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Les chroniques des WSOP 2010 par Jérôme Schmidt – 13/16

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23 juin 2010


Au bout de quelques quarante tournois, la lassitude se fait ressentir dans les couloirs du Convention Center du Rio. Les finales se suivent dans, parfois, la plus grande indifférence, et le double sacre de l’année de Frank Kassela hier soir, avec son deuxième bracelet lors du tournoi de Razz, n’a pas remué les foules. Pourtant, l’achèvement est rare, mais Kassela ne fait pas partie des stars médiatiques du poker et à part ses proches, il n’y avait que de très rares supporters lors de cette table finale d’une variante peu connue et peu télégénique.

Alors que le tournoi HORSE à 10 000$ se préparait, l’hymne américain a retenti pour Phil Ivey, accueilli par un Jack Binion tout sourire. Ce descendant de Benny Binion, fondateur du Horseshoe et des World Series Of Poker, est toujours aussi influent dans l’industrie du jeu. Consultant haut de gamme pour le groupe de casinos de Steve Wynn, il est encore très actif au sein du groupe Harrahs, à qui il a cédé les droits d’exploitation des World Series.

Dans la Pavillion Room, malgré son allure dégingandée débonnaire, tout le monde s’écarte sur le chemin de “Jack”. Il connaît tout le monde, du croupier au high-roller, mais s’attarde plus particulièrement du côté des old-timers, Doyle Brunson en tête. Ces deux-là sont amis pour la vie, et ont modelé le poker contemporain (création des satellites de qualifications, promotion du No Limit Hold’Em, etc.), envers et contre tous. Car Jack Binion n’a tout sauf que des amis.

Son père, Benny, a fondé sa richesse en totale illégalité, dans le Texas de la prohibition : alcool frelaté, tables de craps dans les arrières-salles et règlements de comptes expéditifs pour les mauvais payeurs. En fuite, il s’est réfugié dans le Nevada, avec la ferme intention d’échapper à la justice de son état de naissance et de faire fortune. “L’histoire des Binions, c’est l’histoire de l’Amérique, et surtout de Las Vegas”, me confie Nolan Dalla, directeur média des WSOP, au passage de Jack Binion. Il faut dire que Nolan sait de quoi il parle : cela fait plus de 4 ans qu’il travaille à un livre sur la dynastie Binion. Une dynastie presqu’aussi mouvementée que celle des Kennedy, entre meurtres parricides, accidents tragiques et grande théorie du complot. “C’est pire que les Kennedy, en fait, mais en version redneck,” conclut-il en riant.


A 17h, la salle s’emplit de tous les plus grands joueurs pour le HORSE Championship à 10 000$. Ce descendant direct du grand HORSE à 50 000$ attire le who’s who du poker international, de Huck Seed à Freddy Deeb, en passant par Tom Dwan, David Benyamine, Bruno Fitoussi, Fabrice Soulier, Jeff Lisandro, Doyle Brunson, etc.

La structure est belle, mais les tapis s’envolent parfois vite. Pourtant, le tournoi dure trois jours, et même les plus petits tapis ont une chance de pouvoir survivre à un Day 2 mal entamé en jetons. Très tôt, parmi les victimes du Day 1, on retrouve Dwan, Benyamine ou Fabrice Soulier. Il n’est pas encore minuit, mais la nuit n’est pas prête d’être finie…

Plus au nord à Las Vegas, loin des high-rollers ou des concours de Slot Machines (organisés en véritables tournois pros pour tour-operators du 3ème âge) du Rio, les “Gambling Joints” s’animent. Les ouvriers chicanos ou les retraités vivant dans les trailer-parks avoisinant se retrouvent autour d’une Bud à 1$, d’un Steak 16oz à 4.99$ ou d’une machine de vidéo-poker cappée à 1cent la mise.

L’ambiance est celle d’un Social Club : musique latino à fond, ventilateurs en guise de climatisation et absence totale de jeux de tables. Ici, les “quarters”, les pièces de 25 cents ont un sens. Et on ne se gêne pas pour taper son voisin de quelques poignées trébuchantes pour retenter sa chance aux machines à sous. Au Silver Nuggets, la nuit aussi ne fait que commencer. Mais elle risque fort de s’achever, au soleil levant, par les sirènes déchirantes de la police de North Las Vegas, en patrouille constante sur Ogsten St. ou East Charleston.

Jérôme Schmidt


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[BPT Toulouse] Et à la fin, c'est Sofian qui gagne !

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Niveau 34 – 200k/400k ante 50k – 2 joueurs

Le heads-up aura finalement été assez rapide malgré un retour de suspens dans un match qu’on pensait à sens unique après le KO de Sofian dès le début de la finale.

Didier Logghe se sera bien battu mais s’incline au final avec Valet Sept contre la paire de Huit à l’issue d’un board : 6 7 K 2 4

Belle victoire pour Sofian, qui empoche un chèque de 35230€, tandis que Didier repart avec un gain de 23350€.

Place désormais au champagne et à la photo officielle pour célébrer le vainqueur du BPT Toulouse 2018.

Assis devant une tonne, Sofian remporte le trophée du BPT Toulouse 2018, en costaud !

 

Sofian Benaissa, vainqueur bien entouré !

 

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[BPT Toulouse] Heads-up de fête foraine

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 2 joueurs – Moyenne : 10425k

Le heads-up commence très fort par un double-up de Sofian, qui arrive à doubler avec As Six contre les Dames, une nouvelle fois, chez Didier. Le 6 au flop puis l’As turn et Didier doit se délester de 9025k, le montant du tapis adverse. Pour la plus grande joie du clan de Sofian, resté en nombre malgré l’heure tardive.

Puis Didier relance la machine et enchaîne deux double ups de suite pour revenir à niveau !

Ce heads-up commence très fort, en mode montagne russe.

Le champagne va réchauffer si les deux finalistes ne se décident pas !

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[BPT Toulouse] Soleau, 3ème, laisse place au duo final

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 3 joueurs – Moyenne 6950k

Enorme coup entre Didier Logghe et Ludovic Soleau, le premier allant sortir le second en deux coups de suite.

Le coup principal, celui qui déstacke Soleau et le laisse avec une toute petite blind, se déroule d’une façon bien étrange. Fatigue ou méconnaissance des règles, Didier de petite blind, annonce “relance” en poussant la mise initiale qu’avait posé Ludovic au bouton, soit un min-raise. Sofian en BB s’échappe du coup et après intervention rapide et efficace du floor, on n’autorise à Didier qu’une min relance, ce que s’empresse de compléter Ludovic.

Flop QJ4. All-in de Ludovic et insta call de Logghe, avec QQ pour brelan max floppé. Ludovic retourne les As, meurtris, et rien ne vient l’aider. Après avoir payé les 4420k du tapis adverse, il ne lui reste que 450k, soit à peine une BB, qu’il perdra le coup suivant contre le même adversaire.

Ludovic Soleau sort donc à la troisième place, pour un joli gain de 15720€ !

Place au heads-up final.

 

Soleau à gauche, sorti par Logghe au centre

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