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WSOP

WSOP Main Event : liste des 114 Français ayant passé le Day 1

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Sur 7319 joueurs au départ de ce Day 1 du Main Event 2010, 5118 sont passés dont 114 Français :


Julien Foussard 166 175

David Benyamine 130 800


Alex Bonnin 127 275

Jean Hemmer 125 875

Dimitri Rassam 113 350

Damien Luis 112 700

Olivier Daeninckx 112 500

Joseph Berrebi 97 975

Thomas Demaria 96 800

Alexandre Luneau 95 250

Emile Yazbeck 95 200

Paul Pires Trigo 94 750

Sebastien Chevillet 93 775

Benjamin Pollak 77 575


Damien Rony 77 100

Patrick Hanoteau 72 700


Christopher Pereira 70 500

Nicolas Chappuis 69 325


Nazim Guillaud 66 900

Valentin Messina 66 550

Pierre Lecanu 65 250


Germain Gillard 63 225

Olivier Matillo 60 550

Michael Moutarde 64 700

Paul Testud 63 975


Leon Cohen 61 800

Stephan Gerin 61 800

Anthony Lellouche 61 500

Christophe Bernard 59 600

Ludovic Lacay 59 075

Arnaud Esquevin 59 050

Pierre Canali 58 900


Jean-Paul Pasqualini 56 475

Karib Omar 55 625

Slimane Mameche 55 000

Fra Ianni 54 725

Hugo Lemaire 54 650


David Colin 52 200

Mercedes Osti 51 975


Kevin Martinet 46 150

Francois Tardieu 46 125

Gabriel Nassif 45 525


Sebastien Hoyez 45 100

Alexia Portal 44 900


Marc Bariller 44 550

Adrien Allain 44 225

Christophe Benzimra 44 125

Mohamed Zamiti 41 500

Pierre Rupin 40 975

Stephane Piau 40 950

Marc-David Delimal 40 325

Julien Drochon 40 050


Antoine Saout 39 750

Philippe Ktorza 39 275

Julien Claudepierre 39 225


Alexandre Viard 39 225

Guillaume Cescut 37 450


Sylvain Taddei 37 350

Ahmed Debabeche 36 025

Antoine Amourette 35 900


Nicolas Boulanger 35 775

Martial Blangenwitsch 35 000

Anthony Curcio 34 100

Julien Ragosa 33 525

Damien Lhommueau 33 225

Dan Ghouzi 32 675

Remy Biechel 31 925


Vanessa Hellebuyck 31 825

Joseph Teanotoga 30 075

Romain Arnaud 29 375

Christian Stantchev 27 750

Cyril Bensoussan 27 500

Nicolas Poloniato 27 500

Sylvain Mazza 27 300

William Pastout 26 625

Eric Sagne 26 175

Dang Hai 25 200

Eric Haber 25 175

Renaud Desferet 24 575

Aldric Emie 24 475

Franck Catois 24 325

Jean-Luc Fournier 24 250

Fabrice Soulier 23 925


Xavier Jacquet-Duval 23 350

Barbara Martinez 23 300


Jaques Zaicik 22 525

Philippe Narboni 22 350

Patrick Sacrispeyre 22 200


Thomas Bonnet 22 150

Patrick Lechner 20 775

Christian Debeil 20 050

Bertrand Reminiac 20 000

Christophe Pommier 19 750

Michael Maitre 19 175

Lars Muller 19 050

Sylvain Biard 19 000

Emmanuel Suire 18 625

Julien Langvan 17 800

Imad Derwiche 17 125

Malik Nouri 16 225

Jessy Marillaud 16 100

Franck Kalfon 15 950


Vincent Elkael 14 650

Tristan Giard 14 200

Nicolas Babel 13 500


Gillies Pieri 13 200

Patrick Vittet 11 300

Serge Nadjar 10 375

Jerome Lhostis 9 200

Moataz Ahmed 8 975

Sylvain Guitton 8 900

Pierre Brenier 8 050

Thomas Bichon 5 725

Farid Mekhfi NC

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Le journal Off du poker

[Journal des WSOP — 27 juin] Pour toujours un peu plus d’action

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Comment vivre les WSOP, à des milliers de kilomètres de Las Vegas, comment vibrer, perdre ou gagner comme les pros et amateurs qui ont fait le grand saut et ont offert leur chance et leur bankroll aux tables climatisées du désert du Mojave ? Comment, virtuellement, avoir un peu d’action ? Derrière ce mot transparent ou presque (en anglais, l’action, c’est avoir une part de l’investissement d’un joueur engagé dans un tournoi) s’ouvre un univers qui n’a jamais véritablement décollé en Europe, celui de stacking de joueur.

Pour la première fois, on apercevait par exemple Bruno Fitoussi (également créateur de Poker52, ndlr) ouvrir pour la première fois publiquement son action aux joueurs anonymes, via une plateforme reconnue pour son très grand sérieux, Pocket Fives, pour un 10 000$ PLO, entre autres, à un « prix » (le markup) le plus intéressant possible, à 1 contre 1, à hauteur de la moitié du buy-in. En gros, si Bruno Fitoussi gagne 100 000$ dans le cadre de ce tournoi, il en gardera la moitié, et le stackeur anonyme qui l’aura financé à hauteur de 500$ (soit 10% du stacking disponible) touchera 5000$… Pour le Main Event (qui sera joué, avec ou sans stacking), le joueur français propose un markup plus élevé, à 1,2. Dans ce cas, le stackeur qui aurait financé à la même hauteur toucherait 5000/1,2 soit 4000$.

Le concept du stacking par des sites spécialisés fait cependant encore débat. Hier, sur Twitter, un joueur et influenceur américain, Johnnie Vibes, partageait un message privé d’un « fan » qui lui demandait quand il pourrait avoir une part d’action de ses tournois. Vibes, qui n’avait jamais fait cette démarche, disait hésiter. Très vite, Tony Dunst, figure charismatique du World Poker Tour, faisait alors entendre une voix assez rare sur le sujet : « Ne vends pas d’action, si tu n’en as pas besoin. Il y a plein de façon de faire vibrer tes fans, sans avoir à vivre cette situation gênante qui consiste à leur prendre leur argent… » Joey Ingram, l’une des personnalités les plus en vogue du TwitterPoker américain, prenait quant à lui le contrepoint, assurant que le stacking était, à la manière du sports betting, une façon pour les anonymes de vivre plus intensément la compétition des professionnels.

Au delà des comptes et des chiffres, des rêves de fortune sans même toucher une carte, le débat autour du stacking anime encore les discussions entre joueurs pro. Il y a deux jours, une grindeuse américaine « offrait » 3% de son Main Event à un joueur handicapé qu’elle avait rudement traité à table. On le sait, même si tout est flou, les swaps entre pros (échange d’action entre deux joueurs participant au même tournoi) sont courants, et sont souvent accusés de fausser l’esprit de compétition dans les tournois à petits fields mais gros buy-in, puisque la variance est lissée pour ceux qui possèdent, au sein d’un petit groupe, de l’action commune.

En parallèle continue toujours le stacking de pros par des whales qui préfèrent ne pas aller au combat directement. Les rumeurs de pros ayant vendu plus de 100% de leur action se sont d’ailleurs parfois révélées réelles, après que le vainqueur d’une compétition à Monte-Carlo ait renégocié avec ses financiers : en gagnant le tournoi, il devait plus d’argent qu’il n’en gagnait… Et c’est sans parler des semi-pros prenant l’argent de leurs stackeurs, oublient de buy-in pour le tournoi concerné, et plaident le bust aux premiers levels ; ou ce vainqueur du Main Event WSOP, Jamie Gold, qui voulait renégocier son contrat de stacking après avoir décroché le titre et ses quelques 12 000 000$…

De grands champions ont souvent été soupçonnés d’être les horse de financiers hong-kongais ou américains, ne jouant jamais sur leur argent afin de se refaire ; récemment, un milliardaire stackait encore des joueurs dans le 250 000$, comme on mise aux courses. Il y a quelques années encore, les scènes, aux WSOP, d’hommes de main attendant des joueurs ITM devant des centaines de milliers de dollars à leurs stackeurs étaient monnaie courante. A Macau, ou lors de Series aux buy-in mirifiques, on aimerait connaître la réalité de l’action réelle aux tables entre jeunes multimillionaires du web, joueurs broke, Triades bien achalandées et swaps à tout va. Qu’importe, tant que le spectacle, et l’action, sont au rendez-vous.

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WSOP

[WSOP 2022] Deuxième bracelet français de l’été

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C’est dans le prestigieux 5000$ 6-handed, où de nombreux Européens figuraient en bonne place, qu’un deuxième bracelet français est tombé : Jonathan Pastore signe son premier énorme exploit en live, alors qu’il y a quelques années, il participait encore au freeroll Winamax Poker Tour ! 770 000$ et une sacrée fête en prévision pour le contingent français…

PlaceWinnerCountryPrize (in USD)
1Jonathan PastoreFrance$771,765
2Stephen SongUnited States$476,990
3Tamer AlkamliCanada$331,503
4Elio FoxUnited States$234,036
5Paraskevas TsokaridisGreece$167,882
6Patrick SekingerUnited Kingdom$122,395

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Le journal Off du poker

[Journal des WSOP — 18 juin] Rocking Las Vegas

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Le monde du poker sait aimanter les trajectoires folles, les particules élémentaires, les destins sans point commun avec le quotidien. Lib(éraux)-Lib(ertaires) (la plupart des joueurs), fous de MAGA aux carrières étourdissantes (James Woods, l’acteur inoubliable de tant de films, de Videodrome à Il était une fois en Amérique), Texans hyper-chrétiens aux arrangements intimes avec leur foi (Doyle Brunson en tête), scammers en tous genres (il suffit de regarder le forum consacrés aux joueurs indélicats sur 2+2, et vous aurez un certain who’s who du poker américain), justiciers newborns (Daniel Negreanu), apolitiques invertébrés (Yoh_viral, parmi tant d’autres) et même anarchistes intellos (en son temps, Mickey Appleman) comme le dernier vainqueur d’un bracelet WSOP (le HORSE à 1500$), Steve Albini.

La politique n’a pas cours autour des tables des WSOP, mais elle se joue plutôt sur Twitter, par blocages, retweets et shitstorms interposés. Steve Albini, lui, débat peu, mais se déclare souvent. Sa page est une heureuse foire d’empoigne et de franchise entre cette Amérique post-MAGA qu’il conchie. Loin d’un Negreanu qui applique ces terribles notions binaires de bien et de mal, et qui assume son schéma moralisateur, Albini est l’une de ces rares voix libres et singulières du poker-twitter. Il déboulonne les idoles de manière jouissive, se moque ouvertement de ceux qui ont pour cheval de bataille réactionnaire la question du genre et relancent leur carrière en se rangeant du côté de l’intolérance (l’humoriste Ricky Gervais en tête), se moque de lui-même et son « babil poker incessant pour les semaines à venir », partage de la musique noise et autres expérimentations soniques.

Il faut dire que Steve Albini n’est pas n’importe qui : avant d’être un joueur passionné (son pseudo twitter est d’ailleurs @electricalwsop), il a fait une énorme carrière de musicien et de producteur. Natif du Montana, dans ce trou incroyable qu’est Missoula (la ville, entre autres, qui aura vu l’une des plus belles voix de la littérature nature-writing américaine s’épanouir), il a vécu toute sa vie au beau milieu des rednecks à la fois libertaires et réactionnaires. Il n’aura gardé d’eux que le premier trait, et aura transporté sa folie créative dans un rock minimaliste et avant-gardiste. Côté production, il a même créé le son de plusieurs énormes groupes indépendants : Nirvana (pour In Utero) mais aussi les Pixies, PJ Harvey, les Canadiens de Godspeed You Black ! Emperor, Slint, les Stooges d’Iggy Pop, etc. En remportant cette nuit son deuxième bracelet de sa carrière, Steve Albini aura une fois de plus confirmé que tout ce qu’il touche se transforme en or, brut.

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