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Les chroniques des WSOP 2010 par Jérôme Schmidt – 15/16

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25 juin 2010


S’il est un joueur connu pour son sourire et son élégance dans le monde du poker, c’est bien Sammy Farha. Libanais d’origine, Farha a quitté son pays à la fin de l’adolescence, en pleine guerre civile. “A l’époque, je pensais que la guerre allait finir quelques mois plus tard,” me confie-t-il assis confortablement dans les sièges ouateux de l’Ivey’s Room, la salle high-limit du nouveau casino Aria, “mais en fait, j’ai du attendre dix ans avant de revenir.”

Sa passion des cartes, il la tire de cette époque : “A ton avis, qu’y avait-il à faire pendant les bombardements ? Jouer aux cartes ! Avec mon père, on passait notre temps à jouer au Hearts ou au Rami. Je me mettais derrière lui et je le coachais. J’ai toujours aimé ça, c’est de famille…” Le début d’une carrière qui n’allait s’actualiser que quelques années plus tard, à Houston, où une grande partie de sa famille était partie s’installer, comme une majeure partie de la diaspora libanaise (avec Montréal et l’Australie).

Sam Farha s’est présenté à la séance photo impeccablement mis, sourire étincelant, costume parfaitement coupé et affabilité jamais feinte. L’homme est avant tout un passionné de jeu, un joueur de poker et de casino qui n’a eu de cesse de fréquenter les plus grosses tables du monde.

“Je n’ai jamais joué au Liban, mais on m’a dit que le casino de là-bas commençait à avoir des tables incroyables, avec de vrais gamblers… Ca tombe bien, car j’aimerais m’installer en Europe, pour pouvoir retourner plus facilement dans mon pays.”


Pour le moment, Farha a installé ses quartiers généraux à l’Aria, le nouveau casino du groupe MGM, qui possède également le Bellagio. Si la Bobby’s Room du Bellagio est un temple quasi-inviolé (aucune photo n’y est jamais prise, et seuls les initiés qui savent montrer patte blanche peuvent entrer dans l’aquarium du Big Game, isolé de la poker-room par d’épaisses vitres), l’Ivey’s Room gérée par une ancienne équipe du Bellagio est toute autre : plus feutrée, lumineuse, spacieuse, elle ne contient qu’une seule table. Ici, tout est gratuit pour les joueurs, et les limites changent au gré des participants et de leurs envies et moyens du jour.

Au bout d’une heure d’interview, les premiers joueurs en mal d’action commencent à se masser à la porte. Un premier pousse la porte :

— Hé Sammy, on joue ?
— J’ai besoin de me changer, et puis, je n’ai jamais joué ici encore…
— On fait un Pot Limit Omaha en 100-200 ?
— Non, pas assez cher. Plutôt du Limit, 1 000 – 2 000…
— Pas possible Sam, j’ai plus de bankroll… J’ai que ça.
(Le joueur sort de sa poche une petite trousse en cuir noire, contenant une vingtaine de jetons au maximum)
— T’as 200 000$ ? Tu plaisantes, il va me falloir 2 ans à te prendre ça en Limit 1k/2K !
— Je peux pas Sammy, ça coûte cher la vie ici.
— Si je te bats, tu mets ta chambre sur mon compte…
— 300-600$, alors…
— Arrête, de toutes façons, tu gagnes toutes les mains. T’es une serrure mais tu touches toutes tes cartes. Tu triches ou quoi ?, continue Farha pour plaisanter.
— Jamais Sam ! Et puis, t’exagères, toi t’es riche, t’as eu un bracelet, moi je suis quasi-broke…
— Je peux te jurer que j’aimerais bien avoir ta bankroll, my friend…

Entre Dagostino, high-roller d’une room en ligne américaine bien connue. Il a aperçu Farha, il veut jouer, et cher si possible. Farha négocie, riant à gorge déployée des propositions des autres joueurs. Ce qui l’importe, finalement, c’est d’imposer les variantes et les limites. Ne pas jouer trop bas. Prendre le jeu où son edge est le plus fort. Connaître le frisson du jeu et le cliquetis des jetons. Vivre au rythme des upswings et des downswings les plus fous.

Jérôme Schmidt


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[BPT Toulouse] Et à la fin, c'est Sofian qui gagne !

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Niveau 34 – 200k/400k ante 50k – 2 joueurs

Le heads-up aura finalement été assez rapide malgré un retour de suspens dans un match qu’on pensait à sens unique après le KO de Sofian dès le début de la finale.

Didier Logghe se sera bien battu mais s’incline au final avec Valet Sept contre la paire de Huit à l’issue d’un board : 6 7 K 2 4

Belle victoire pour Sofian, qui empoche un chèque de 35230€, tandis que Didier repart avec un gain de 23350€.

Place désormais au champagne et à la photo officielle pour célébrer le vainqueur du BPT Toulouse 2018.

Assis devant une tonne, Sofian remporte le trophée du BPT Toulouse 2018, en costaud !

 

Sofian Benaissa, vainqueur bien entouré !

 

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[BPT Toulouse] Heads-up de fête foraine

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 2 joueurs – Moyenne : 10425k

Le heads-up commence très fort par un double-up de Sofian, qui arrive à doubler avec As Six contre les Dames, une nouvelle fois, chez Didier. Le 6 au flop puis l’As turn et Didier doit se délester de 9025k, le montant du tapis adverse. Pour la plus grande joie du clan de Sofian, resté en nombre malgré l’heure tardive.

Puis Didier relance la machine et enchaîne deux double ups de suite pour revenir à niveau !

Ce heads-up commence très fort, en mode montagne russe.

Le champagne va réchauffer si les deux finalistes ne se décident pas !

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[BPT Toulouse] Soleau, 3ème, laisse place au duo final

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Niveau 33 – 150k/300k ante 25k – 3 joueurs – Moyenne 6950k

Enorme coup entre Didier Logghe et Ludovic Soleau, le premier allant sortir le second en deux coups de suite.

Le coup principal, celui qui déstacke Soleau et le laisse avec une toute petite blind, se déroule d’une façon bien étrange. Fatigue ou méconnaissance des règles, Didier de petite blind, annonce “relance” en poussant la mise initiale qu’avait posé Ludovic au bouton, soit un min-raise. Sofian en BB s’échappe du coup et après intervention rapide et efficace du floor, on n’autorise à Didier qu’une min relance, ce que s’empresse de compléter Ludovic.

Flop QJ4. All-in de Ludovic et insta call de Logghe, avec QQ pour brelan max floppé. Ludovic retourne les As, meurtris, et rien ne vient l’aider. Après avoir payé les 4420k du tapis adverse, il ne lui reste que 450k, soit à peine une BB, qu’il perdra le coup suivant contre le même adversaire.

Ludovic Soleau sort donc à la troisième place, pour un joli gain de 15720€ !

Place au heads-up final.

 

Soleau à gauche, sorti par Logghe au centre

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