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Journal des WSOP (14 juillet 2011) : Marcher sur l'eau

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Après des mois de traversée de désert, des semaines passées à douter, des heures entières noires, sombres, coléreuses, Guillaume Darcourt s’est relevé. Dans les couloirs des poker-rooms de Las Vegas, le bruit courait qu’un Français avait pris la tête du Main Event. Un Français ? « Mais oui, Darcourt, tu ne vois pas qui c’est ? » Un extra-terreste, pour certains, un piètre joueur pour quelques méchantes langues jalouses du succès médiatique de cet industriel français installé en suisse, « un mec super bon, j’ai joué à sa table, il m’a impressionné », dira un autre.

Guillaume Darcourt n’en est pas à son premier coup d’éclat. En fait, l’éclat, c’est même ce qu’il connaît, puisqu’après sa victoire d’un titre WPT à Bucarest il y a un an et demi, et sa finale hystérique aux WSOP l’an dernier, le capitaine de la Team PMU —ancien fer de lance de l’écurie 770, avant que celle-çi se voit refuser la licence d’exploitation par l’ARJEL (une rareté à souligner)— a beaucoup fait parler de lui : grande gueule, parfois ; généreux, toujours ; fragile, souvent.

Le début des World Series a ressemblé pour lui au pire des enchaînements. Car si l’homme se fait fort de « monter des jetons » en un rien de temps, il est aussi connu pour ses sorties de routes incontrôlées qui le propulsent au rang de chipleader avant de le voir prendre la porte « EXIT », tête baissée, écumant de rage. « Il faut que tu changes de braquet, Guillaume », se contentent de lui souffler quelques amis qui n’ont pas compris une chose : sans ce tempérament de feu, Guillaume Darcourt n’aurait pas gagné ses titres, ne monterait pas des montagnes de jetons dès les premiers levels, ne rendrait pas dingue la moitié de sa table en quelques coups seulement, et n’aurait sûrement pas de sponsor.

Car le poker français aime le « panache », le « poker champagne ». En tout cas, les médias première génération. « Avec Guillaume Darcourt, au moins on ne s’ennuie pas. Tout n’est peut-être pas parfait, mais il joue avec son cœur, et c’est tellement rare… » me disait Benjamin ‘Benjo’ Gallen il y a quelques mois en devisant sur ces générations ennuyeuses de joueurs auto-proclamés « techniques ».

Et hier, dans l’Amazon Room, tout le monde ou presque partageait son avis. Rapportés par nos amis de Made In Poker, le propos d’un joueur Pokerstars sentait l’aigreur : « Ce type est nul, je ne sais pas ce qu’il fait là, ne m’en parle pas… », lançait l’impétrant muni d’un maigre tapis. Mais derrière Darcourt, une grande partie des médias qui aiment voir ce quasi-anonyme aux cheveux roses hurlant la joie de jouer et de gagner. Sûrement, Darcourt en fait trop. Et bien sûr, il est trop tôt pour vendre la peau des autres joueurs avant de les avoir bustes, même si, en fin de Day 3, il pointe dans le Top 20. Mais ces trois journées de pur plaisir, de « run good » combiné à une belle concentration et à un beau poker plein de risques et de domination psychologique, suffiront sans doute —victoire, deep run ou bubble-boy— à Guillaume Darcourt à se relever. A prendre quelques semaines hors des tables de poker pour revenir plus fort que jamais à la rentrée et à faire, toujours et encore, tourner les têtes des apôtres rigoristes d’un poker aseptisé.

Jérôme Schmidt

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WSOP-C Cannes : Cyril Mazet rafle le titre !

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Au terme d’une finale qui réservait de beaux noms autour de la table —Davidi Kitai et Arnaud Enselme en tête—, c’est un joueur peu connu du circuit qui remporte la Ring WSOP-C dans le cadre toujours majestueux du casino Barrière Cannes Croisette.

Cyril Mazet, remporte sa première victoire à six chiffres : 123 000€, pour ce beau Main Event à 1500€ qui était considéré comme le joyau de cette série à la popularité toujours énorme.

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Les WSOP-C reviennent en force sur la Croisette !

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C’est l’une des plus belles compétitions du printemps, et c’est dans le cadre magique du Casino Barrière Le Croisette, à Cannes, avec plus de 50 tables de jeu, dont la moitié dans une salle ouverte au sein du mythique Palais des Festivals que cette compétition aura lieu du 14 au 26 avril. Alain Fabre, figure incontournable du jeu en France, directeur du casino Barrière Cannes Croisette, revient pour nous sur ce grand événement à ne manquer sous aucun prétexte.

Vous avez toujours été l’un des casinos en pointe sur le poker, avec une offre régulière. Quelle est votre offre « après-Covid » ?

Notre nouvelle offre a démarré à partir du mois de juillet 2021. Nous n’avons malheureusement pas pu reprendre nos petits formats d’auparavant car cette pandémie a eu pour conséquence certaines restrictions en termes de distanciation, un maximum de six joueurs par table au poker, etc. C’est devenu très difficile de rentabiliser ces activités de poker avec aussi peu de joueurs à table, par exemple. Mais malgré tout cela, le point de départ a été en septembre, avec l’organisation du premier DSO depuis la fermeture. Les mois qui ont suivi ont proposé un format mensuel organisé avec notre partenaire de longue date, Apo et TexaPoker, sur les TexaSeries. Pour ce début d’année 2022, le DSO qui a eu lieu début mars a regroupé sur le Main Event près de 500 entrants, ce qui est un résultat très satisfaisant au vu de la concurrence. Sur l’ensemble des autres tournois, dont le High Roller, on a même battu des records. En avril vient donc notre tournoi phare de l’année, la quatrième édition des WSOP-C, qui auront lieu du 14 au 26 avril, juste avant l’EPT à Monte-Carlo.

Vous avez déjà accueilli les WSOPE il y a plusieurs années, et allez accueillir les WSOP-C au mois d’avril, quels sont les points forts et les tournois marquants de cette édition ?

C’est en effet la quatrième édition, et il y a deux points forts cette année. Le premier, c’est l’organisation du tournoi sur deux salles bien distinctes : le Salon Baccarat au sein du casino, et dans une très belle salle située à l’étage du Palais des Festivals. On aura donc à proposer près de cinquante tables de poker réparties sur ces deux salles, offrant une capacité d’accueil bien plus importante que les éditions précédentes. La deuxième nouveauté majeure, c’est la présence de douze bagues WSOP-C, dont une online sur le site de PMU Poker, qui propose également des qualifications et des packages très intéressants pour les joueurs. Chaque bague offrira également un ticket d’entrée sur un tournoi majeur à Las Vegas, au prizepool garanti d’un million de dollars. C’est très intéressant pour les joueurs… Nos douze jours de compétition incluent donc près d’une trentaine de tournois très variés, pour tous les budgets : le Main Event est à 1 500 €, le High Roller à 2 500 € mais une bague est également réservée pour un tournoi à 300 € ! Ce seront douze journées vraiment incroyables. L’originalité est également l’apparition d’un Mystery Bounty afin d’offrir encore plus de nouveauté à nos joueurs.

Quel public attendez-vous aux WSOP-C ?

Comme toujours, nous disposons d’un large public français qui vient de tout le pays, mais également beaucoup d’Européens, et la situation de ce tournoi placé avant l’EPT va générer beaucoup d’attrait pour amateurs et professionnels du monde entier. Nous attendons de gros fields sur nos tournois, et nous sommes prêts à les accueillir dans les meilleures conditions !

Quelle offre hôtelière a été mise en place pour les joueurs ?

On a repris la même offre que les éditions précédentes pour nos tournois : des tarifs très attractifs au sein de nos deux hôtels, dont le plus beau de toute la Croisette, le Majestic. En plus du Grey d’Albion, nous proposerons des offres avec des partenaires dans le secteur, et les tarifs offerts aux joueurs seront très négociés.

Comment avez-vous réussi à passer ces deux années d’incertitude due aux restrictions sanitaires ?

Ces restrictions ont touché l’ensemble de la profession, et nous nous attendions tous à quelque chose de catastrophique, mais à ma grande surprise, concernant le Casino Croisette, nous nous en sommes plutôt bien sortis dans cette situation terrible ! On a clôturé notre premier exercice 2021 en tant que leader de notre département, alors que nous étions souvent derrière le Ruhl. On a tiré notre épingle du jeu, malgré toutes les conséquences économiques liées à cette pandémie.

Quelle est la dynamique économique de votre établissement en 2022 ? Quels sont vos projets pour la reprise et l’année ?

La dynamique a commencé, au niveau du poker, avec le démarrage du nouveau format en mars, puis désormais avec les WSOP-C en avril. Très bientôt, aux alentours du mois de septembre, il y aura les FPO et j’espère que nous allons retrouver très rapidement une activité normale. La saison d’été s’annonce très bien sur Cannes, notamment avec le retour des grands salons et conventions. Cette semaine, 18 000 visiteurs sont par exemple venus pour un grand salon de l’immobilier, le Festival de Cannes revient en mai… je pense que 2022 pourrait être un très bon cru. En parallèle, on va remettre en marche le cash-game et retrouver une activité normale, ce qui est notre vœu le plus cher !

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[WSOP 2021 – jour 50] Adrian Mateos rafle le SHR ; Hellmuth runner-up du PLO 50k

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Durant toute la durée des WSOP 2021, Poker52 couvre les tournois grâce à son journaliste Fabien Richard, sur place durant toute la compétition. Résultats, rencontres, reportages à découvrir chaque jour sur notre site web & via notre newsletter gratuite (s’inscrire ici) ! Photos & breaking news en live sur notre feed Facebook également !

Les jours se suivent, et même en fin de WSOP, ils se ressemblent parfois un peu : depuis quand, en effet, n’avait-on pas vu Phil Hellmuth en finale d’un Event ? 48h à peine lors d’un tournoi Razz, et voilà qu’il revient lors d’une finale de très haute volée lors du PLO à 50 000$, qui fait partie des tournois très chers de ces fins de WSOP… Le trio final intégrait à la fois Hellmuth et son meilleur ennemi, Daniel Negreanu, sortie en troisième position au bout de plus de 3 heures en 3-handed, pour quelques coups sévèrement disputés. Et finalement, Hellmuth n’aura pas décroché encore un nouveau bracelet : il se contentera de la place de runner-up (qu’il connaît bien également) et de plus de 700 000$. En tout cas, le Poker Brat aura fait un WSOP 2021 proprement exceptionnel…

Côté milliardaire chez les millionaires, les WSOP proposaient également un Super High Roller à 250 000$, et celui qui aura écrasé la finale n’est autre qu’un certain Adrian Mateos, joueur pro de la Team Winamax, qui a volé sur ses adversaires pour remporter son quatrième bracelet plus de 3 200 000$ de gains supplémentaires ! On peut dire que Winamax qui a fait de Mateos sa figure de proue pour le marché hispanique depuis longtemps déjà a encore et toujours eu le nez creux concernant ses ambassadeurs…

Fabien Richard, « Au coeur de Vegas », pour Poker52.fr

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