des WSOP — 27 juin] Pour toujours un peu plus d’action

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Comment vivre les WSOP, à des milliers de kilomètres de Las Vegas, comment vibrer, perdre ou gagner comme les pros et amateurs qui ont fait le grand saut et ont offert leur chance et leur bankroll aux tables climatisées du désert du Mojave ? Comment, virtuellement, avoir un peu d’action ? Derrière ce mot transparent ou presque (en anglais, l’action, c’est avoir une part de l’investissement d’un joueur engagé dans un tournoi) s’ouvre un univers qui n’a jamais véritablement décollé en Europe, celui de stacking de joueur.

Pour la première fois, on apercevait par exemple Bruno Fitoussi (également créateur de Poker52, ndlr) ouvrir pour la première fois publiquement son action aux joueurs anonymes, via une plateforme reconnue pour son très grand sérieux, Pocket Fives, pour un 10 000$ PLO, entre autres, à un « prix » (le markup) le plus intéressant possible, à 1 contre 1, à hauteur de la moitié du buy-in. En gros, si Bruno Fitoussi gagne 100 000$ dans le cadre de ce tournoi, il en gardera la moitié, et le stackeur anonyme qui l’aura financé à hauteur de 500$ (soit 10% du stacking disponible) touchera 5000$… Pour le Main Event (qui sera joué, avec ou sans stacking), le joueur français propose un markup plus élevé, à 1,2. Dans ce cas, le stackeur qui aurait financé à la même hauteur toucherait 5000/1,2 soit 4000$.

Le concept du stacking par des sites spécialisés fait cependant encore débat. Hier, sur Twitter, un joueur et influenceur américain, Johnnie Vibes, partageait un message privé d’un « fan » qui lui demandait quand il pourrait avoir une part d’action de ses tournois. Vibes, qui n’avait jamais fait cette démarche, disait hésiter. Très vite, Tony Dunst, figure charismatique du World Poker Tour, faisait alors entendre une voix assez rare sur le sujet : « Ne vends pas d’action, si tu n’en as pas besoin. Il y a plein de façon de faire vibrer tes fans, sans avoir à vivre cette situation gênante qui consiste à leur prendre leur argent… » Joey Ingram, l’une des personnalités les plus en vogue du TwitterPoker américain, prenait quant à lui le contrepoint, assurant que le stacking était, à la manière du sports betting, une façon pour les anonymes de vivre plus intensément la compétition des professionnels.

Au delà des comptes et des chiffres, des rêves de fortune sans même toucher une carte, le débat autour du stacking anime encore les discussions entre joueurs pro. Il y a deux jours, une grindeuse américaine « offrait » 3% de son Main Event à un joueur handicapé qu’elle avait rudement traité à table. On le sait, même si tout est flou, les swaps entre pros (échange d’action entre deux joueurs participant au même tournoi) sont courants, et sont souvent accusés de fausser l’esprit de compétition dans les tournois à petits fields mais gros buy-in, puisque la variance est lissée pour ceux qui possèdent, au sein d’un petit groupe, de l’action commune.

En parallèle continue toujours le stacking de pros par des whales qui préfèrent ne pas aller au combat directement. Les rumeurs de pros ayant vendu plus de 100% de leur action se sont d’ailleurs parfois révélées réelles, après que le vainqueur d’une compétition à Monte-Carlo ait renégocié avec ses financiers : en gagnant le tournoi, il devait plus d’argent qu’il n’en gagnait… Et c’est sans parler des semi-pros prenant l’argent de leurs stackeurs, oublient de buy-in pour le tournoi concerné, et plaident le bust aux premiers levels ; ou ce vainqueur du Main Event WSOP, Jamie Gold, qui voulait renégocier son contrat de stacking après avoir décroché le titre et ses quelques 12 000 000$…

De grands champions ont souvent été soupçonnés d’être les horse de financiers hong-kongais ou américains, ne jouant jamais sur leur argent afin de se refaire ; récemment, un milliardaire stackait encore des joueurs dans le 250 000$, comme on mise aux courses. Il y a quelques années encore, les scènes, aux WSOP, d’hommes de main attendant des joueurs ITM devant des centaines de milliers de dollars à leurs stackeurs étaient monnaie courante. A Macau, ou lors de Series aux buy-in mirifiques, on aimerait connaître la réalité de l’action réelle aux tables entre jeunes multimillionaires du web, joueurs broke, Triades bien achalandées et swaps à tout va. Qu’importe, tant que le spectacle, et l’action, sont au rendez-vous.

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WSOP

[WSOP 2022] Deuxième bracelet français de l’été

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C’est dans le prestigieux 5000$ 6-handed, où de nombreux Européens figuraient en bonne place, qu’un deuxième bracelet français est tombé : Jonathan Pastore signe son premier énorme exploit en live, alors qu’il y a quelques années, il participait encore au freeroll Winamax Poker Tour ! 770 000$ et une sacrée fête en prévision pour le contingent français…

PlaceWinnerCountryPrize (in USD)
1Jonathan PastoreFrance$771,765
2Stephen SongUnited States$476,990
3Tamer AlkamliCanada$331,503
4Elio FoxUnited States$234,036
5Paraskevas TsokaridisGreece$167,882
6Patrick SekingerUnited Kingdom$122,395

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Le journal Off du poker

[Journal des WSOP — 18 juin] Rocking Las Vegas

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Le monde du poker sait aimanter les trajectoires folles, les particules élémentaires, les destins sans point commun avec le quotidien. Lib(éraux)-Lib(ertaires) (la plupart des joueurs), fous de MAGA aux carrières étourdissantes (James Woods, l’acteur inoubliable de tant de films, de Videodrome à Il était une fois en Amérique), Texans hyper-chrétiens aux arrangements intimes avec leur foi (Doyle Brunson en tête), scammers en tous genres (il suffit de regarder le forum consacrés aux joueurs indélicats sur 2+2, et vous aurez un certain who’s who du poker américain), justiciers newborns (Daniel Negreanu), apolitiques invertébrés (Yoh_viral, parmi tant d’autres) et même anarchistes intellos (en son temps, Mickey Appleman) comme le dernier vainqueur d’un bracelet WSOP (le HORSE à 1500$), Steve Albini.

La politique n’a pas cours autour des tables des WSOP, mais elle se joue plutôt sur Twitter, par blocages, retweets et shitstorms interposés. Steve Albini, lui, débat peu, mais se déclare souvent. Sa page est une heureuse foire d’empoigne et de franchise entre cette Amérique post-MAGA qu’il conchie. Loin d’un Negreanu qui applique ces terribles notions binaires de bien et de mal, et qui assume son schéma moralisateur, Albini est l’une de ces rares voix libres et singulières du poker-twitter. Il déboulonne les idoles de manière jouissive, se moque ouvertement de ceux qui ont pour cheval de bataille réactionnaire la question du genre et relancent leur carrière en se rangeant du côté de l’intolérance (l’humoriste Ricky Gervais en tête), se moque de lui-même et son « babil poker incessant pour les semaines à venir », partage de la musique noise et autres expérimentations soniques.

Il faut dire que Steve Albini n’est pas n’importe qui : avant d’être un joueur passionné (son pseudo twitter est d’ailleurs @electricalwsop), il a fait une énorme carrière de musicien et de producteur. Natif du Montana, dans ce trou incroyable qu’est Missoula (la ville, entre autres, qui aura vu l’une des plus belles voix de la littérature nature-writing américaine s’épanouir), il a vécu toute sa vie au beau milieu des rednecks à la fois libertaires et réactionnaires. Il n’aura gardé d’eux que le premier trait, et aura transporté sa folie créative dans un rock minimaliste et avant-gardiste. Côté production, il a même créé le son de plusieurs énormes groupes indépendants : Nirvana (pour In Utero) mais aussi les Pixies, PJ Harvey, les Canadiens de Godspeed You Black ! Emperor, Slint, les Stooges d’Iggy Pop, etc. En remportant cette nuit son deuxième bracelet de sa carrière, Steve Albini aura une fois de plus confirmé que tout ce qu’il touche se transforme en or, brut.

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