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Les chroniques des WSOP 2010 par Jérôme Schmidt – 14/16

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24 juin 2010


Une fois l’excitation du lancement des World Series passée, les journées sont parfois longues et monotones dans le Convention Center du Casino Rio : couloirs peu fréquentés, accumulation de tournois assez peu glamours (un low buy-in à 1 000 / 1 500$ ; une variante passée de mode un peu plus chère ; une finale désertée de toute tête de série). La lassitude, aussi, s’installe : comment encore s’étonner d’un énième bad-beat, d’un call avec hauteur As à la river ou d’un multi-way pot qui envoie le short-stack en haut du classement ? Dans le Mixed Hold’Em, début à midi, plus de 80% du field a sauté en une seule petite journée, emmenant dans le lot des éliminés toutes les stars (ou presque) : Tom Dwan, David Benyamine, Huck Seed, etc. Seul Eli Elezra reviendra en Day 2 avec un gros tapis lui donnant le goût de la victoire.

C’est l’inexorable asséchement des “coverages” live qui se fait ressentir. L’équipe officielle des WSOP a beau compter plus d’une vingtaine de “chipcounters” et autres stagiaires bons marché, elle a du mal à trouver encore l’enthousiasme nécessaire pour ce qui ressemble souvent à un éternel recommencement du même. Les coups d’éclats sont rares et, aux rares moments où une idole du public semble se relever et être en passe de décrocher un bracelet, un anonyme lui passe devant, signant le plus beau jour de sa carrière de joueur dans une salle désertée de tous.

Hier, l’espoir du jour se nommait Phil Hellmuth. L’Américain aux 11 bracelets remportés en No Limit Hold’Em s’était retrouvé presque par hasard dans une finale d’Omaha-8, une variante qu’il pratique peu. Hellmuth a beau être un des joueurs les plus populaires aux Etats-Unis grâce à sa réussite incroyable en tournois (les nombreux professionnels s’accordent à dire qu’il ne vaut pas grand chose en cash-game), il incarne dans l’imaginaire populaire le “Brat” (son surnom), le type geignard qui se plaint à chaque défaite ou qui pérore comme un coq au moindre call autoproclamé “génial”.

Hellmuth est “né” médiatiquement avec le poker télévisé. Une nouvelle discipline, à la croisée du sport et du show, qui avait besoin de personnages. La trilogie classique du Bon, de la Brute et du Truand, en quelques sortes ; une actualisation du clivage des années 1970s entre les Texans et le reste du monde.

Devant les caméras télévisées des nombreuses parties de cash-game organisées par les chaînes (High Stakes Poker, pour le meilleur ; Poker After Dark ou The Big Game pour les plus factices), Daniel Negreanu endosse le rôle du bon, raillant sans cesse Hellmuth, le méchant, sous les yeux des Brutes —Ivey, Dwan, Antonius, etc. Le poker s’est transmué dans un monde de catch, ritualisé, cadré et bourré de référents, l’important étant que le public ne soit pas décontenancé. Parfois, même, dans quelques uns de ces freerolls, les coups portés ne font guère mal (à la bankroll).


Hier, Hellmuth était donc en lice pour un douzième bracelet. De quoi clamer haut et fort qu’il est “le meilleur joueur de tournoi au monde”. Ce qu’il a été, il y a 3 ans, pendant quelques mois seulement. Je me souviens du duel final contre Jeff Cabanillas, en 2006, lors d’un 5 000$ qui avait vu l’arrivée en table finale de Marcel Lüske, Isabelle Mercier et Vinny Vinh —joueur connu pour ses absences répétés aux Day 3 de tournois, pourchassé par l’addiction et les dettes.

Le jeune vainqueur, soutenu tout du long par une poignée de supporters chicanos, avait vaincu sous les hourras de la foule Hellmuth, stoïque et impassible. Le pro ravalait sa fierté à chaque coup perdu, concentré comme jamais pour décrocher un nouveau bracelet.

Quelques semaines plus tard, la scène s’était presque reproduite à l’identique, mais avec une issue différente. Dans un 1 000$, Hellmuth s’était retrouvé contre Juha Helppi, l’ancien croupier finlandais devenu high-roller de génie. Un duel technique, serré-agressif, tout en tension.

Mais Helppi n’avait aucune chance, et avait joué presque résigné face à la concentration incroyable du Brat, incapable de lâcher un coup, les jouant chacun comme si sa vie en dépendait. Renfermé dans sa pose habituelle, presque foetale, Hellmuth murmurait ses “checks” ou “raise”, tandis qu’Helppi réalisait petit à petit que l’Américain le lâcherait rien.

Lors de la main finale, Hellmuth n’a pas bougé. Un tapis au flop, payé par Helppi, qui n’avait que deux cartes pour le faire gagner. Hellmuth a gardé sa tête enfouie dans les mains. La salle était massée autour de la table, débordant les barrières de sécurité. Helppi, fourbu, tendait déjà la main du perdant à Hellmuth. Qui a attendu le turn, immobile. Puis la river. En une fraction de seconde, les bras au ciel, un cri incroyable est sorti de la bouche d’Hellmuth, sous les flash crépitants. Car, adulé ou détesté, Hellmuth est le Truand que toute l’Amérique veut voir perdre et gagner, souffrir et exulter. Hier, à sa deuxième table finale de l’année, Hellmuth est resté silencieux, avant de s’effacer en septième position.

Jérôme Schmidt


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[BPT Toulouse] Et à la fin, c'est Sofian qui gagne !

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Niveau 34 – 200k/400k ante 50k – 2 joueurs

Le heads-up aura finalement été assez rapide malgré un retour de suspens dans un match qu’on pensait à sens unique après le KO de Sofian dès le début de la finale.

Didier Logghe se sera bien battu mais s’incline au final avec Valet Sept contre la paire de Huit à l’issue d’un board : 6 7 K 2 4

Belle victoire pour Sofian, qui empoche un chèque de 35230€, tandis que Didier repart avec un gain de 23350€.

Place désormais au champagne et à la photo officielle pour célébrer le vainqueur du BPT Toulouse 2018.

Assis devant une tonne, Sofian remporte le trophée du BPT Toulouse 2018, en costaud !

 

Sofian Benaissa, vainqueur bien entouré !

 

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[BPT Toulouse] Heads-up de fête foraine

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 2 joueurs – Moyenne : 10425k

Le heads-up commence très fort par un double-up de Sofian, qui arrive à doubler avec As Six contre les Dames, une nouvelle fois, chez Didier. Le 6 au flop puis l’As turn et Didier doit se délester de 9025k, le montant du tapis adverse. Pour la plus grande joie du clan de Sofian, resté en nombre malgré l’heure tardive.

Puis Didier relance la machine et enchaîne deux double ups de suite pour revenir à niveau !

Ce heads-up commence très fort, en mode montagne russe.

Le champagne va réchauffer si les deux finalistes ne se décident pas !

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[BPT Toulouse] Soleau, 3ème, laisse place au duo final

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 3 joueurs – Moyenne 6950k

Enorme coup entre Didier Logghe et Ludovic Soleau, le premier allant sortir le second en deux coups de suite.

Le coup principal, celui qui déstacke Soleau et le laisse avec une toute petite blind, se déroule d’une façon bien étrange. Fatigue ou méconnaissance des règles, Didier de petite blind, annonce “relance” en poussant la mise initiale qu’avait posé Ludovic au bouton, soit un min-raise. Sofian en BB s’échappe du coup et après intervention rapide et efficace du floor, on n’autorise à Didier qu’une min relance, ce que s’empresse de compléter Ludovic.

Flop QJ4. All-in de Ludovic et insta call de Logghe, avec QQ pour brelan max floppé. Ludovic retourne les As, meurtris, et rien ne vient l’aider. Après avoir payé les 4420k du tapis adverse, il ne lui reste que 450k, soit à peine une BB, qu’il perdra le coup suivant contre le même adversaire.

Ludovic Soleau sort donc à la troisième place, pour un joli gain de 15720€ !

Place au heads-up final.

 

Soleau à gauche, sorti par Logghe au centre

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