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Portraits / Interviews

Taylor Von Kriegenbergh remporte le WPT Seminole Hard Rock Showdown

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Taylor Von Kriegenbergh est un jeune joueur américain totalement inconnu il y a encore deux mois mais qui depuis, enchaîne les performances dans les tournois majeurs. Il a effectivement ouvert son palmarès lors du 5000$ Big Event à Los Angeles début mars. Au milieu d’un field de plus de 400 joueurs, il a décroché la 4ème place, laissant la victoire à Victor Ramdin devant Joe Hachem. Un mois plus tard, il atteint la 18ème place du 5000$ NAPT de Mohegan Sun que remportera Vanessa Selbst pour la deuxième année consécutive. Taylor participa alors dans la foulée au 10.000$ High Roller Bounty Shootout et s’empara de la 5ème place du tournoi que remportera Jason Mercier, lui aussi pour la deuxième année de suite.

Toujours à la conquête de son premier titre majeur, Taylor Von Kriegenbergh participa ce week-end au 10.000$ WPT Seminole Hard Rock Showdown en Floride et se retrouva parmi un field peut-être moins relevé que lors de ses tournois précédent mais comptant tout de même 433 joueurs. Une fois la bulle atteint, seul Mile Sexton faisait figure de « shark » du tournoi mais celui-ci échouera à la 27ème place, pour 31.176$. La route vers la bracelet WPT allait alors être dégagée pour Taylor qui s’imposera finalement. Il remporte par la même occasion 1.122.340$ et rentre ainsi directement dans le Top 10 des plus grands gagnants en tournois live de l’année 2011, toujours mené par Erik Seidel.

Taylor Von Kriegenbergh est un nouveau joueur du circuit qu’il faudra surveiller avec attention lors des WSOP qui débutent dans moins d’un mois.

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News

Cash-game : Paris flambe-t-il ?

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Après des débuts ralentis par la crise sanitaire, la scène poker parisienne est devenue l’une des plus actives en Europe. Les tables de cash-game ne désemplissent pas, avec une offre large qui attire un écosystème complet de joueurs débutants et de tables plus confirmées, où la flambe est de mise. Si le Club Circus et le Club Montmartre sont connus pour leurs tournois, très fréquentés, trois clubs des Champs-Élysées proposent une offre variée de cash-game. Parmi eux, le Club Pierre Charron se démarque : rencontre.

SERGE GRAZIANI, LE VISAGE DU CASH-GAME À PARIS
Figure incontournable du poker parisien depuis près de vingt ans déjà, Serge Graziani est un modèle de probité et d’accueil, assurant une expérience joueur optimale à tous ceux qui fréquentent les parties de cash-game. MCD en charge de la salle poker du Club Pierre Charron, il répond à nos questions, avant de prendre son service du soir…

Quel a été votre parcours dans le monde du cash-game ?

J’ai fait dix ans à l’ACF, de 2004 à 2014. J’ai commencé en tant que croupier poker, puis chip runner, puis assistant floor et enfin floor. J’ai rejoint le Club Pierre Charron dès l’ouverture. Embauché à l’automne 2019, j’étais déjà présent pour la formation croupiers. Le cash-game m’a toujours énormément plu, c’est une préférence personnelle, et j’ai voulu continuer à creuser dans cet univers. Ce que j’aime le plus, c’est construire de belles parties… Au Club Pierre Charron, je peux mettre toute mon expérience au service des joueurs.

Qu’est-ce qui selon vous fait la force de l’offre cash-game du Club Pierre Charron ?

Indéniablement, nous proposons l’offre la plus large puisque nous commençons avec des 1-2 NLHE (minimum 100 €, jusqu’à 500 €) et que le CPC est le seul à en proposer à Paris. Puis nous avons des 2-4 NLHE (200 € buy-in minimum, pas de maximum), des 5-5 NLHE (300 € minimum, pas de maximum) et enfin des 5-10 NLHE (500 € minimum, pas de maximum) et bien sûr nous ouvrons de grosses tables plusieurs fois par semaine… En Omaha, l’essentiel des tables de la capitale se jouent chez nous. Nous tournons avec une 2-4 PLO (200 € minimum, pas de maximum) puis une 5-10 PLO car une 5-5 seraittrop proche en termes d’enjeux… Nous proposons très régulièrement une 10-20 PLO et même des 20-40 PLO qui sont très actives !

Au-delà de l’organisation du WPTDeepStacks Paris 2020 au Palais des Congrès, pourquoi le CPC est-il réputé pour le poker, d’après vous ?

C’est un subtil mélange, entre l’historique et le savoir-faire de l’équipe de direction. Ce sont tous des professionnels ayant oeuvré dans différents cercles de jeux et casinos, à Paris et à l’international. La présence, par exemple, du duo Pascal Rolin (directeur responsable) et Julien Biagué (directeur des jeux) insuffle une vraie passion pour le jeu. Mathieu Biagué (directeur de la caisse) et toute l’équipe de MCD, des personnes chevronnées et respectées, rassurent les joueurs. Quant à Gregory Benac, notre président, il éprouve tout ce qui est fait au Club avec l’oeil intraitable du joueur. Plus généralement, tous les membres de l’équipe connaissent à la fois les joueurs et leurs attentes, et l’écoute permanente de tout le staff permet un service optimal. Côté technologie, le parcours digital des joueurs leur permet de s’inscrire de manière très simple, et de suivre en temps réel le temps d’attente aux tables. Quant au matériel de jeu, l’équipement RFID de toutes les tables et jetons nous différencie
très nettement des autres clubs.

Quelle est la typologie de joueurs ?

Elle a changé avec le temps, et on retrouve une moitié de joueurs « historiques » de la scène parisienne, notamment à l’Omaha, ainsi qu’une autre moitié constituée de joueurs plus jeunes, venant du tournoi. La mode du poker existe toujours, l’écosystème de joueurs se renouvelle constamment. Avec  les plus jeunes joueurs, il faut parfois une approche presque éducative, et bien leur expliquer que pour le plaisir de tous, un club est différent d’une partie entre amis. Il faut préciser les règles si nécessaire, être à la fois ferme et pédagogique. Cela se passe d’ailleurs très bien tout le temps. La preuve, c’est que tous les joueurs de tournois parisiens, quand ils ont fini leur compétition dans un autre établissement, viennent principalement chez nous pour jouer au cash-game.

Racontez-nous : les grosses parties sont-elles revenues à Paris ?

Nous sommes ravis de voir revenir les grosses parties, surtout en Omaha, car elles sont passionnantes. On leur dédie une salle privée, avec un chef dédié, et aussi boissons et nourriture offertes depuis la cuisine du restaurant, qui est très cotée. Le service est préférentiel, avec les croupiers les plus aguerris et les plus rapides, ce qui sécurise et fluidifie la partie. Ce qui est passionnant dans ce type de parties, c’est que des coups incroyables s’y jouent : trois personnes à tapis, un pot de plus de 8 000 € et au final, même en Omaha 4, avec un flop doté d’énormément de tirages… c’est une doublette qui donne la main à la meilleure paire, avec une paire de 10 ! En tant que spectateur, c’est toujours très étonnant. Les masses bougent vite, et l’action ne freine jamais. Ça dépend aussi évidemment des joueurs présents, qui font l’identité et la dynamique à la table. Les options sont déposées presque un coup sur deux afin d’enflammer la partie, et le pot moyen est aux alentours de 1 500 €, avec parfois de gros pots à 15 000 ou 20 000€ selon le nombre de joueurs encore dans le coup. Il n’y a pas si longtemps, sur une 20-40 PLO, on a vu un pot à 24 000 € avec de beaux jetons jaunes à 1 000 € au milieu du tapis… Et comme le pot est capé, le
prélèvement est très raisonnable ! Notre volonté est d’avoir ce genre de tables qui durent, pour le plus grand plaisir de tous. Pour toutes nos équipes, c’est une fierté et un plaisir de proposer ces parties-là.

LA TECHNOLOGIE AU COEUR DE L’EXPÉRIENCE JOUEUR

Avec la technologie SMART RFID, le Club Pierre Charron assure aux joueurs de cash-game une fluidité des parties ainsi qu’un environnement de jeu de la meilleure qualité. Rencontres croisées avec Christophe Leparoux, vice-président exécutif, ventes & marketing de GPI France, partenaire du CPC et Ziad Farhoud, directeur des opérations en charge des technologies du Club Pierre Charron.

Quelle est l’activité de la société GPI ?

Christophe Leparoux : Depuis 1925, GPI (alors Bourgogne & Grasset) produit et commercialise des jetons et plaques pour les casinos du monde entier. Dès son origine, les technologies innovantes développées par la société lui ont permis de fabriquer des produits de haute sécurité garantissant aux casinos une protection optimale contre les risques de contrefaçon. Les jetons et plaques constituent en effet la « monnaie » des établissements de jeux et protéger leur intégrité est essentiel. Au fil des décennies GPI, au-delà de son procédé de fabrication confidentiel et intrinsèquement très sécurisé, a donc mis au point divers éléments sécuritaires incorporés à ses produits : encres UV, marquage infrarouge, hologrammes, encres secrètes, etc. Plus récemment, GPI a renforcé sa place de leader mondial avec l’intégration de la technologie RFID qui s’impose aujourd’hui comme un standard dans l’industrie des jeux de table.

En quoi consiste le SMART RFID ?

CL : SMART RFID consiste en l’intégration d’une puce RFID 13,56 MHz ou tag à l’intérieur du jeton sans que ses caractéristiques et performances soient altérées. Chaque jeton possède alors sa propre identité sous la forme d’un numéro de série unique, infalsifiable et non reproductible, protégé par diverses méthodes de codage et d’encryptage de données. En complément, une large gamme de lecteurs permet de déployer la technologie sous différentes formes, partout dans le casino, alors qu’une suite logicielle développée par GPI permet d’authentifier et de valider les tags et de suivre et contrôler les flux des jetons. Lorsque les jetons sont placés sur une antenne dissimulée sous le tapis de la table, dans une encaisse, au comptoir de la caisse ou dans la réserve, les jetons sont reconnus et identifiés dans la base de données dédiée du club/casino. Apparaissent alors instantanément le nombre et la valorisation totale des jetons lus ainsi que la répartition par valeurs. La technologie RFID utilisée par GPI permet une lecture en 3D de plusieurs milliers de jetons à la fois et de manière instantanée. Les données ainsi collectées en différents points du casino (tables, caisses, réserve, coffre…) permettent l’authentification des jetons, l’inventaire en temps réel, le suivi des transactions, de la performance des tables, des parties et offrent des outils statistiques jusqu’alors indisponibles pour les jeux de table traditionnels.

Dans quels domaines la technologie RFID est-elle présente pour le Club Charron ?

CL : Plusieurs clubs parisiens ont adopté notre technologie SMART RFID tels que le Club Circus et le Paris Élysées Club, mais le Club Pierre Charron a été un réel précurseur, principalement avec l’application Poker-RFID. Dès l’origine du projet, l’équipe de direction a parfaitement compris l’intérêt d’intégrer la RFID à sa dotation de jetons et nous avons développé un réel partenariat pour déployer cette technologie aux caisses mais également sur l’ensemble des tables de cash-game et de jeux traditionnels. Le Club Pierre Charron est assurément aujourd’hui l’un des établissements européens le plus avancés dans l’exploitation de la RFID.

En quoi l’apport technologique de GPI améliore-t-il l’expérience joueur (cash-game) au Club Charron ?

Ziad Farhoud : L’apport de la technologieSMART RFID au poker cash-game est indéniable. Elle permet une telle traçabilité qui apporte plus de sécurité pour les joueurs et l’établissement. En effet, les pots sont calculés automatiquement et en continu. Les prélèvements obligatoires sont également automatisés, le risque d’erreur est considérablement réduit. Surtout, les joueurs le voient bien, le nombre de mains par heure est décuplé, le jeu est fluidifié et accéléré. Cette technologie améliore également la convivialité avec l’affichage des montants et des données statistiques des pots, des prélèvements et des gains : autant d’informations intéressantes dans une partie. Le RFID de GPI fait partie d’un ensemble de technologies qui constituent notre parcours digital complet, développé et exploité en exclusivité par le Club Pierre Charron. Ainsi c’est toute la gestion du poker qui est simplifiée pour offrir un parcours « sans coutures » aux clients. De l’entrée dans l’établissement jusqu’à l’inscription en table ou le changement de siège, en passant par la caisse et la mise en banque des jetons. Et ça change tout !

 

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Cercles parisiens

Christophe Pi, le Club Barrière à plein régime

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Arrivé il y a deux ans à la tête du Club Barrière du 104 avenue des Champs-Élysées, Christophe Pi a dû faire face immédiatement au Covid et à sa pandémie, qui allait figer toute la scène des clubs parisiens. Véritablement actif depuis juin 2021, ce directeur à l’humanité et au charisme immédiats compte bien tout faire pour continuer à innover et proposer le meilleur service possible à ses joueurs. Rencontre.

Vous êtes à la tête du Club Barrière depuis deux ans, dont seulement sept ou huit mois d’activité. Quelles premières conclusions tirez-vous de cette nouvelle aventure pour vous qui avez dirigé de nombreux casinos dans le monde entier ?

Nous sommes leader en termes de produit brut des jeux à Paris, ce qui est très satisfaisant, avec deux autres gros clubs dans notre sillage, eux aussi situés dans le secteur des Champs-Élysées. À mon arrivée à Paris début 2020, je venais tout juste de quitter la direction du Casino Barrière de Menton, après avoir dirigé des établissements en Égypte, et je m’étais donc installé à l’hôtel à Paris, en attendant de m’y établir de façon pérenne, sauf que tous les hôtels ont fermé avec le Covid… j’ai donc vécu quelques mois au Fouquet’s, qui a eu la gentillesse de m’accueillir, sauf que l’hôtel était totalement vide. Durant trois mois, j’ai passé mes journées seul ou presque au Club, à analyser les chiffres de mon prédécesseur, à m’approprier le lieu et à imaginer quelle impulsion je pourrais lui donner. Je pense qu’on était partis sur des limites de table trop hautes, et il a fallu s’adapter. On a fait énormément de Meet avec mes équipes et Lucille Denos, jusqu’à la première réouverture en juin 2020, où l’on a déjà fait de gros changements dans l’organisation. Nos deux concurrents sont le Club Pierre Charron pour le poker, et l’Élysées Club. Mais je pense qu’il y a vraiment de la place pour nous tous, en respectant notre ADN et notre identité. On a donc décidé de bien travailler ces deux strates de clientèle : on fait un peu moins d’entrées, mais on a une clientèle plus qualitative, pour résumer. La troisième corde à notre arc est le triptyque Hôtel Fouquet’s, qui est magnifique, Club Barrière et casino d’Enghien, tant que les clubs n’auront ni roulette ni machines à sous. Je suis très intéressé par le fait de développer la clientèle internationale, notamment car j’ai travaillé dans le monde entier, et je crois que cela frémit à nouveau à l’international.

 

Quelles nouveautés sont prévues pour ce printemps 2022 ?

Le restaurant, qui était auparavant géré par Christophe Adam, change de nom au 1er avril : le produit de « Dépôt légal » n’était pas adapté à notre clientèle de joueurs. Comme sur les Champs-Élysées la concurrence en restauration est énorme, il fallait accepter que ce restaurant soit fait pour nos clients, qui sont parfois là tous les jours de l’année… Il faut que la carte évolue et s’adapte à toutes les typologies de clients. On a donc recruté un nouveau chef qui lance la nouvelle carte au 1er avril, et on a beaucoup écouté nos clients afin de s’adapter. Il a fallu se réinventer et on ne travaillera qu’avec des produits frais. L’aspect nourriture compte énormément pour les clients réguliers, qui veulent de la souplesse, de la simplicité et de la qualité. En plus, la restauration court de 13 heures à 4 heures du matin, en continu. Et désormais toute la carte sera servie également à la table de jeu. La salle de restaurant sera désormais à The Wedge, la grande salle centrale, qui est un lieu de vie et le poumon du Club. Les résultats des tables de Stud et de 3-Card Poker n’étaient pas très intéressants, et on a donc préféré relocaliser la salle de restaurant. Et l’ancienne salle de restaurant pourrait bien devenir un espace de jeu privé.

 

Vous semblez également miser sur un marketing bien plus présent et offensif…

Oui, l’époque nous permet enfin de communiquer avec une offre complète dans notre Club. On a adopté une période d’entrée gratuite, mais aussi des tombolas avec des dotations incroyables, et un tournoi à 1100 €, l’Escadrille, qui aura lieu chaque mois, doté de plusieurs satellites. Le 500 € hebdomadaire continue bien évidemment, et on lance un inédit, un tournoi à 1 100 € les 8, 9 et 10 avril, le Motorcycle Tournament, avec une moto offerte en plus du prizepool pour le gagnant ! Nous disposons de quatorze tables avec huit joueurs à table en permanence, donc nous sommes limités en termes d’espace, mais nous pouvons tout de même offrir de beaux produits. On avait pensé à l’EPT, avant la nouvelle vague Covid, mais on a dû reporter ce projet, qui est toujours d’actualité, ainsi que la reprise du BPT.

 

La signature Barrière, c’est aussi le service, connu pour son excellence…

J’ai toujours dit à mes équipes qu’on pouvait être sérieux tout en étant décontractés et humains. C’est l’idée que je veux insuffler et je crois que ça se ressent dans le Club. Je viens du casino, ce qui est un peu différent des clubs : la typologie de clientèle est un peu différente, mais on peut amener un esprit fun et léger qui vient du casino, avec des cadeaux surprises, des soirées thématiques, etc. On a eu un très bon retour dès qu’on a fait de tels événements.

 

Comment imaginez-vous l’évolution des clubs à Paris ?

Cela ferait beaucoup de sens que la roulette soit autorisée, mais je ne crois absolument pas aux machines à sous, qui nous transformeraient de facto en véritables casinos. Normalement, un décret va bientôt passer afin d’autoriser le retour du Multicolore dans les  clubs, ce qui est un premier pas vers la roulette. J’ai fait la demande d’autorisation, mais malheureusement il n’existe pas de matériel encore sur le marché, donc tout dépendra de cela. C’est un Multicolore sans billard, donc cela prend moins de place qu’auparavant.

 

Côté poker, quelle offre est disponible au quotidien ?

La plupart du temps, ce sont deux tables de PLO qui tournent en 2/4, 5/5 très souvent, et en Texas Hold’em, on a une ou deux tables de 2/4, et ensuite des 5/5 et parfois même des 20/40 en NLHE ou PLO, voire 50/50. Malheureusement, on n’a pas encore droit au Dealer’s Choice, mais on en a fait la demande car c’est une hérésie que l’on ne puisse pas offrir ça à nos clients. Et côté jeux de table, le Progressif à l’Ultimate nous a amené encore plus de clients, et l’on réfléchit à développer notre offre sur ce secteur… Je suis très confiant dans l’avenir car on a énormément d’idées en tête afin d’innover et d’amener un plaisir de jeu encore plus grand à nos clients.

 

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Portraits / Interviews

Grégory Benac, le joueur aux commandes du Club Pierre Charron

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S’il est méconnu du grand public, de par la distance qu’il entretient avec les médias, Grégory Benac est l’homme derrière le Groupe Marval, une société indépendante dont le premier établissement de jeu, le Club Pierre Charron, a su s’imposer comme une référence à Paris tant par la qualité de son offre de jeu que par sa cuisine et son sens du service. Attentif à toutes les innovations et à chaque détail de son club, Grégory Benac fait figure d’homme singulier du fait de son profil professionnel : après des études et une carrière aux États-Unis dans la finance, ce spécialiste des hedge funds a réalisé le rêve du jeune homme qu’il était il y a vingt ans, véritable passionné des cercles parisiens et des tournois de poker. Rencontre avec un épicurien élégant au verbe précis.

Le premier établissement que vous avez lancé, le Club Pierre Charron, se présente comme un club « créé par un joueur, pour les joueurs ». Comment avez-vous découvert le poker ? Quel a été votre parcours ?

J’ai commencé le poker moderne à dix-huit ans, en 1996, à l’Aviation Club de France. À l’époque, le Texas Hold’em n’était pas encore populaire. Quand j’allais jouer à l’Aviation, les parties étaient à 30 francs en Dealer’s Choice et les couloirs accueillaient essentiellement des parties de backgammon. J’ai passé pas mal de nuits là-bas, en parallèle à mes études à Paris-Dauphine. Avant ça, entre amis, on jouait au Draw à cinq cartes et j’y ai passé pas mal de nuits blanches. Ce qui est amusant, c’est qu’à l’époque des cercles, je m’étais déjà intéressé au fait d’ouvrir un établissement de jeu parisien. Je voulais créer un lieu dans lequel j’allais pouvoir rassembler tout ce que j’aime : le beau jeu, la bonne cuisine, les bons vins… mais je ne suis pas allé plus loin que ce rêve quand j’ai réalisé que le montage en Association 1901 était désuet et inadapté. J’ai obtenu par la suite une bourse pour étudier aux États-Unis, après ma double maîtrise de gestion et de finance et une expérience en banque. J’ai ensuite découvert le monde des hedge funds aux USA, encore assez peu développé en France à l’époque. J’ai décroché un travail passionnant auprès d’une grande fortune américaine, afin de l’accompagner dans ses affaires. On a voyagé dans le monde entier ensemble, et c’était très formateur, surtout à 23 ans. J’ai ensuite rejoint un gros fonds d’actifs, basé à Boston. En rentrant en France, je n’avais quasiment plus joué au poker pendant toutes mes années américaines, et je me suis inscrit au WPT National en 2012, qui avait lieu à l’Aviation Club de France et… je l’ai remporté. J’ai toujours apprécié les tournois de poker, car on rencontre des gens très différents, de tous les horizons et milieux, et c’est la seule activité où j’arrive à m’évader, à être dans ma bulle. Le poker a longtemps été mal vu en France, mais aux États-Unis, notamment au sein des fonds d’investissement, les entreprises organisent des tournois pour leurs employés, afin d’avoir une appréciation de la bonne prise de risque. La gestion d’un stack lors d’un tournoi de poker (freezeout) est similaire à la gestion de portefeuille ; et contrairement à une partie de cash-game, on est tous au même niveau, cela gomme les disparités sociales.

L’idée de monter un club vous est revenue au moment du changement de législation des établissements de jeu à Paris… Quelle a été votre démarche à l’époque ?

La genèse du Club Pierre Charron remonte en effet à 2017, je n’avais pas abandonné l’idée d’ouvrir un tel établissement. Je tenais une veille à ce sujet et, dès que la loi a été annoncée, j’ai contacté des amis afin de faire un premier tour de table. À l’origine, l’idée était de lancer un hôtel-casino, avec un ami qui possède un grand hôtel, mais cela n’a finalement pas pu se faire. Ma petite sœur, Valérie, qui est dans l’immobilier, a trouvé le local actuel du Club Pierre Charron. C’était très compliqué de trouver un local car il fallait avoir le bail signé avant de pouvoir demander sa licence… Surtout pour quelqu’un qui est étranger au milieu du jeu. Quand j’ai descendu pour la première fois l’escalier qui mène à ce qui est aujourd’hui la salle principale du Club, qui était à l’époque une piscine, j’ai été bluffé par la hauteur sous plafond et le potentiel des lieux.

Une fois l’aspect financier sécurisé, il a fallu recruter une équipe de professionnels, aguerris au jeu et à la spécificité du marché parisien, pour transformer mon rêve en réalité. L’équipe a bien changé, entre les débuts du projet et maintenant. C’est avec le temps et les challenges que les personnes se révèlent. Et en à peine trois ans, il y en a eu quelques-uns ! Les équipes actuelles, qu’elles soient dirigeantes ou opérationnelles, ont prouvé leur savoir-faire et partagent ma vision et mon niveau d’exigence.

Comment avez-vous réussi à convaincre des investisseurs hors du milieu du jeu à s’engager avec vous ?

J’ai rencontré un véritable enthousiasme, les investisseurs ont été rapidement convaincus. C’est un rêve commun à beaucoup de gens de pouvoir monter un tel établissement, c’est une certaine mythologie qui vient du cinéma, de la culture populaire américaine et française. Il y a tellement de barrières à l’entrée pour créer un casino ; avec le Groupe Marval [ndlr : le condensé des prénoms des sœurs de Grégory Benac, Marion et Valérie], je leur offrais la possibilité de vivre ce rêve. Très vite, le premier tour de table a été bouclé. Au départ, je n’imaginais pas m’occuper à plein temps du Club après son lancement, mais il était important pour moi que ma vision perdure et s’installe dans le temps. Près de deux ans avant l’ouverture, j’étais presque quotidiennement en contact avec la police des jeux dans le cadre de leur enquête. Je voulais me lancer dans Marval uniquement si tout était carré. Sans la police des jeux et leur omniprésence, je n’aurais probablement pas ouvert de club, ce sont eux qui m’ont rassuré grâce à leurs vérifications et procédures efficaces. Nous avons appris à travailler ensemble, car au départ, ils étaient étonnés qu’un profil comme le mien se lance dans cette activité. Petit à petit, je me suis retrouvé à travailler jour et nuit pour le Club, à découvrir un monde à part entière. C’est passionnant et ça dépasse de loin ce que j’imaginais !

En quoi le Club Pierre Charron est, pour vous, différent des autres établissements ?

Ce Club est avant tout un lieu de vie. Je trouve par exemple très bien que des clients y viennent uniquement pour boire un verre, dîner ou juste déambuler, sans nécessairement jouer. C’est une deuxième maison où l’on doit se sentir chez soi. Appréciant le vin, la gastronomie, le cigare, j’ai voulu que cela se retrouve dans le Club Pierre Charron : une belle cave, un chef qui excelle, Eddy Bajeux, passé par l’Hôtel Costes, et un fumoir spacieux avec une jolie sélection de cigares. Une passion que je n’ai pas encore fait vivre dans le Club, c’est celle du piano, mais je pense un jour en installer un, avec un pianiste à certaines heures. Pour la cuisine, j’ai vraiment voulu mettre le produit à l’honneur, avec un chef qui ne travaille que des produits de grande qualité rassemblés au sein d’une carte simple et réconfortante, et des créations quotidiennes. C’est je trouve très facile de faire compliqué mais très difficile de faire simple. C’est l’une de mes grandes satisfactions : avoir ouvert un restaurant qui propose tard dans la nuit une telle qualité, c’est rare. Côté jeu, nous avons une équipe exceptionnelle et avons pris le meilleur de ce qui se fait partout dans le monde : des jetons RFID afin de garder une fluidité du jeu, des tables et tapis fabriqués en Italie, inspirés des clubs londoniens, des sièges très confortables… C’est dans les détails que se fait la différence en termes d’accueil de nos joueurs.

L’accueil, le service et le relationnel avec les joueurs contribuent, je pense, à nous différencier de nos concurrents. À tous les niveaux, les équipes du Club apportent à la fois un cadre technique rassurant et un grand sens du service, que les habitués apprécient tout particulièrement.

En ce mois de mars 2022, vous fêtez les deux ans d’un événement qui a marqué le poker hexagonal, l’organisation du WPT à Paris en 2020, qui avait été un succès phénoménal, augurant celui du Club Pierre Charron. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois d’activité perturbés par la crise sanitaire ?

Avec Ziad Farhoud, le directeur des opérations du Groupe Marval, nous avons mené, dès le départ et dans la plus grande discrétion, des discussions avec les deux plus belles marques du poker : WSOP et WPT, avec lesquelles nous avons signé des partenariats uniques afin de proposer en exclusivité les tournois WSOP et WPT à Paris pendant plusieurs années. Le tour de force du WPT 2020 a été de savoir l’organiser en moins de quatre semaines et de trouver cette salle incroyable au Palais des Congrès car les travaux du Club n’étaient pas encore terminés. Personne n’y croyait, mais le résultat a dépassé toutes les espérances en termes de nombres de joueurs et de réactivité de nos équipes, que nous venions tout juste d’embaucher. C’est souvent dans l’adversité que se révèlent les personnalités, et nous avons pu le constater à l’époque mais aussi récemment lors d’un bref mouvement social : la solidarité qui est née de ces jours compliqués a permis de souder nos équipes les plus fidèles. L’adversité a été une chance et a malgré elle servi les intérêts du Club. Ainsi, sans les travaux du Club qui s’éternisaient, nous n’aurions pas monté un tel WPT Paris. Et sans ce mouvement social, nous n’aurions pu identifier aussi clairement les atouts du Club et ainsi accélérer son développement !

Le WPT Paris en 2020 est quasiment un miracle puisque l’épidémie de Covid a fermé le pays quelques jours après la fin de la compétition. Nous avons, de fait, une seule année d’activité au compteur, si l’on compte les diverses fermetures administratives, et nous sommes très heureux des résultats du Club, puisque nous sommes premiers sur le secteur à Paris, et que nous progressons chaque mois en termes de volume et de produit brut des jeux [ndlr : chiffre d’affaires]. Nous n’avons jamais voulu forcer les choses, nous aimons développer de nouveaux produits, avec parfois des avant-premières parisiennes comme le récent Jackpot Progressif à l’Ultimate Poker qui rencontre un succès tel qu’il y a parfois des files d’attente comme au poker pour y jouer ! Nous affinons également nos futures offres de tournoi, toujours dans l’idée de proposer le meilleur produit à nos clients. Quand j’ai créé le Groupe Marval, je voulais que l’excellence soit au rendez-vous, et que nous puissions, à terme, développer plusieurs établissements, qu’ils soient de jeu ou hôteliers, et qui correspondent à ma vision de l’art de vivre. C’est encore un peu tôt pour en parler mais les prochaines années devraient, je pense, nous amener quelques beaux développements… 

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