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Portraits / Interviews

La fameuse paire d'As d'Estelle Denis au WSOP Main Event 2009

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Lors du Main Event des WSOP 2009, Estelle Denis a été victime d’un incident au cours duquel sa paire d’As servie a été brûlée alors qu’elle était à tapis. Cet épisode insolite reste toujours en mémoire, si bien qu’à chaque nouvel incident de jeu dans un tournoi, on peut toujours entendre des joueurs y faire référence. Et à chaque fois, tous racontent ce qu’ils auraient fait à sa place. Mais que pouvait-elle bien faire ?

Estelle Denis avait suivi son compagnon qui était invité au Main Event et s’était alors vu proposer d’y participer également. « C’était mon rêve d’aller à Las Vegas. Je me suis retrouvée dans une salle immense avec tous ces jetons, c’était incroyable. Je me suis alors dit qu’il fallait que je fasse de mon mieux pour arriver à passer cette première journée ».
Le début de tournoi est un rêve pour elle qui touche tous ses jeux. Un carré lui permet même de remporter son poids en dinde, genre de lot de consolation en cas de sortie précipitée offert par l’un des sponsors des WSOP. Elle se retrouve finalement chipleader des Français en cette fin de Jour 1. « Ca m’est arrivé une fois dans ma vie, heureusement que c’était pendant le WSOP Main Event et pas lors d’une partie entre amis. Je ne comprends alors pas trop ce qui m’arrive ».
Le Jour 2 est un peu plus difficile mais finalement franchit avec succès. Arrive ensuite le moment de la bulle, au Jour 3. « On m’avait prévenu que ce serait un moment incroyable avec le main par main et effectivement, je me suis mise à ne plus jouer du tout. J’attendais parce que je voulais vivre ce moment et surtout être payée. On m’avait conseillé d’amener quelque chose à lire pour tuer le temps et je me suis retrouvée à lire le guide Lonely Planet de Las Vegas au moins quatre fois : plus aucun hamburger n’avait de secret pour moi ! » Elle réussit enfin à rentrer dans l’argent et à laisser s’éliminer les frénétiques pousseurs de tapis d’après bulle.

La suite du tournoi a été une toute autre bataille pour Estelle qui commençait à être victime de la fatigue provoquée par une telle compétition.  « Au Jour 5, nous n’étions plus que 250 joueurs, la salle me semblait vide. Le fait de ne plus voir que des têtes connues et vues à la télé m’a beaucoup marqué. J’avais l’impression d’être devant l’émission de Bruel ! » Après avoir changé deux fois de table, elle rejoint celle de JC Tran. Elle est alors exténuée mais continue tout de même de grimper de paliers en paliers avec la 200ème place comme prochain objectif.


Estelle Denis Bad WSOP Ruling or Not – WorldPokerExpress.com
envoyé par elkywsop. – Plus de vidéos de sport professionnel et amateur.

Et c’est aux blinds 6k/12k que l’incident s’est produit. Elle découvre une paire d’As au Bouton alors que JC Tran vient d’ouvrir à 32k UTG. Estelle pousse alors ses 132k jetons restants mais le croupier ramasse ses cartes et les perd dans le muck. « Je suis tellement crevée que je n’ai plus la lucidité de stopper sa main qui me « vole » ma paire d’As. Un directeur de tournoi arrive, me demande mes cartes, les cherche dans le muck… et après délibération, me prend les 32.000 jetons correspondant à la mise de Tran, me rend les 110.000 jetons de ma relance et le coup s’arrête là ! »

Estelle sera finalement éliminée un peu plus tard, à la 203ème place sur 6494 inscrits au départ et pour un gain de 36.626$.
« Après coup, on m’avait dit que j’aurais dû mettre un jeton sur mes cartes mais c’était impossible puisque j’étais all-in. On m’avait alors parlé du card-guard mais combien de joueurs en ont vraiment ? On m’avait aussi dit que j’aurais dû continuer sans carte, à l’intox. Alors ok si Tran s’était couché ; mais s’il avait suivi, j’aurais été à tapis sans carte et j’aurais alors tout perdu !  On m’avait aussi dit que mes cartes avaient passé la ligne de bet mais il n’y avait pas de ligne de bet sur ces tables ».

Nous avons donc rencontré Nicolas Fraioli, l’incontournable directeur de tournois de l’Aviation Club de France. Après avoir visionné la vidéo de l’incident plusieurs fois, il nous livre son verdict. « Un tournoi de poker n’est pas du cash-game, c’est une compétition où le jeu et l’enjeu poussent les joueurs à la faute ». Et il apparaît qu’Estelle soit partie à la faute en première dans cette histoire. Effectivement, on peut s’apercevoir qu’elle a avancé tout son tapis alors que ce n’était pas encore à elle de parler. Le croupier, certainement aussi fatigué qu’elle commet à son tour une erreur en ramassant ses cartes, passant même son bras au-dessus de sa pile de jetons. A la décharge d’Estelle, Nicolas estime que c’est une grave erreur de ne pas avoir de betline sur ces tables et s’agissant surtout du tournoi le plus important de toute l’année mais ne pas protéger ses cartes est cependant bel et bien une faute. Lorsque le floor arrive, c’est à son tour de commettre une erreur : il n’aurait pas dû demander les cartes qu’elle avait en mains. « La règle est stricte : sa main est morte et il n’y a aucune discussion possible. Maintenant, la question est de savoir de combien de jetons doit-on pénaliser le joueur mis en cause » précise Nicolas. Il ajoute que si le tapis d’Estelle avait été inférieur au montant de la mise de Tran, elle aurait été éliminée sans avoir pu jouer ? Dans un tel tournoi, et même dans d’autres circonstances, Nicolas nous confie qu’il lui aurait juste prélevé le montant de la grosse blind.

Par Tommy Mandel, Poker52.

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Portraits / Interviews

Rencontre avec Julien Sitbon, Team Pro Winamax, au cœur du WiPT

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Au WiPT d’Aix-en-Provence, Julien Sitbon, pro du poker et leader du classement GPI France, livre ses conseils aux amateurs : comment rester solide, exploiter les erreurs des autres joueurs et aborder un Day 3 avec la bonne stratégie.

  • Salut Julien, comment se passe le festival pour toi ? Tu ne t’es pas qualifié pour le Main Event, mais j’ai vu que tu avais intégré le High Roller hier ?

Super ! Je suis arrivé mercredi matin, j’ai commencé par un paddle, et j’ai enchaîné avec le Battle Royale où j’ai terminé 5e, donc ça a été un bon début de festival. Ensuite, j’ai joué le Main Event le lendemain, mais je n’ai pas eu la chance de me qualifier. Hier, je me suis inscrit sur le High Roller, et aujourd’hui, à partir de 12h30, j’ai le Day 2 de ce même tournoi à jouer ! J’ai 1 million de jetons, sur un average à 450.000, donc c’est plutôt pas mal.

Hier, j’étais à la table d’Alexandre Reard et de Malcom, donc l’ambiance était conviviale, c’était cool !

  • Le WiPT est connu comme étant un tournoi mélangeant Pros et Amateurs. Est-ce que tu ressens une différence de niveau entre aujourd’hui et il y a 5 ans ?

Question intéressante ! Oui, il y a quand même une petite progression à ce niveau-là, surtout avec tous les contenus disponibles sur internet, les solvers  etc… Maintenant, même les amateurs commencent à regarder pas mal de vidéos et à progresser. Ils s’améliorent surtout dans leur agressivité, dans le fait de relancer plus préflop, d’avoir plus de mains en bluff. Personnellement, je trouve que le niveau n’a pas augmenté considérablement, mais il a augmenté quand même !

Il y a plus de réflexion, plus de compréhension du jeu, ça se sent aux tables. Il y a beaucoup de contenus gratuits aujourd’hui. Même nous, chez Winamax, on fait beaucoup de Masterclass, on fait des choses qui permettent d’avoir une base plus solide, surtout pour ce type d’événement.

  • Quel conseil donnerais-tu à un amateur qui se serait qualifié pour le Day 3 ? Y a-t-il une différence d’approche à avoir entre les Days 1 et 2, et le Day 3 ?

J’ai des différences d’approche, mais ce que je donnerais principalement comme conseil, ce serait de ne pas visualiser ça comme un Day 3 ! Il ne faut pas trop se mettre de pression, et surtout, jouer son jeu, et ne surtout pas essayer de changer sa façon de jouer. Bien évidemment, sur un Day 3 il y a déjà une notion d’ICM, dans le sens où on se rapproche des grosses sommes d’argent. Mais il ne faut surtout pas essayer des choses que l’on ne sait pas faire.

Quand on ne connaît pas les tenants et aboutissants d’un move, il vaut mieux ne pas le faire, et encore une fois, se cantonner à ce que l’on sait faire ! Il faut prendre son temps, prendre du plaisir et ne pas s’éparpiller. Restez solide !

En plus, si tu fais quelque chose et que tu dévies de ce que tu sais faire, et que tu bust, tu vas le regretter… alors si tu joues normalement et que tu perds, tu auras beaucoup moins de regret.

  • Tu as dû jouer pas mal de joueurs amateurs depuis ton arrivée En tant que pro, comment tu t’adaptes à ce field, qui n’est sûrement pas le même que ceux que tu as l’habitude de jouer ?

Sur les tournois que je joue, ce n’est pas le même type d’amateur. Ce sont des amateurs réguliers qui font toujours les tournois à 500 € et à 1000 €, et qui sont des gens qui ont un peu d’argent, qui ont un travail à côté… Donc ils sont ce que j’appelle des amateurs réguliers.

Pour revenir à ta question, les gens ont deux approches avec nous. Hier, j’ai discuté un peu avec Romain et il m’a dit qu’il avait passé sa journée à se faire bluffer, dans des spots improbables ! En gros, soit ils veulent nous bluffer à tout prix, soit ils ne veulent pas du tout nous jouer car ils ont en quelque sorte « peur » de nous affronter. Il faut donc s’adapter et bien cerner les profils que tu as en face de toi.

Il y a aussi un truc, c’est ce que j’appelle « les fils qui se touchent ». Desfois, tu as des joueurs de poker qui sont très très sérieux, et d’un seul coup, ils craquent complètement ! Soit parce qu’ils ne sont pas habitués à la pression, ou qu’ils se retrouvent dans un spot qu’ils ne comprennent pas, donc ils envoient tout un peu n’importe comment… Donc voilà comment on s’adapte, il faut savoir repérer ces choses-là, et savoir les exploiter.

Moi je joue beaucoup plus les joueurs que les cartes quand je joue un tournoi comme le Main du WiPT, car en observant, je vais récupérer vraiment beaucoup d’informations sur la façon de jouer des joueurs.

  • Sur ce type de tournoi (le Main), quelles sont les erreurs que tu vois encore souvent chez les amateurs ?

Alors, je trouve qu’il y a encore pas mal de grosses erreurs, mais globalement il y en a beaucoup moins. Par exemple, on voit de moins en moins de limp préflop ! Sur le festival, je n’en ai presque pas vu, ce qui est assez incroyable.

Mais c’est comme on disait tout à l’heure, on fait énormément de vidéos sur Winamax, qui font beaucoup, beaucoup de vues, et dans ces vidéos, le sujet du limp était beaucoup abordé, donc à force, c’est rentré dans la tête des gens ! Ce qui ne m’arrange pas, parce que moi j’aime bien (rires). Je vais dire à Winamax de bloquer l’accès aux vidéos !

Aussi, c’est parfois difficile de se rendre compte des erreurs récurrentes sans voir de showdowns, mais parfois, quand j’en vois, je me rends compte que la sélection des mains, ce n’est pas toujours ça non plus…

  • Tu es premier au classement GPI France, donc maintenant, quel est ton objectif pour 2026 au poker ? C’est quoi le programme en poker live pour les mois à venir ?

Déjà, l’objectif serait de rester 1er du classement GPI France ! C’est un classement qui est très fluctuant, dans le sens où il dépend des performances que l’on fait sur trois ans, et à chaque fois,

ça reprend les trois meilleures performances, et ce, tous les 6 mois. En gros, ça évolue, et si l’un de mes concurrents fait d’énormes performances, il risque de repasser très vite devant. Ça fait donc partie de mes objectifs de garder ma place !

Aussi, j’ai comme objectif de très bien me préparer pour les WSOP, qui sont une série de tournois que j’aime beaucoup. En plus, j’ai un gros programme pour cette année ! Je veux donc être au top pour aborder les WSOP. Je vais jouer aussi le leaderboard, car maintenant, il y a un intérêt financier. Ça permet aussi de lisser la variance sur l’ensemble des trois festivals, que sont Pragues, Vegas, et les Bahamas.

En attendant, on va déjà essayer d’aller performer sur le High Roller de cet après-midi !

 

 

Crédit photo : Winamax / Caroline Darcourt 

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Portraits / Interviews

Vincent Reynaert lance le média « Les Enjeux »

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Vincent Reynaert, ancien de PMU Poker et du Groupe Barrière, vient de lancer un média pas comme les autres : Les Enjeux, une plateforme qui analyse un monde du gaming en pleine mutation. Rencontre.

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours dans le monde du gaming ?

J’ai découvert l’univers du jeu en 2010, à un moment clé : celui de l’ouverture du marché français. À l’époque, tout était à construire. C’est dans ce contexte que j’ai rejoint Everest Poker, pour développer les partenariats sur un marché qui s’inventait chaque jour. C’était une période excitante, un peu folle aussi, avec beaucoup d’expérimentations et une vraie effervescence autour du poker en ligne.

Un peu moins de 2 ans plus tard, j’ai rejoint le PMU. 8 années passionnantes pendant lesquelles j’ai eu la chance de travailler sur le développement du poker dans une entreprise dont ce n’est pas le coeur de métier. C’est à ce moment-là qu’est né le France Poker Open (FPO), un circuit que nous avons créé avec l’ambition de surfer sur l’ADN poker live, la marque de fabrique de PMU Poker.

En 2020, j’ai intégré le groupe Barrière pour piloter le développement de leur offre digitale. L’objectif : préparer le futur des casinos physiques dans un monde de plus en plus connecté. Et juste avant de lancer Les-Enjeux.com, j’ai occupé le poste de directeur marketing et communication chez Texapoker, une aventure courte mais intense, au cœur de la plus belle scène du poker live. Ces expériences m’ont donné une vision globale du secteur, à la fois côté opérateurs, événementiel et communication et surtout une conviction : celle que l’industrie du jeu a besoin d’être mieux racontée.

Quelle est la volonté derrière “Les Enjeux” ?

Le jeu est un secteur fascinant, en pleine mutation. On assiste à une recomposition de fond : des acteurs comme Winamax ou Betclic ont complètement bouleversé les codes, les casinos physiques amorcent une transition vers le digital, la filière hippique doit se réinventer pour séduire une nouvelle génération de joueurs, et la régulation évolue vers plus d’ouverture, notamment avec la possible arrivée des casinos en ligne, le jeu est de moins en moins un tabou.

Bref, c’est un moment charnière. Et pourtant, il n’existait pas de média francophone pour documenter ces transformations. Les informations circulent, mais souvent de façon éclatée, entre des communiqués institutionnels, des sites d’actualité très spécialisés ou des analyses en anglais.

Avec Les Enjeux, on veut justement combler ce vide. Notre ambition est de devenir un point de convergence : un lieu où les différents acteurs, opérateurs, fournisseurs, régulateurs, start-up, juristes, etc. peuvent se retrouver, échanger, comprendre les grandes tendances, et surtout prendre du recul sur leurs métiers.

C’est aussi un média qui parle à tous les passionnés de jeux, pas seulement aux professionnels. On veut raconter les succès, les innovations, les débats, mais aussi les enjeux humains, économiques et sociétaux derrière cette industrie souvent caricaturée.

Que va apporter une telle publication en ligne, et quelle équipe va y travailler ?

Aujourd’hui, dans le monde francophone, il n’y a pas de média de référence capable de couvrir l’ensemble de l’écosystème du jeu, comme le font des titres anglo-saxons tels que iGaming Business ou EGR.
Nous, on veut occuper cette place.

Notre couverture sera large : la France, bien sûr, mais aussi la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, et une partie de l’Afrique francophone, notamment le Maroc, où l’activité casino et hippique est très dynamique. L’idée, c’est de créer un réseau francophone du jeu.

Mais au-delà de l’actu, Les Enjeux veut surtout changer la perception du secteur. Trop souvent, le jeu est résumé à ses excès ou à ses risques, alors qu’il s’agit d’un univers d’innovation, de savoir-faire et d’excellence française. Des milliers de personnes y travaillent, des start-ups y inventent la tech de demain, des groupes investissent dans la RSE, la data, la sécurité ou la formation.

Pour construire ce regard global, je m’entoure d’experts : des avocats fiscalistes, des consultants spécialisés, des technophiles, des pros du casino, du poker ou du pari hippique. Ce sont eux qui apporteront la rigueur, la crédibilité et la diversité de points de vue.

Et enfin, un point qui me tient à cœur : Les Enjeux veut aussi inspirer. En mettant en lumière les réussites, on espère attirer de nouveaux talents, de nouvelles idées et de nouvelles énergies vers le secteur.

Quelle est votre vision du jeu à 1, 5 ou 10 ans en France et en Europe ?

La France, c’est un marché paradoxal : très encadré, parfois rigide, mais incroyablement riche. On compte plus de 200 casinos, soit le maillage le plus dense d’Europe. On a deux opérateurs historiques, la FDJ et le PMU, qui ont su se réinventer pour devenir de véritables acteurs digitaux et européens. D’ailleurs, la FDJ vient de franchir un cap avec le rachat de Kindred Group, propriétaire d’Unibet : un signal fort de l’ambition française.

Dans les cinq prochaines années, on va assister à une recomposition majeure du paysage du jeu en ligne. L’ouverture du marché des casinos en ligne est, à mon sens, inévitable. La vraie question, ce sera : sur quel modèle ? Et avec quelles garanties de protection et de responsabilité ?
Plusieurs visions vont s’affronter : celle des opérateurs terrestres, celle des acteurs déjà en ligne, celle du régulateur, du politique et des moralisateurs… Ce sera un moment clé, comparable à ce qu’a été l’ouverture du marché des paris en 2010.

Sur le long terme, je crois que le secteur va continuer à se professionnaliser et à s’ouvrir. On va vers un écosystème plus mature, plus connecté à la tech, à la data et à l’expérience client. Et je pense aussi qu’on va assister à une forme de réconciliation entre le jeu et la société. Parce que le jeu, au fond, c’est aussi du divertissement, de la culture, et parfois même du patrimoine.

Et nous, chez Les Enjeux, notre rôle, c’est de raconter cette évolution, d’en décrypter les ressorts et d’en faire un sujet de société à part entière.

(crédit photo : Audran Sarzier)

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Portraits / Interviews

Rencontre : Fivebet, poker et vision d’avenir avec Thomas Gimie

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Alors que le poker live connaît un nouvel essor en France, certains acteurs se démarquent par leur énergie et leur volonté de dynamiser le milieu. C’est le cas de Fivebet, une jeune structure qui s’impose peu à peu comme un nom à suivre dans l’univers du poker live. À sa tête, Thomas Gimie et benjamin Camps, passionnés de la première heure, entendent proposer une expérience différente : plus humaine, plus structurée, et résolument tournée vers les joueurs.

  • Pouvez-vous présenter votre société et vos activités, ainsi que votre parcours dans le poker ?

Avec benjamin, mon associé et co-fondateur, on s’est rencontrés il y a plus de 15 ans, et on a eu une carrière qui nous a fait beaucoup travailler ensemble, même si on était dans des endroits différents. On travaillait dans les tournois, partout dans le monde, et un peu à tous les postes.

Benjamin a pris des postes à plein temps, et moi, j’ai toujours été très indépendant en étant sur des tournois dans un cadre plutôt événementiel ! J’ai finalement dirigé beaucoup de tournois avant de monter Fivebet avec Benjamin.

  • Comment interagissez-vous avec vos équipes, celle du casino et celles de Winamax ?

C’est une bonne question ! Mon rôle ici est d’être l’intermédiaire entre tout le monde. Légalement, l’organisateur, c’est le casino. Winamax est le sponsor propriétaire de la marque avec son cahier des charges et ses process, tandis que moi, je suis là pour que tout le monde puisse marcher main dans la main, et réaliser l’objectif qu’on a tous, c’est-à-dire régaler les joueurs et créer des événements qui fassent date !

Moi, j’amène tous les extras poker. Christophe (le responsable du casino) de son côté a aussi d’autres extras comme la sécurité, les barmans… Au niveau des employés de jeu, on a 250 personnes supplémentaires que je manage pour le compte de Christophe, en vue d’assurer l’événement de Winamax.

  • Quels autres grands évènements organisez-vous dans l’année ?

Ici, on a au moins deux rendez-vous importants par an, qui sont les Swiss Poker Series mais aussi les Kill Tilt Poker Series. Ce sont des festivals qui fonctionnent vraiment bien.

Aussi, il y a une stratégie d’événements qui se veulent très gros et très ambitieux, mais il y a aussi des ambitions plus humbles qui sont d’aller combler des territoires qui sont en manque de poker. C’est ce qu’on essaye aussi de faire avec d’autres marques dans d’autres endroits de France où il y a une demande, mais très peu d’offres.

  • Avec la prééminence de Texapoker dans le live, comment avez-vous trouvé votre place et qu’apportez-vous comme savoir-faire ?

Le but était de développer une nouvelle part de marché, plutôt que d’essayer d’en grignoter à TexaPoker, et je crois que c’est ce qu’on a fait ! Soit on est allé faire du poker d’une autre manière dans des établissements qui en proposaient déjà, soit on est allé en faire dans des casinos qui n’en faisaient tout simplement pas. Tu vois par exemple, on ne travaille pas sur des casinos qui travaillaient avec TexaPoker avant qu’on arrive, ce qui fait que la concurrence est bénéfique pour le marché puisqu’on fait grossir le gâteau ! C’est notre approche des choses…

Nous ne sommes pas sur la multiplication du volume, et nous n’avons pas non plus pour objectif de décliner des produits qui sont les mêmes partout. Comme on est une jeune entreprise, on essaye de valoriser notre flexibilité et de développer des produits sur mesure en fonction d’un site. Le but est de mettre un peu d’âme dans tout ça !

 

 

 

Crédit photo : Caroline Darcourt 

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